Posté le: Sam Mai 10, 2008 11:34 pm Sujet du message:
Accepteriez-vous un duel dans ce cas?
Nous pourrons ainsi savoir qui pose les regles? _________________ Au pire, vous pouvez aller vous faire foutre.
Dieu.
Sexe: Inscrit le: 29 Mar 2008 Messages: 397 Localisation: MARSEILLE
Posté le: Sam Mai 10, 2008 11:53 pm Sujet du message:
Si vous continuez, je renonce à dormir
Je vaincrai le sommeil; mais donnez votre avis
Sur l'odieux spectateur qui éprouve l'envie
D'assister au duel dans l'espoir d'en frémir.
Posté le: Dim Mai 11, 2008 7:35 am Sujet du message:
L'Architecte a écrit:
Lola- a écrit:
Si senor, "voilà, ce que vous m'auriez dit, si vous aviez un peu de lettres et d'esprit", mais d'esprit, vous n'en avez guère...Et de lettres, vous n'en avez que trois, qui forment le mot: sot."
(ma réplique favorite)
C'est presque ca
"Voila ce qu'a peu près jeune homme vous m'auriez dit
si vous eutes un peu de lettres et d'esprit
mais d'esprit, oh le plus lamentable des êtres
vous n'en eutes jamais un atome
et de lettres,
vous n'avez que les trois qui forment le mot sot
Eussiez vous d'ailleurs l'invention qu'il faut,
pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
me servir toutes ces folles plaisanteries,
que vous n'en eussiez pas articuler le quart de la moitié du commencement d'une!
Car je me les sers moi-même, avec assez de verve
mais ne permet pas qu'un autre me les serve."
Le mec se donne pour pseudo le nom du personnage qui est l'inventeur de la matrice dans le film du même nom, une figure divine. Sa signature confirme et le voilà lancé sur le terrain de la belle langue ou il croit qu'il excelle. Je vais néanmoins lui donner une petite leçon : "si vous eutes" est incorrect (après le conditionnel "auriez dit" en plus !), vous eussiez mieux fait, mon garçon, de dire justement "vous eussiez" (plus que parfait du subjonctif - irréel du passé).
"Voila ce qu'à (avec un accent, préposition) peu près, jeune homme, (deux virgules ici) vous m'auriez dit (ou "eussiez dit" pour être dans le style inspiré par cet emploi archaïque du subj.), (encore virgule)
si vous eussiez un peu de lettres et d'esprit..." (Et le compliment s'adresse à vous.)
Sexe: Inscrit le: 29 Juin 2007 Messages: 1533 Localisation: Ben, mon cadavre doit être abandonné quelque part dans un coin... Par là...
Posté le: Dim Mai 11, 2008 7:49 am Sujet du message:
Désolé de vous décevoir, chers amis, mais en me jetant sur mon édition de l'oeuvre en question, et en lisant le passage concerné, je ne peux que constater qu'il est écrit "Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !"
C'est donc Lola qui avait raison^^
On ne saurait contredire Rostand, non? Laissez donc ses écrits tels qu'ils sont^^ _________________ "Would you remember, this green earth shinning?"
Sexe: Inscrit le: 29 Mar 2008 Messages: 397 Localisation: MARSEILLE
Posté le: Dim Mai 11, 2008 8:28 am Sujet du message:
La "nuance" doit provenir de la date de parution.
Mais qu'importe, le plaisir procuré par de tels échanges mérite plus l'éloge que l'acerbe critique...
Posté le: Dim Mai 11, 2008 8:48 am Sujet du message:
S.D a écrit:
Désolé de vous décevoir, chers amis, mais en me jetant sur mon édition de l'oeuvre en question, et en lisant le passage concerné, je ne peux que constater qu'il est écrit "Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit..."
"Si vous eussiez" ou "si vous aviez" sont grammaticalement équivalents dans cet emploi.
De toute façon, ça revient au même, l'architecte est un sot avec son "eutes" (auquel il oublie le circonflexe , du reste !)
Posté le: Dim Mai 11, 2008 9:27 am Sujet du message:
Les deux possibles. La place du pronom se rapproche historiquement du verbe dont il est le complément, mais jusqu'au XVIIIème s., il peut rester devant le modal ou l'auxiliaire. Remarque, même à partir de 1720-1730, ça commence à devenir un archaïsme. Mais il faut reconnaître que ça le fait : "mais ne le vous donne point..." Pédant, mais classe !
Posté le: Dim Mai 11, 2008 9:55 am Sujet du message:
micro53 a écrit:
Gardez les mains sur vos hanches
Et la rapière au fourreau
Car je hais les armes blanches
Et ne suis pas un héros
A une cadence en sept temps, je préfere une ballade en six.
Gardez les mains aux hanches,
Rapière au fourreau.
Je hais les armes blanches
Et ne suis pas héros.
Micro, tout bien portant est un anti-héro qui s'ignore.
Je n'ai pas de rime ad-hoc, si ce n'est celle de Knock. _________________ lalala
Posté le: Dim Mai 11, 2008 10:02 am Sujet du message:
Pasquale VII a écrit:
Les deux possibles. La place du pronom se rapproche historiquement du verbe dont il est le complément, mais jusqu'au XVIIIème s., il peut rester devant le modal ou l'auxiliaire. Remarque, même à partir de 1720-1730, ça commence à devenir un archaïsme. Mais il faut reconnaître que ça le fait : "mais ne le vous donne point..." Pédant, mais classe !
La place du pronom fait juste cette pédante différence..Mince, j'espère qu'on va pas dire que "Lola étale sa suffisance" _________________ lalala
Dernière édition par Lola- le Dim Mai 11, 2008 6:57 pm; édité 1 fois