Posté le: Dim Mai 11, 2008 10:23 am Sujet du message:
Lola- a écrit:
micro53 a écrit:
Gardez les mains sur vos hanches
Et la rapière au fourreau
Car je hais les armes blanches
Et ne suis pas un héros
A une cadence en sept temps, je préfere une ballade en six.
Gardez les mains aux hanches,
Rapière au fourreau.
Je hais les armes blanches
Et ne suis pas héros.
Micro, tout bien portant est un anti-héro qui s'ignore.
Je n'ai pas de rime ad-hoc, si ce n'est celle de Knock.
"Rapière au fourreau" risque de ne fait qu'un pentasyllabe si l'on ne fait pas la diérèse sur "rapi-ière".
Mais bien joué quand même.
Posté le: Dim Mai 11, 2008 10:40 am Sujet du message:
Lola- a écrit:
Bonjour, il y a des arguments plus que convaincants, celui de Prosodie par exemple, avec lesquels, pourtant, je suis tout à fait en désaccord.
Il s’agit de pointer, ici, et selon elle, l’influence de la morale. Or il me semble que la haine ne soit pas à situer du côté de la morale qui serait extérieure au sujet, mais bien plus du côté de la subjectivité.
Ainsi j’invoquerais, dans ce tournant de votre débat, parfois houleux (et pour cause), quelques auteurs qui ont fondé ma réflexion, laquelle se base sur Saint augustin (les formes de jugement), notamment, Hegel (la dialectique du maitre et de l'esclave), puis Freud.
J'essayerais d'être brève.
Au fondement de tout processus psychique humain, une opération d’affirmation, qui procède d’une destruction. Celle-ci est toujours corrélative de l’unification, néantiser fonctionne au titre même du principe de plaisir (freudien).
L’Homme serait un être destructeur, dans des proportions dépassant largement l’animal, car pour exister dans le monde, pour ne pas être fondu dans l’existence du monde, la destruction est nécessaire.
C’est aussi ce qui fonde la négativité fondamentale de tout sujet. La négativité est au princeps même de tout fonctionnement. Pour décrire l’objet, on l’incorpore, on le détruit.
L’être est aux prises de deux forces, que Jean Hyppolite appelait le jugement d’existence et le jugement d’attribution…
-« Il y a …le monde », l’affirmation (que Freud appelle la Behajung, dire oui, puis unifier), qui correspond au quod. Ce jugement d’existence, cherche à unifier une réalité.
-Mais, dans un deuxième temps, se trouve dénié par le jugement d’attribution : le quid, qui permet de déplier un savoir. Il s’agit donc d’une opération de néantisation, de destruction…(ce que Freud appelle, Verneinung / Ausstossung, dire non, détruire)…
A partir du jugement d’existence, il y a le quid pro quod (quiproco), qui est une confusion entre le jugement d’existence et celui de consistance. Nous sommes toujours aux prises de deux forces, qui ne s’opposent pas, mais qui oeuvrent en une dialectique, et qui fonctionnent au nom du principe de plaisir.
Ainsi, vouloir l’abolir, est ridicule, c’est au principe même du fonctionnement de l’être. En ce sens je suis tout à fait de l’avis d’Hikari…En parler en terme de bien ou de mal, comme le fait Prosodie, sous l’aspect de la morale est, me semble t’il, et de mon point de vue, inadapté et ne peux que produire de la culpabilité.
Enfin lorsque Plébien dit que la haine s’origine de la peur, j’avançais l’argument que la haine était issue de ce processus de jeu antagoniste entre unification et destruction…Je ne m’oppose pas totalement à sa vision des choses, les deux peuvent être, je pense, complémentaires.
A décliner qu'un seul point de vue est éminament insuffisant pour décliner l'ampleur de cette question.
Bravo pour l'analyse Lola !... non seulement Freud, mais citer Hegel en plus... ... rien que pour lire ça, ça valait que je refasse un tour sur terre. Bien que je ne partage pas la conclusion un peu pessimiste, car pour moi il y a destruction mais destruction-créatrice vois-tu, comme avec Shumpeter en politique/économie. La nature est si cruelle, sélective et sans morale... a priori... mais au bout du compte avec le devenir de l'Humain il y a de l'éthique et c'est pour l'amour de Dieu que l'Homme volontairement se sacrifie...
allez, je reprends mes ailes et je retourne dans mes nuages...
Posté le: Dim Mai 11, 2008 10:49 am Sujet du message:
PrimGhost a écrit:
Bravo pour l'analyse Lola !... non seulement Freud, mais citer Hegel en plus... ... rien que pour lire ça, ça valait que je refasse un tour sur terre. Bien que je ne partage pas la conclusion un peu pessimiste, car pour moi il y a destruction mais destruction-créatrice vois-tu, comme avec Shumpeter en politique/économie. La nature est si cruelle, sélective et sans morale... a priori... mais au bout du compte avec le devenir de l'Humain il y a de l'éthique et c'est pour l'amour de Dieu que l'Homme volontairement se sacrifie...
allez, je reprends mes ailes et je retourne dans mes nuages...
Bonjour Primav., cela fait bien longtemps que tu n'es plus dans les parages...Tu manques, je dois dire. Mais sans doute est tu partie discuter, ailleurs...Me trompé-je?
Une conclusion pessimiste? Nous avons la même Primav., autrement dit que "la destruction" est nécessaire à la création.
Code:
C'est pour l'amour de Dieu que l'humain volontairement se sacrifie...
Etaie, je ne comprends pas où tu veux en venir.
Mais si tu as toujours une réflexion positiviste de l'homme, je comprends que le terme de négativation te sembla pessimiste. Je n'ai jamais compris cela, chez toi, cette oscillation entre penser que l'homme ne doit pas être manquant, (alors que je pense tout l'inverse), et ta détermination à te dire Hegelienne.
A plus, ma belle. _________________ Tra la la lère
Black Out Total!
Dernière édition par Lola- le Dim Mai 11, 2008 4:21 pm; édité 3 fois
Sexe: Inscrit le: 29 Mar 2008 Messages: 279 Localisation: MARSEILLE
Posté le: Dim Mai 11, 2008 10:54 am Sujet du message:
Non, pas rapi-ère(pour l'oreille), si vous desirez réduire à six syllabes ces vers (ce qui rend la diction plus rapide, et qui nuit au sens) ajoutez un article au deuxième :
La rapiére au fourreau ... Vous aurez ainsi six syllabes .
Enfin, faites comme il vous plaît...
Posté le: Dim Mai 11, 2008 11:03 am Sujet du message:
micro53 a écrit:
Non, pas rapi-ère(pour l'oreille), si vous desirez réduire à six syllabes ces vers (ce qui rend la diction plus rapide, et qui nuit au sens) ajoutez un article au deuxième :
La rapiére au fourreau ... Vous aurez ainsi six syllabes .
Enfin, faites comme il vous plaît...
Je dois vous dire, j'ai du faire une fixation au stade Alexandrin. Ce qui inhibe et restreint, à tord, tout autre forme poétique, à mes oreilles délicates.
Je ne demande qu'à apprendre. _________________ Tra la la lère
Posté le: Dim Mai 11, 2008 7:56 pm Sujet du message:
micro53 a écrit:
Non, pas rapi-ère(pour l'oreille), si vous desirez réduire à six syllabes ces vers (ce qui rend la diction plus rapide, et qui nuit au sens) ajoutez un article au deuxième :
La rapiére au fourreau ... Vous aurez ainsi six syllabes .
Enfin, faites comme il vous plaît...
Posté le: Dim Mai 11, 2008 9:07 pm Sujet du message:
Lola- a écrit:
PrimGhost a écrit:
Bravo pour l'analyse Lola !... non seulement Freud, mais citer Hegel en plus... ... rien que pour lire ça, ça valait que je refasse un tour sur terre. Bien que je ne partage pas la conclusion un peu pessimiste, car pour moi il y a destruction mais destruction-créatrice vois-tu, comme avec Shumpeter en politique/économie. La nature est si cruelle, sélective et sans morale... a priori... mais au bout du compte avec le devenir de l'Humain il y a de l'éthique et c'est pour l'amour de Dieu que l'Homme volontairement se sacrifie...
allez, je reprends mes ailes et je retourne dans mes nuages...
Bonjour Primav., cela fait bien longtemps que tu n'es plus dans les parages...Tu manques, je dois dire. Mais sans doute est tu partie discuter, ailleurs...Me trompé-je?
Une conclusion pessimiste? Nous avons la même Primav., autrement dit que "la destruction" est nécessaire à la création.
Code:
C'est pour l'amour de Dieu que l'humain volontairement se sacrifie...
Etaie, je ne comprends pas où tu veux en venir.
Mais si tu as toujours une réflexion positiviste de l'homme, je comprends que le terme de négativation te sembla pessimiste. Je n'ai jamais compris cela, chez toi, cette oscillation entre penser que l'homme ne doit pas être manquant, (alors que je pense tout l'inverse), et ta détermination à te dire Hegelienne.
A plus, ma belle.
Si tu penses aussi qu'il y a création au final, nous serions donc d'accord... il y a peut-être eu malentendu mais je trouve que tes analyses dégagent un solde plutôt négatif de l'altérité. Qu'il y ait manque au niveau du flux du désir, je ne l'ai pas contesté, mais hors pathologie mentale, ce manque reste globalement utile à la dynamique de reproduction de l'espèce tout en unissant spirituellement les êtres. Quant à Hegel chez lui l'aliénation est un processus à "solde positif" et de plus j'adhère à sa théorie "finale" de l'Esprit Absolu... je ne vois donc pas en quoi je ne "collerais" pas avec lui...
Citation:
Extrait de "désir et besoin" - Baldine St Girons.
.../.. Car le désir, dans une perspective qui est celle de Hegel interprété par Kojève, ne porte pas plus sur la présence ou l'absence visée par la demande que sur l'objet du besoin. Le désir, renvoyant au fond insignifiable du sujet, ne saurait porter que sur ce qui signifie un autre sujet, à savoir un désir étranger. L'être humain n'a pas seulement besoin de substances matérielles dont il puisse se repaître ; il n'exige pas seulement un maître et des serviteurs : il aspire, au tréfonds de lui-même, à cet alter ego dans les yeux duquel il puisse se voir et se connaître et par lequel il puisse se trouver signifié au temps même où il le signifie. Si, en effet, autrui seul permet à mon regard de se réfléchir, il ne suffit pas que d'objet impersonnel il devienne sujet dépendant ; il faut qu'il acquière la qualité d'homme libre, car la vérité, comme dit Hegel, est « quelque chose de libre, c'est-à-dire que nous ne dominons pas et dont nous ne pouvons pas être dominés ». Qu'autrui soit mon autre est indispensable, mais il est également nécessaire que je devienne l'autre de cet autrui, car la conscience de soi naît elle-même non pour un être choyé ou pour un serviteur complaisant, mais pour une autre conscience de soi, reflétant une déchirure analogue à la sienne. Ainsi, alors que le besoin crie et que la demande énonce, appartient-il au désir de révéler cette dimension non domesticable de l'homme qui fait d'autrui non l'objet ou le moyen, mais la cause du désir. « Je désire, c'est-à-dire qu'il me manque quelque chose. »
Je suis, j'existe, mais moins que la cause de mon désir, cette idée du parfait qui fonde et englobe le sujet. Et c'est à l'incompréhensible qu'il revient alors de déterminer le meilleur, puisque celui-ci ne saurait se comprendre ni à partir du seul sujet ni suivant des critères simplement logiques, mais qu'il renvoie aux « fins impénétrables » du Créateur, à un abîme dont rien ne saurait surgir sans passionnément. Aussi bien s'agit-il de saisir la nécessité productive sous l'incidence du sujet désirant ; ce qui conduit à chercher l'équivalent - en ce qui touche le sujet - de cet éternel amour que le Dieu spinoziste est censé se porter à lui-même à travers sa création.....
Posté le: Mer Mai 14, 2008 3:23 am Sujet du message:
La haine nous prive de lucidité; c'est comme dans un tunnel, il suffit d'avancer un peu pour y voir plus clair. Ou alors : L'ouverture d'esprit s'arrête là où commence la haine...
Posté le: Mer Mai 14, 2008 4:51 pm Sujet du message:
micro53 a écrit:
Avez-vous remarqué qu'Emerson a lancé son topic et n'est plus reparu ?
Peut-on changer le verbe bannir par le verbe condamner ... Alors la réponse est évidente, les polémiques superflues ...
j'aime "boire" vos paroles pour confrontez vos avis . J'aime bien lancer des topic pour faire parler les gens sur des sujets qui m'interesse et pour répondre a mes question et a mes problèmes.
A partir de la j'essaye de résoudre le problème qui m'obsède. D'ou me vient cette haine des hommes et de la société?
Posté le: Dim Aoû 03, 2008 1:58 pm Sujet du message:
Emerson's disciple a écrit:
. D'ou me vient cette haine des hommes et de la société?
sans doute, parce que le terme "humanité" aurait perdu de la substance dans sa quotidienneté et son devenir _________________ « Il ne neige que sur les sommets » - Lao Tseu -
Posté le: Dim Aoû 03, 2008 2:30 pm Sujet du message:
La haine est un produit de l'instinct de mort, de Thanatos, ce qui divise (dixit Freud), contrairement à Eros, instinct de vie qui a pour charge d'UNIR.
Tous deux subsistent, ils sont présents partout dans la nature, et en nous aussi car c'est un impératif de la Nature, notre monde spatio temporel, modèle dynamique qui ne tient que d'EQUILIBRE, juste milieu .. mais dans le cadre d'un combat permanent, où EROS doit triompher pour que l'UN revienne .... c'était ma minute de prêche métaphysique quotidienne ...
Posté le: Dim Aoû 03, 2008 2:36 pm Sujet du message:
PrimGhost a écrit:
La haine est un produit de l'instinct de mort, de Thanatos, ce qui divise (dixit Freud), contrairement à Eros, instinct de vie qui a pour charge d'UNIR.
Tous deux subsistent, ils sont présents partout dans la nature, et en nous aussi car c'est un impératif de la Nature, notre monde spatio temporel, modèle dynamique qui ne tient que d'EQUILIBRE, juste milieu .. mais dans le cadre d'un combat permanent, où EROS doit triompher pour que l'UN revienne .... c'était ma minute de prêche métaphysique quotidienne ...
Elle n'est pas malvenue et surtout très précise en valeur de ce que signifie la mythologie, livrant tant de secrets !
Faut-il encore s'y intéresser _________________ « Il ne neige que sur les sommets » - Lao Tseu -
Posté le: Dim Aoû 03, 2008 2:59 pm Sujet du message:
Anonymous a écrit:
antisub a écrit:
ET desirer ne plus desirer, c'est demeurer dans le desir.
Non, c'est un sophisme.
C'est pourtant ce que font, par exemple, les boudhistes, non? _________________ Les paroles vraies ne sont pas agréables.
Les paroles agréables ne sont pas vraies.
Posté le: Dim Aoû 03, 2008 3:11 pm Sujet du message:
ayutthaya a écrit:
Non le bouddhisme ce n'est pas l'absence de désirs ,mais la maitrise de ses désirs,faire en sorte qu'il ne nous dominent pas...
C'est en effet cela qu'il fait saisir ; c'est totalement différent. Après la fameuse maîtrise, plus besoin d'y penser, c'est intégré.
C'est un merveilleux et immense enseignement, lorsqu'il n'est pas superficiel. _________________ « Il ne neige que sur les sommets » - Lao Tseu -
Posté le: Dim Aoû 03, 2008 3:16 pm Sujet du message: Re: haine
Emerson's disciple a écrit:
Doit-on bannir la haine?
On ned peut bannir la haine qui est universelle, partout présente, partout agissante, c'est ce que trop de violences et de massacres ne cessent de nous confirmer.
Comment la penser? comment en sortir? comment s'en protéger?
La haine est tout d'abord une tristesse provoquée par une cause extrérieure. Toute haine par définition est mauvaise c'est ce qui la rend mortifère. Elle est toujours profondément injuste.
Etant à l'opposé de la joie qui est bonne, nous nous devons de l'éviter le plus possible, et pour nous et pour celui qui a provoqué cette haine et il n'y a que l'amour pour nous en protéger.
La haine est seulement un amour malheureux qui en veut à l'autre de son propre échec. _________________ "Il m'est odieux de suivre autant que de guider"
Nietzsche.
Posté le: Dim Aoû 03, 2008 5:37 pm Sujet du message:
L'amour revanchard, c'est la jalousie !
Mauvais jours
Lorsque l’automne s’éternise,
Mon esprit se meut dans sa cage,
Et mon univers devient ce marécage,
Où mes sombres pensées s’enlisent.
Sur mon iceberg, tel un ours polaire,
Je m’affuble de mon odieux caractère,
La fourrure de mes mauvais jours,
Celle bien connue de mon amour.
Alors le sang glacé et le visage blême,
Je me meurs, je chavire, je blasphème,
Je revendique mon moi tel un roi,
Et je pleure les douleurs de mon cœur.
Aveuglé par la brume de ce paysage,
Je piétine, deviens morne et me bride,
A la recherche d’un chemin plus sage,
Que celui bordé par mes regards livides.
Posté le: Lun Aoû 04, 2008 2:49 am Sujet du message:
Anonymous a écrit:
L'Architecte a écrit:
Lola- a écrit:
Si senor, "voilà, ce que vous m'auriez dit, si vous aviez un peu de lettres et d'esprit", mais d'esprit, vous n'en avez guère...Et de lettres, vous n'en avez que trois, qui forment le mot: sot."
(ma réplique favorite)
C'est presque ca
"Voila ce qu'a peu près jeune homme vous m'auriez dit
si vous eutes un peu de lettres et d'esprit
mais d'esprit, oh le plus lamentable des êtres
vous n'en eutes jamais un atome
et de lettres,
vous n'avez que les trois qui forment le mot sot
Eussiez vous d'ailleurs l'invention qu'il faut,
pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
me servir toutes ces folles plaisanteries,
que vous n'en eussiez pas articuler le quart de la moitié du commencement d'une!
Car je me les sers moi-même, avec assez de verve
mais ne permet pas qu'un autre me les serve."
Le mec se donne pour pseudo le nom du personnage qui est l'inventeur de la matrice dans le film du même nom, une figure divine. Sa signature confirme et le voilà lancé sur le terrain de la belle langue ou il croit qu'il excelle. Je vais néanmoins lui donner une petite leçon : "si vous eutes" est incorrect (après le conditionnel "auriez dit" en plus !), vous eussiez mieux fait, mon garçon, de dire justement "vous eussiez" (plus que parfait du subjonctif - irréel du passé).
"Voila ce qu'à (avec un accent, préposition) peu près, jeune homme, (deux virgules ici) vous m'auriez dit (ou "eussiez dit" pour être dans le style inspiré par cet emploi archaïque du subj.), (encore virgule)
si vous eussiez un peu de lettres et d'esprit..." (Et le compliment s'adresse à vous.)
C'est très intéressant, le sujet était : "faut-il bannir la haine" et voilà que nous observons ici que l'usage de la haine nous amènes à des leçons de grammaire soit d'une possibilité d'amélioration de sa capacité a pouvoir dialoguer, d'interagir avec l'autre (ce qui est créateur).
N'est-ce pas une preuve de l'utilité de la haine!!!
De plus la haine est ce qui nous forme, il faut être passionné pour pouvoir haïr, j'irai même plus loin la passion et la haine sont assimilées et inassimilables donc la haine sert d'instigation à la vie.
Vouloir inhiber ses sentiments c'est se couper de sa capacité à juger et à apprécier.