Posté le: Lun Avr 28, 2008 6:15 pm Sujet du message: Sociologie des organisations
Bonjour,
ALors voila je débute en sociologie, dans le cadre d'une UV dans mon école d'ingénieur (Sociologie des organisations ) , l'enseignat nous donne le sujet d'examens avant l"épreuve afin que nous puissions l'étudier, seulement voila , cela fait 3 jours que j'ai beau plancher dessus, je n'arrive a rien.
C'est pourquoi je demande votre aide afin que nous discutions de ce sujet.. Si cela vous intéresse bien sur. J'ai mon examens ce mercredi, je sais c'est un peu short, mais j'ai rien trouvé d'autre afin que l'on m'aide à avancer.
voici le sujet :
Confrontées à de nouvelles exigences, les entreprises ont cherchées à adapter leur organisation en développant de nouvelles techniques organisationnelles (valorisation de la polyvalence, gestion des compétences, responsabilisation et mobilisation autour de la qualité et du service clients, appel à l'initiative, etc.).
Parallèlement, l'organisation industrielle impose ses rythmes et gagne les métiers du tertiaire (cf. l'enquête condition de travail de la DARES).
Pensez-vous qu'il s'agit d'une nouvelle "révolution organisationnelle" ou d'une "seconde vie pour le taylorisme" comme le défendent certains auteurs (Guillaume Duval, Jean.P.Durand, etc.) ?
Certains auteur seraient d'avis que de nos jours le Taylorisme n'a jamais été aussi fort qu'avant, vis à vis des nouvelles entreprises qui ne voient qu'une hausse de profit à long terme. L'exemple d'entreprise investissant sur des formations sont rares et seul la formation minimale du poste reste majoritaire dans leur forme de gestion du personnel.
Pour le reste je pense que les concept de "valorisation de la polyvalence, gestion des compétences, responsabilisation et mobilisation autour de la qualité et du service clients,ou appel à l'initiative" sont des facteurs de valeur dans l'évolution d'une organisation, ce que je ne comprend pas dans les écrit de ceux qui parlent de taylorisme.
De même s'il on en revient a une définition de l'évolution des techniques organisationnelle :
l'innovation organisationnelle: traduit la mise au point ou l'adoption d'une nouvelle organisation du travail ; elle s'apparente à l'innovation de procédé dans la mesure où elle contribue à modifier la méthode de production et/ou de distribution. Ex : l'OST, l'organisation du travail à flux tendus, l'invention des grands magasins (19ème siècle), le self-service dans la restauration.
on s'aperçoit que les nouvelle innovation conviennent à une réelle évolution dans les organisations.
Pourtant selon Guillaume Duval, il est faux de penser que le travail s’enrichit, que les cercles de qualité, la diversification des produits ou la valorisation de la polyvalence permettent aux salariés de mieux s’épanouir dans leur emploi.
Contrairement aux idées reçues, il postule que la pénibilité du travail s’accroît, et la standardisation du travail, autrement dit le taylorisme, gagne du terrain dans le tertiaire.
Alors au final si penser que la valorisation du travail par la prise de décision puisse au final entrainer la "pénibilité au travail" alors je ne vois pas ce qui pourrais inverser le change.
C'est en cela que je ne suis pas d'accord avec Guillaume duval. Cependant même si je tend a penser que ces nouvelle technique organisationnelle ne sont pas un renouveau du taylorisme, je préfère m'abstenir de toute conclusion hâtive et espère avoir plus d'argumentation dans l'idée inverse.
Posté le: Mar Avr 29, 2008 11:12 am Sujet du message:
Bonjour,
J'aurais tendance à penser que l'organisation du travail se dirige plutôt, lentement vers une dé-hierarchisation qui valorise la participation au prise de décision collective. Mais la structure des processus de production ne facilite la mise en place de cette forme d'organisation.
L'élévation du niveau de diplôme et l'individualisation croissante dans les sociétés modernes, une économie et une société de la connaissance, font qu'il est de plus en plus difficile de proposer à un salarié la déshumanisation traditionnelle du salariat taylorien que Chaplin moquait dans les temps modernes.
Mais j'ai l'impression que la structure a bien du mal à évoluer (le peut-elle d'ailleurs tant qu'elle fonctionne sur le profit d'un petit nombre ?).
De fait les organisation du travail tente plutôt de faire semblant de valoriser pour en fait responsabiliser essentiellement. Ce qui produit une continuité du taylorisme mais avec une apparence plus trompeuse qui rend le salarié responsable de sa déshumanisation, qui le coince. Et celà produit du stress, de la souffrance au travail comme le montre Christophe Dejours.
Posté le: Mar Avr 29, 2008 11:28 am Sujet du message:
"De fait les organisation du travail tente plutôt de faire semblant de valoriser pour en fait responsabiliser essentiellement"
Je suis d'accord sur ce point, on se sait pas actuellement distinguer le semblant du vrai. De même en ce qui concerne la hausse du stresse et donc la baisse du niveau de conditions au travail montrent bien que les "symptômes" du taylorisme agit de nos jours , bien plus qu'avant.
Je pense aussi qu'il y a eu une certaines évolution dans les mentalité. Non seulement la situation économique est de plus en plus mauvaise, mais aussi l'évolution des structures a créé une certaine division dans les organisation. Cette division mène nécessairement a des conflit (syndicats par exemple) et finalement on peu assimiler les organisation a un ensemble de petit groupe qui veulent des choses différente mais qui ne communique pas comme il le faudrait (comment un PDG d'entreprise pourraient adopter des mesures s'il ne sait pas dans quel situation se trouve ses ouvriers ? ).
Et finalement peut être que tout le problème vient de ce manque de communication entre les niveau hiérarchique, ce qui nous mène a penser que les nouvelles mesures organisationnelles pourraient résoudre ce problème.
Cependant je ne comprend toujours pas le point de vue de Guillaume Duval sur le fait qu'il s'agisse ici d'une standardisation du travail. A moins bien entendu qu'il ne s'agisse que du domaine du tertiaire. Alors comment l'évolution organisationnelle par l'augmentation du pouvoir de prendre des initiatives peut elle rendre la tache plus standardisée .
Posté le: Mar Avr 29, 2008 1:29 pm Sujet du message:
Citation:
Alors comment l'évolution organisationnelle par l'augmentation du pouvoir de prendre des initiatives peut elle rendre la tache plus standardisée .
Et bien je dirais que si la prise d'initiative, est en fait destinée à faire accroire au salarié qu'il participe mais dont il constate très vite qu'il n'en est rien. Celui-ci va se résumer de lui-même à sa tâche. Il va éventuellement faire semblant aussi, "jouer le jeu". Le dirigeant ou la GRH ne sont d'ailleurs pas plus conscient de la standardisation de comportement qu'ils produisent car ils adoptent eux aussi un comportement standardisé de participation au "jeu de dupe".
Tous voient qu'il y a des problèmes avec l'ancien management mais personne ne sait identifier quoi - Un nouveau management se propose et se médiatise - Tout le monde le teste en y croyant, s'y conforme, joue le jeu puisque la publicité (les articles des médias) annoncent qu'il est performant - Chacun perçoit qu'il ne marche pas mieux mais se trouve obligé par ce management pervers de s'auto-accuser de la non performance d'un modèle qui s'est théoriquement imposé comme devant marché (d'autant qu'aucune autre alternative ne semble exister et que le nouveau management se conçoit souvent comme sans alternative) - Chacun joue alors son rôle, conforme, standardisé, ne voyant plus comment faire autrement.
Enfin je vois ça un peu comme ça.
Le manque de communication viens de la difficulté à trouver comment parler de ce que chacun constate comme n'étant plus efficace mais sans savoir qu'elle alternative construire qui ne remette en jeu une grande partie de l'organisation. Alors chacun fait comme si.. Ca fait un peu fuite en avant. Et le plus grand nombre en subit des conséquences dans ses conditions de travail.
Mais tu penses que les conflits syndicaux sont encore importants, en nombre et en résultats ?
Qu'en tu parles de plusieurs petits groupes tu veux dire les cadres, les ouvriers, les secrétaires etc.. ? C'est dans des grandes entreprises alors ?
Posté le: Mar Avr 29, 2008 6:46 pm Sujet du message:
Mais tu penses que les conflits syndicaux sont encore importants, en nombre et en résultats ?
Qu'en tu parles de plusieurs petits groupes tu veux dire les cadres, les ouvriers, les secrétaires etc.. ? C'est dans des grandes entreprises alors ?
Je pense en effet que le nombre de conflit entre syndicaux et patrons sont en net augmentation de nos jours. Pour le reste je ne peu pas vraiment dire étant donné mon manque d'expérience en la matière. Cependant on peu voir qu'il existe une relation conflictuelle entre ces deux coté patron/syndicats. Et c'est en cela que je veux appuyer le fait qu'établir au départ une relation sur le conflit ne peut aboutir a quelque chose de concret. Et on en voit bien que de cette façon le courant ne passe pas. La encore c'est plus une critique de la manière de communiquer que de la structure de l'organisation.
Lorsque je parle des petits groupes, je parle surtout des grande entreprise qui sont celles qui connaissent le plus de problème. A un certain niveau on constate des problème de circulation de l'information , de distinction hiérarchique, qui n'a pas pensé un jour "voir le patron ? oulah , ca va être compliqué" . Le plus souvent il s'agit de devalorisation du travail.
Mais aujourdhui j'ai entendu quelque chose d'intéressant":
"Lorsque l'on essai d'intégrer une déhierarchisation dans les structures, les relations de pouvoir entre les différent acteurs de l'organisation ont tendance à créer en leur sein une nouvelles organisation hiérarchique. "
Il faut donc bien faire attention entre "valorisation du travail" et mise a niveau de la valeur hierarchique".