Posté le: Mer Avr 23, 2008 2:36 pm Sujet du message: besoin d'aide pour une dissertation complexe svp
Bonjour!!!
J'ai besoin d'aide pour une dissertation de philo svp!!!
Le sujet est: "le travail pour accroître notre maîtrise technique du monde nous suffit-il pour parvenir au bonheur?"
J'aimerais quelques idées ou un plan!!
Merci de votre aide.
Sexe: Inscrit le: 23 Aoû 2007 Messages: 2580 Localisation: Ile de france
Posté le: Mer Avr 23, 2008 2:36 pm Sujet du message:
t'en penses quoi deja de ce sujet? quelles sont tes pistes de reflexions? quelles sont les auteurs que tu souhaites citer? _________________ Si vous vous ennuyez, ecrivez-moi, je m'ennuie a mourir au boulot!!!
Posté le: Mer Avr 23, 2008 4:18 pm Sujet du message:
il faut d'abord que tu définisse le bonheur, comment y parvenir et est ce que le travail suffit à y parvenir _________________ Quand y en a marre y malabar
Posté le: Dim Avr 27, 2008 11:41 am Sujet du message:
c'est evidemment une question centrale que tout le monde se pose "malgré lui", si je puis dire : puisque meme le roi des crétins se demande à quoi il sert en ce bas monde.
n'as tu pas remarqué orely que le travail, c'est à dire l'association pratique des dispositions manuelles et intellectuelles des hommes, que l'assemblement intelligent des "utilités sociales" participait à notre progression matérielle ?
que cette progression matérielle nous procurait du "plaisir", le gout de vivre...
pour faire simple : par exemple, les scientifiques travaillent chaque jour à developper des méthodes, des outils et des produits qui rendent plus agréable, plus confortable, plus longue tout simplement, notre vie (habitat, nourriture, santé, éducation, etc, etc....)
ne peut - on pas dire que la progression technologique, matérielle participe activement à notre bien- etre individuel et général ?
ce bien- etre semble s'apparenter au "bonheur", c'est à dire un sentiment de pleinitude, de sérénité.
et pourtant, n'as tu jamais rencontré ces gens (on ne peut les blamer puisque déja nous l'avons tous forcement vécu) qui sont "mal dans leur peau", qui sont sans cesse à la recherche d'une valorisation quelle qu'elle soit, pour compenser une dévaluation intérieure... ?
exemple : si tu te fais larguer par un petit ami, tu peux l'accuser de l'echec du couple, mais tu peux aussi prendre ta part de responsabilité...en t'accusant toi- meme d'avoir fauter ci et là....
et angoisser parce que tu te considère comme "nulle", mauvaise, pas digne de l'amour des autres, etc...
tu me diras quel rapport ?
pourquoi a t- on besoin de se valoriser, de se mettre en avant, de compenser un sentiment d'infériorité ... en consommant ? en travaillant ?
parce que la reconnaissance sociale qui admire le bel habit, la belle voiture, la belle mine, panse les plaies intérieures...du moins en apparence.
si le bonheur est un sentiment de bien- etre durable alors etre riche mais mécontent de soi, revient à toujours travailler contre notre bonheur...
quand à travailler toute la journée pour sa société pour lui permettre d'atteindre un meilleur confort matériel..., un sentiment de "sécurité extérieur", peut- on dire que cette attitude est logique si nous ne sommes meme pas capables d'etre en "sécurité" avec nous- meme ?
donc, participer à la construction de sa société nous rend plus fier, plus heureux si elle nous valorise, mais le travail et son produit technique devient un palliatif au malheur intérieur si la progression technologique se substitue à l'enrichissement affectif et intellectuel qui mène vers la paix, la confiance en soi, la réussite assumée et presque continuelle : le bonheur...
Posté le: Lun Avr 28, 2008 9:43 am Sujet du message:
Premiere chose, oubli ce qui a ete dit ici.
Tout d'abord il faut formuler une problematique.
Ici, En quoi le bonheur qui est un jugement reflexif sur notre propre condition nécessite la légitimité sociale qu'apporte le travail ainsi que le confort matériel qu'il produit?
Thése: le travail en tant qu'il rend légitime la propriété et donc base de l'insertion sociale est plus important que le confort matériel qu'il produit. Autant au niveau social il est indispensable car condition du bonheur pour le plus grand nombre, autant il ne l'est pas au niveau individuel car le bonheur est un jugement trop subjectif pour avoir des critéres.
1) Le travail, une nécessité pour la société, insertion sociale, légitimité de la propriété, produit du travail qui permet de couvrir la survie.
2) Le travail produit aussi un confort superflu et inutile a la survie, son role est de motiver le travail pour dépasser son role de recouvrement de la survie et de l'insertion sociale. Idée d'un bonheur matériel atteignable par le fait d'avoir.
3) Le subjectivisme radical individuel du bonheur, un condamné a mort peut etre heureux de l'etre, on peut etre heureux du malheur, le bonheur n'est qu'un jugement subjectif réflexif sur notre propre état d'être. _________________ Etudiant en philo
Dernière édition par mal le Lun Avr 28, 2008 9:57 am; édité 2 fois
soyons sérieux, oublies ce qui vient d'etre dit. lol
le travail considéré comme un objectif narcissique est une asburdité puisque justement, il est définit, organisé en fonction de l'utilité sociale des hommes qui construisent la progression de l'humanité...
evidemment, pour les gens repliés sur eux- meme, malheureusement dégoutés du genre humain, le travail est necessairement une activité qui doit les servir, eux et eux seuls.
si tu limites la conception du travail, de l'apport social de chaque individu à une simple question de survie, tu oublies de reflechir sur l'immense association des dispositions, des intelligences, des créativités humaines, pour la progression de la vie humaine : en France, la majeure partie des gens ne travaille pas pour survivre, nous avons des salaires qui dépassent de loin cet objectif.
beaucoup ont le gout de participer à l'évolution de la société humaine...
c'est pas de l'altruisme grégaire et avilissant, c'est ce qui se passe quand on n'a pas peur des hommes, quand on veut batir avec eux.
donc vois les choses suivantes :
critiques le subjectivisme kantiste qui croit nous faire croire que les petits bien- etre fugaces et fallacieux à peine palliatifs de nos angoisses intérieures.
discutes de l'idée suivant laquelle le plaisir de consommer (la bete identification à nos acquisitions matérielles), de travailler pour nous entourer d'un hyperconfort stérile et aliénant, n'est pas le gardien du bonheur mais bien le terreau qui nourrit son faux frère : la croyance à son bien etre.
nos sociétés matérialistes puériles travaillent effectivement à nourrir l'illusion qu'en produisant sans cesse, qu'en consommant sans cesse nos produits toujours plus évolués, nous devenons meilleurs...hors n'as tu pas remarqué que trop de gens sont malheureux, solitaires, voir meme attiré par le désir de mourir....
le travail intellectuel parait vain parce qu'il n'est pas apparent, il ne procure pas de sensation immédiate de "sécurité", de pérénité, mais au final, il assure d'etre cohérent avec soi.
et meme mal ne pourra contredire l'idée que la maitrise technique du monde n'est rien à coté de la maitrise de l'intellect qui veut la maitriser...
Ce que dit plébéien est intéressant dans le sens ou il montre ce qu'il ne faut pas faire dans le cadre d'un travail académique en bourrant de jugements de valeurs arbitraires son appréciation des concepts. _________________ Etudiant en philo
puisque le jugement de certains doit s'imposer à tous, en premier, aux moralistes qui osent s'inscrire dans la réciprocité, dans un esprit d'empathie, il faut bien reconnaitre notre tord de vouloir enrichir le débat dialectique...
quand à ceux qui voudraient donner des leçons de tempérance, d'indifférence, pourraient - ils seulement commander à leur système lymbique de s'arreter, que dis- je , seraient capables au moins l'observer...
cette archaique opposition entre la raison et les émotions n'a plus lieu d'etre car nos scientifiques ont constaté que ces éléments formaient un tout (Oh la grande nouvelle)
quel jugement de valeur ?
quelle objectivation de subjectivité alors meme que je propose au penseur d'ouvrir sa fenetre sur...l'altérité...
La philosophie est sans doute une discipline archaïque, car dans son enseignement académique la persistance de l'opposition passion / raison est fondamentale. En effet une copie bourrée de jugements de valeurs et de bons sentiments ne peut que avoir pour valeur en dessous de 5. _________________ Etudiant en philo
vous parlez tous avec un vocabulaire devellopé, mais sa sert a rien de déguiser des choses sans importance et peu sensé qui embrouille celui qui vous pose la question. on appelle ceal le snobisme philosophique pour faire court, non par un désirs de vulgarisation de la philo que je dit ceci mais pour que notre ami le lycéen puisse rendre sa dissertation dans de bonne condition
[Ici, En quoi le bonheur qui est un jugement reflexif sur notre propre condition nécessite la légitimité sociale qu'apporte le travail ainsi que le confort matériel qu'il produit? ]
Pas très convainquant...
Citation:
[ "le travail pour accroître notre maîtrise technique du monde nous suffit-il pour parvenir au bonheur?" ]
Tout d'abord il s'agit d'un travail particulier,en l'occurence du travail en tant "qu'accroissement technique" Il ne s'agit donc pas du bon vieux Travail .De plus on nous demande si cela "suffit" pour parvenir au bonheur ?
Si la technique permet bien de mieux vivre materiellement cela ne signifie en rien qu'elle mène au bonheur,bien au contraire...L'accroîssement de cette technique est un appauvrissement des libertés individuelles car le progrès technique est "sous contrôle".... (et pas celui de l'ouvrier....)
Quant-au bonheur du "condamné à mort " ?...Je crois que la question ramène tout de même un peu plus au bonheur " public" et non pas au bonheur "privé" surtout quand il est "un effet du malheur" ...(parce que "notre maîtrise technique du monde" ne s'adresse pas à l'individu mais au groupe.....non ?
Posté le: Mar Avr 29, 2008 2:34 pm Sujet du message:
Voilà ce que m'inspire cette phrase.
D'une part il est fait référence à un travail spécifique puisqu'il permet d'accroitre la maîtrise de l'homme sur le monde c'est donc le progrès technologique donc la recherche. L'évolution technologique, scientifique permet de vivre plus vieux en meilleur santé; de nous libérer de tâches ingrates et épuisantes ( la machine à laver le linge est une bénédiction!) mais aussi de nous prémunir de certains phénomènes naturelles: vaccination limitant les épidémies, prévision météorologique permettant normalement aux marins de ne pas sortir en mer en cas de risque.
Il faut définir le bonheur, notion très subjective selon la civilisation et selon les croyances religieuses ( un chrétien n'a pas la même vision qu'un bouddhiste et au sein même des chrétiens cela dépend si l'on est catholique ou de l'église réformée).
Question: est ce que le fait d'avoir un lave linge est source de bonheur, est-ce que le confort matériel est source de bonheur. Bref qu'est-ce qui peut être source de bonheur? Vit-on mieux et plus heureux aujourd'hui qu'au 19ème siècle ou au début du 20ème?
Bon voilà j'espère que mes quelques réflexions t'aiderons.