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Découvrez comment l'assurance emprunteur AERAS transforme l'accès au crédit pour les personnes présentant un risque aggravé de santé. Nombreux sont ceux qui ignorent encore les dispositifs concrets permettant d’emprunter dans des conditions adaptées à leur situation médicale. Plongez dans l’univers de la convention AERAS et révélez les véritables bénéfices offerts à ceux qui pensaient le financement inaccessible.
Origine et principes de la convention AERAS
La convention AERAS, acronyme de s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé, trouve son origine dans la volonté de permettre à toute personne ayant ou ayant eu un problème grave de santé d’accéder plus équitablement au crédit et à l’assurance. Avant son instauration, de nombreux emprunteurs se voyaient refuser l’assurance de prêt, condition pourtant indispensable à l’obtention d’un crédit immobilier ou professionnel, en raison de leur profil médical. La convention AERAS, fruit d’un travail collaboratif engagé dès les années 2000, marque un tournant en introduisant des mesures spécifiques pour que la santé ne soit plus systématiquement un frein à la réalisation de projets personnels ou professionnels.
Trois grands groupes d’acteurs se partagent la mise en œuvre de la convention : les compagnies d’assurances, les établissements bancaires et les associations représentant les patients ou les consommateurs. Chacun joue un rôle déterminant : les assureurs adaptent leur analyse du risque et mettent en place des mécanismes de mutualisation, tandis que les banques s’engagent à proposer systématiquement une solution d’assurance aux emprunteurs concernés. Les associations, quant à elles, veillent à la défense des droits des personnes à risque et participent aux échanges sur l’évolution des pratiques. Ce dialogue permanent favorise l’amélioration des conditions d’accès à l’assurance, en particulier pour ceux longtemps exclus du système traditionnel.
L’objectif central de la convention AERAS est de faciliter l’accès à l’assurance de prêt pour tous, en introduisant plusieurs niveaux d’examen du dossier d’emprunteur selon la gravité du risque de santé. Cette approche graduée permet d’étudier chaque situation de façon personnalisée, en s’appuyant sur des critères médicaux clarifiés et régulièrement mis à jour. La convention exige également une transparence renforcée sur les raisons d’acceptation ou de refus, et engage les acteurs à communiquer de manière claire avec les demandeurs. Grâce à ces principes, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour les personnes concernées, qui peuvent ainsi envisager une acquisition immobilière ou un projet professionnel avec davantage de sérénité et de justice.
Les trois niveaux d’examen du dossier
Le parcours d’évaluation du dossier d’assurance emprunteur AERAS se distingue par une organisation en trois niveaux successifs, conçue pour offrir à chacun une réponse adaptée à sa situation médicale. Lors du premier niveau, le service médical de l’assureur étudie le dossier à partir du questionnaire de santé et des éventuels examens complémentaires, tout en préservant rigoureusement la confidentialité des informations. Pour de nombreux cas, cette première analyse suffit à proposer un contrat standard ou avec conditions modérées, sans discrimination liée à la pathologie. En cas de dossier jugé complexe, le dossier est transmis au second niveau, où un pool de réassureurs spécialisés intervient ; cette instance collective évalue le risque avec une expertise renforcée, permettant parfois d’élargir l’accès à l’assurance à des profils plus fragiles, tout en maintenant l’équité entre assurés.
Si aucune solution n’a pu être trouvée après ces deux étapes, le dossier accède au troisième niveau, confié au Comité des Assurances, une entité indépendante chargée d’examiner les cas les plus délicats afin de proposer des garanties personnalisées. Cette gradation entre les niveaux garantit une analyse approfondie et progressive, limitant les exclusions tout en adaptant les garanties au profil médical du demandeur. Ce dispositif favorise des solutions sur mesure, souvent accompagnées de surprenantes options de modulation des garanties ou de surprimes limitées lorsque le risque est maîtrisé. S’appuyer sur l’expertise d’une société telle que Corefi, réputée pour son accompagnement en tant que courtier en assurances, permet d’optimiser ce parcours et d’identifier les meilleures alternatives possibles selon chaque situation.
Le droit à l’oubli et ses implications
Le droit à l’oubli, introduit par la convention AERAS, représente une évolution majeure pour l’accès à l’assurance emprunteur des personnes ayant traversé une maladie grave. Ce dispositif offre à certains anciens malades la possibilité de souscrire une assurance sans avoir à mentionner leur antécédent médical, à condition qu’un délai déterminé soit respecté depuis la fin du protocole thérapeutique. Parmi les pathologies concernées figurent certains cancers, l’hépatite C et d’autres affections listées officiellement. Par exemple, pour la plupart des cancers diagnostiqués après l’âge de 21 ans, l’absence de rechute pendant dix ans après la fin du traitement permet de bénéficier du droit à l’oubli ; ce délai est ramené à cinq ans pour les personnes dont la maladie a été diagnostiquée avant 21 ans ou dans le cas de pathologies spécifiques. Les critères incluent donc la nature de la pathologie, l’âge au moment du diagnostic et la durée écoulée sans rechute ni traitement.
L’impact de ce mécanisme sur l’accès au crédit est significatif : il supprime la nécessité de déclarer un ancien problème de santé, ce qui empêche l’application de surprimes ou d’exclusions de garantie habituellement imposées aux personnes à risque. Cette avancée favorise la réinsertion bancaire et sociale de ceux qui, jadis exclus du financement par crainte de surcoûts prohibitifs, peuvent désormais envisager un projet immobilier ou professionnel en toute sérénité. En rendant l’assurance emprunteur plus équitable, la convention AERAS réduit les inégalités et encourage les établissements assureurs à adapter leurs pratiques. Ce faisant, elle contribue à une meilleure protection des droits des usagers, tout en sensibilisant le public aux évolutions réglementaires en matière d’assurance et de santé.
La prise en charge de la surprime et la limitation des exclusions
La convention AERAS propose un mécanisme de prise en charge partielle de la surprime d’assurance pour les personnes dont les revenus ne dépassent pas certains plafonds. Cette surprime, qui peut freiner l’accès à l’assurance pour les emprunteurs présentant un risque aggravé de santé, fait souvent l’objet d’une participation financière, afin de ne pas pénaliser les foyers les plus modestes. Les plafonds de ressources sont définis en fonction du revenu fiscal de référence, avec des seuils adaptés à la composition du foyer, ce qui permet d’ajuster l’aide aux situations individuelles.
Pour bénéficier de cette prise en charge, il convient d’adresser une demande auprès de la compagnie d’assurance lors de la souscription du contrat. Le dossier doit comporter des justificatifs actualisés relatifs aux revenus et à la situation familiale. La demande est ensuite étudiée par l’assureur, qui vérifie l’éligibilité selon les critères de la convention. Ce dispositif vise à rendre l’assurance emprunteur plus équitable, en limitant l’impact financier d’une surprime pour des personnes déjà fragilisées par la maladie ou le handicap.
La question des exclusions de garanties préoccupe également les assureurs et les associations de patients. Traditionnellement, ces exclusions écartent la prise en charge de certains risques liés à la pathologie de l’emprunteur. Or, la convention AERAS encourage les compagnies à limiter ces exclusions autant que possible, afin d’offrir une couverture plus complète. Par exemple, dans le cas de maladies chroniques stabilisées, des garanties peuvent être accordées sans exclusion, sous réserve d’une évaluation médicale actualisée.
Pour parvenir à un meilleur équilibre, des négociations régulières entre représentants d’assureurs, associations et pouvoirs publics ont permis d’améliorer l’accès à la couverture. Certaines pathologies autrefois systématiquement exclues font aujourd’hui l’objet d’une analyse approfondie, prenant en compte les progrès thérapeutiques et le recul médical. Le but est que chaque demandeur puisse accéder à une assurance adaptée, sans être systématiquement confronté à des refus ou à des restrictions majeures, tout en préservant un niveau de sécurité financière pour l’assureur et l’emprunteur.
L’accompagnement et l’information des emprunteurs
Dans le cadre de la convention AERAS, plusieurs dispositifs visent à soutenir les personnes présentant un risque aggravé de santé lors de leur demande de crédit. Des brochures explicatives, des sites officiels et des guides interactifs permettent de mieux comprendre les démarches à suivre et les droits associés. Les établissements bancaires disposent également de conseillers formés, capables d’apporter des réponses précises sur le fonctionnement de l’assurance emprunteur et les étapes du parcours AERAS. Ce réseau d’accompagnement favorise un accès facilité à l’information, tout en évitant la complexité administrative souvent redoutée par les emprunteurs.
Un médiateur indépendant intervient lorsqu’un désaccord survient entre l’emprunteur et l’assureur, jouant un rôle de facilitateur pour trouver une solution équitable. Par ailleurs, des points de contact spécialisés, au sein d’associations ou d’organismes dédiés, proposent des conseils personnalisés et un suivi tout au long du processus. Cette pédagogie active s’adapte au profil de chaque client ; par exemple, une personne ayant surmonté une maladie grave bénéficie d’explications sur la notion de droit à l’oubli ou sur la confidentialité de ses données médicales. L’ensemble de ces mesures contribue à restaurer la confiance et à garantir à chacun la possibilité d’obtenir un crédit en dépit de difficultés de santé.
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