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guerre anglo zouloue

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mirmillon
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:16 pm    Sujet du message: guerre anglo zouloue Répondre en citant

La guerre anglo-zouloue eut lieu en 1879 entre le Royaume-Uni et les Zoulous. Elle fut célèbre pour des batailles particulièrement sanglantes et une étape importante dans la colonisation de la région. La guerre se solda par la fin de l'indépendance totale du royaume zoulou.



guerrier zoulou en 1879


infanterie coloniale anglaise faisant feu à la bataille d'isanbwana
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bataille d'Isandhlwana: la grande defaite

La bataille d'Isandhlwana[1] est une bataille livrée le 22 janvier 1879 en Afrique du Sud, pendant la guerre anglo-zouloue (1879), et qui s'est soldée par l'une des plus grandes défaites coloniales britanniques.

L'Isandhlwana (également nommée Isandlwana ou Isandula) est une colline isolée dans la province dee KwaZulu-Natal. Isandhlwana veut dire la colline qui ressemble à un bœuf.

Une armée de prés de 22 000 Zoulous, commandée par Ntshingwayo Khoza et Mavumengwana Kamdlela Ntuli, balaie six compagnies du 24e régiment d'infanterie britannique, un contingent de volontaires du Natal et des auxiliaires basutos, soit 1 400 hommes environ, sous les ordres du colonel Durnford et du lieutenant-colonel Pulleine. Le lendemain un poste avancé britannique situé non loin de là à Rorke's Drift résiste victorieusement à 3 000 Zoulous. La chanson "Impi", de Johnny Clegg raconte cet événement.



L'origine du conflit
La guerre anglo-zouloue de 1879 trouve son origine dans la politique agressive de Sir Henry Bartle Frere, à la fois Gouverneur-Général des possessions britanniques au Natal (aujourd'hui appelé KwaZulu-Natal) et "High Commissioner" pour tout ce qui a trait aux relations avec les populations autochtones, et qui considère que le royaume zoulou est un obstacle à l'expansion de son pays dans la région. À la suite d'un incident frontalier survenu en juillet 1878 et lors duquel deux femmes indigènes fuyant le pays zoulou, sont rattrapées en territoire britannique et exécutées par leurs poursuivants devant les soldats anglais, il envoie un ultimatum au roi zoulou Cetshwayo kaMpande, par lequel il exige outre la livraison des coupables (qui ont déjà été jugés selon les lois zouloues) et le paiement d'une importante rançon en tête de bétail, le démantèlement et le désarmement partiel de l'armée zouloue, la rectification des frontières ainsi que la désignation d'un résident britannique en pays zoulou, avec voix au grand conseil de la nation zouloue. Cela signifie de facto la perte pour le pays zoulou de son indépendance et son assujettissement à un statut d'état-vassal. Bartle Frere donne 30 jours à Cetshwayo pour accepter ses exigences étant précisé que tout refus serait assimilé à un casus belli. Cetshwayo ne répond pas.
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L'armée zouloue et sa tactique
CetshwayoCréée par Chaka au début du XIXe siècle, l'armée ou impi zouloue est la plus puissante machine de guerre à laquelle vont se confronter les Britanniques en Afrique australe. En 1879, à l'ouverture des hostilités, le roi Cetshwayo dispose d'une armée de 55 000 hommes, enrôlés par tranche d'âge dans 33 régiments ou ibuthos. Toutefois, seuls 40 000 hommes sont immédiatement opérationnels. Les guerriers sont principalement armés d'une sagaie à large lame (l'"iklwa") et d'un grand bouclier en cuir. Devant la menace britannique croissante, Cetshwayo commence à acheter des armes à feu et l'armée zouloue possède plus de 10 000 mousquets et fusils, de piètre qualité cependant. Cela étant, parfaîtement préparés au combat à l'arme blanche et au corps à corps, les guerriers zoulous ne sont pas entraînés au maniement des armes à feu et de surcroit, nombreux sont parmi eux, ceux qui tiennent leurs fusils à bout de bras pour tirer, afin d'éviter de subir le recul désagréable de l'arme, ce qui bien évidemment préjudicie notablement à la précision!


Zoulous du Natal en habit traditionnelLa tactique de combat de l'armée zouloue a été portée à son apogée par Chaka, et lui a permis d'imposer son hégémonie dans la région. Aux qualités traditionnelles de courage et de mobilité des armées africaines, il a ajouté l'organisation et l'entrainement, transformant un ost indiscipliné en unité de combat particulièrement redoutable, reposant sur un système régimentaire. Pendant la bataille, l'armée zouloue se présente en arc de cercle face à son adversaire. Au centre (la poitrine), se tiennent les régiments aguerris, sur les ailes (ou cornes, comme les nomment les zoulous) sont placés les régiments de jeunes guerriers. Ceux-ci ont pour mission de mettre à profit leur vitesse et leur agilité pour déborder l'ennemi en l'attaquant sur les flancs tout en essayant de l'encercler alors que les guerriers de la poitrine l'engagent de face. Derrière la poitrine, et tournant le dos à la bataille afin de garder leur calme, des régiments de vétérans (les reins) se tiennent en réserve, n'intervenant que pour faire basculer l'affrontement vers la victoire. Chaque homme connaît sa place, les gestes et les manœuvres ayant été répétés indéfiniment, comme dans les armées occidentales, jusqu'à devenir des automatismes.

L'armée zouloue est loin d'être invincible, les Boers l'ont ainsi sévèrement étrillée à la bataille de Blood River en 1838, mais elle n'est certainement pas à négliger ou sous-estimer. Les Britanniques qui comptent sur leur puissance de feu pour gagner rapidement le conflit vont en faire l'amère expérience.




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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mirmilon, tu n'es pas tout seul, je lis, je regarde, merci
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le plan de campagne britannique et l'ouverture des hostilités
L'armée britannique pénètre au Zoulouland.Le 9 janvier à minuit, l'ultimatum britannique expire; à l'aube du 10 janvier, les premières unités de l'armée d'invasion, qui compte environ 13000 hommes (5000 réguliers, 1000 volontaires à cheval, 7000 auxiliaires indigènes), pénètrent en territoire zoulou. Cette armée est placée sous le commandement du général Frederic Thesinger second baron de Chelmsford dont la stratégie est simple: attaquer Ulundi, la capitale zouloue [appelée "Kraal Royal] pour tenter à la fois de capturer Cetshwayo et d'anéantir son impi.

Pour mener à bien ces objectifs, Chelmsford décide de lancer son offensive sur trois fronts et divise en conséquence son armée en plusieurs colonnes. À l'aile droite, une première colonne, confiée au colonel Pearson, doit franchir la Tugela, établir un camp provisoire, puis lancer des reconnaissances sur la route d'Ulundi. Au centre, la colonne principale, commandée par Chelmsford lui-même et le colonel Glyn, doit se diriger directement sur Ulundi et accrocher le gros des forces zouloues. À gauche, une troisième colonne (colonel Wood) doit traverser la Blood River, affluent de la Tulega, et refermer la tenaille.

Enfin, Chelmsford qui ne méconnait pas le risque d'une attaque zouloue en territoire britannique, confie une quatrième colonne au colonel Durnford avec pour mission de rester en réserve au Natal et d'assurer la surveillance active de la frontière pour prévenir toute éventualité.
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Armée britannique 5 compagnies du 1er bataillon du 24th foot Regiment (South Wales Borderers)
1 compagnie du 2e bataillon du 24th foot Regiment (South Wales Borderers)
70 hommes et 2 canons de 7 livres de la 3e brigade de la Royal Artillery
Natal native horse (principalement des cavaliers basutos)
des éléments des Newcastle Mounted Rifles, des Buffalo Border Guard et des Natal Carbineers

Armée zouloue

Monument dédié à l'impi zoulourgt Undi, 3000 hommes
rgt Nokenke, 2000 hommes
rgt Nkobamakosi, 5000 hommes
rgt Umcityu, 4000 hommes
rgt Nodwengu, 2000 hommes
rgt Umbonambi, 3000 hommes
rgt Udhloko, 1000 hommes
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

debut des hostilités

Le plan de Chelmsford était de prendre la capitale de Cetshwayo, Ulundi, dans un vaste mouvement de tenailles, mais pour ce faire il divisa son armée en trois colonnes, diminuant sa force générale_ Le 20 janvier, Chelmsford installa son campement, avec sa colonne centrale, à Isandlwana, à la base d’une montagne d’aspect distinctif appelée nek, à cause de sa ressemblance avec une selle. Ses éclaireurs lui annoncèrent que des Zoulous se rassemblaient à proximité, et il décida de les affronter avant l’aube deux jours plus tard.

Ce fut une décision fatale. Laissant la moitié de ses hommes au campement - à peine 1 700, dont 700 fantassins du 24° régiment - il alla à la bataille avec l’autre moitié. Une force bien plus importante de 20 000 Zoulous contournait au même moment le flanc de Chelmsford et se dissimula dans la campagne ondulante à environ 8 km d’Isandlwana.
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

ATTAQUE ZOULOUE .3 Zoulous lançaient leurs attaques en formation de croissant,appelée « les cornes des bêtes », au sein de laquelle des attaquesde flanc écraseraient l’ennemi. Tant que l’ennemi, dans le cas présent les Anglais, tenait le périmètre de sa position, il serait en sécurité, car les tirs de ses fusils et de son artillerie avaient un effet terrifiant sur les Zoulous.

Un artilleur anglais décrit l’effet de leurs obus explosifs sur les Zoulous, se rappelant qu’ils « regardaient autour d’eux en se demandant d’où les balles venaient, ce qu’ils ne comprenaient pas, les shrapnels éclatant à 45 m d’eux et les balles sifflant à leurs oreilles, il n’est pas étonnant qu’ils aient été surpris, car voir une bordée tirée au milieu d’eux et ne pas savoir d’où elle venait était suffisant pour surprendre les plus courageux.

» L’effet des fusils anglais n’était pas moins intimidant, car si les Zoulous avaient leurs propres fusils, ils étaient bien moins expérimentés et visaient souvent trop haut pour atteindre leur cible.

À Isandlwana, les Zoulous s’abritèrent dans les creux situés à la limite de la prairie plate entourant la montagne. Ils apprirent rapidement que quand les artilleurs anglais reculaient derrière leurs canons pour tirer, ils devaient se coucher pour éviter les obus. Tout en se cachant du plus gros de la fusillade, ils émettaient un bruit sourd comme le bourdonnement d’un essaim d’abeilles furieuses.

Finalement, les commandants locaux de chaque groupe de Zoulous situé au centre se lassèrent de voir leurs guerriers se coucher et les raillèrent, leur disant de se lever et de combattre. Ils se mirent à avancer à pas lents, mais à une distance d’environ 120 m de la ligne anglaise, ils lancèrent leur cri de guerre : « uSuthu ! » et chargèrent.

La vision était terrifiante. Les soldats paniqués se replièrent vers le campement, les Zoulous les rattrapant et brisant leurs formations. La confusion envahit tous les participants, et des Zoulous ne tardèrent pas à encercler chaque soldat, parfois si nombreux que tous les guerriers ne pouvaient pas atteindre leur victime. Les soldats combattirent aveuglément et bravement, frappant tous ceux qui se trouvaient à leur portée.

Un guerrier zoulou, uMhoti de la tribu des uKhandempemvu, nota la nature désespérée du combat : « J’ai alors attaqué un soldat dont la baïonnette a percé mon bouclier et tandis qu’il essayait de l’extraire, je l’ai frappé à l’épaule. Il a laissé tomber son fusil, m’a saisi autour du cou et m’a jeté à terre sous lui. J’avais l’impression que mes yeux éclataient, et j’étais presque étranglé quand j’ai réussi à attraper la lance toujours fichée dans son épaule et à l’enfoncer dans ses organes vitaux, et il a roulé à terre, sans vie. Mon corps était couvert de sueur et tremblait terriblement à cause de la suffocation que m’avait infligée cet homme courageux. »

Les deux camps s’infligèrent de lourdes pertes. Finalement, le nombre écrasant des Zoulous leur assura la victoire, et les Britanniques qui avaient survécu dans le campement tentèrent de fuir sur le sentier menant à la rivière à l’arrière d’Isandlwana. Ils y furent abattus par des Zoulous qui avaient encerclé la montagne, leur coupant la fuite. Aucun ne fut épargné, même s’il suppliait. Plus de 1 200 soldats blancs et leurs alliés indigènes furent massacrés, les Zoulous perdant au moins 1 000 hommes, et de nombreux autres gravement blessés.
Lord Chelmsford rejoignit son campement à la tombée de la nuit, mais ce n’est qu’au lever du jour que fut révélée la véritable horreur de la défaite. L’Empire britannique, à son apogée dans rima gination populaire, avait été militairement humilié. Cette déroutE fut vengée à la fin de l’année avec la défaite des Zoulous, mais CE fut un avant-goût de nouvelles luttes coloniales difficiles en Afrique du Sud.


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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

FACE AUX ZOULOUS« Les masses d’hommes sombres, en ordre découvert et se pliant à une discipline admirable, se suivaient en succes- sion rapide, courant d’un pas régulier à travers les hautes herbes. Ayant viré régulièrement de façon à se trouver exactement face à notre front, la plus grande portion des Zoulous se divisa en trois lignes,en petits groupes de cinq à dix hommes,et avança vers nous... Un groupe de cinq ou six se levait et filait à travers les hautes herbes, esquivant d’un côté et de l’autre la tête baissée, fusils et boucliers tenus bas et hors de vue. Ils disparaissaient soudain dans l’herbe, et seules des bouffées de fumée ondulante indiquaient encore leur situation. » Cité dans The Anatomy of the Zulu Army de lan Knight (Greenhill Books, 1995)
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

GAMINEDEPARIS a écrit:
Mirmilon, tu n'es pas tout seul, je lis, je regarde, merci

merci c'est gentil!!
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 2:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

la bataille de Rorke's Drift

Rorke's Drift est une station missionnaire du Natal, en Afrique du Sud, située près d'un gué naturel (drift) sur la rivière Buffalo. La défense de Rorke's Drift (22-23 janvier 1879) pendant la guerre entre Britanniques et Zoulous suit l'humilitante défaite subie plus tôt dans la journée par l'armée de Sa Majesté à la bataille d'Isandlwana. A Rorke's Drift, 139 Anglais défendent leur garnison et repoussent avec succès les assauts intenses de 4 à 5 000 guerriers zoulous.

14h dans l'après-midi du 22 janvier, le Major Spalding, encore inconscient du désastre qui s'est joué à Isandlwana, quitte la mission pour s'assurer de l'emplacement de la 1st Company du 24th Regiment of Foot, établi deux jours plus tôt, tandis que le lieutenant John Chard, du Royal Engineers, descend la rivière à la dérive lui-même pour inspecter le travail réalisé là-bas.
A 15h30, deux officiers du Natal Native Contingent -les lieutenants Vane et Adendorff- arrivent au gué porteur des nouvelles du désastre d'Isandlwana et signalent qu'une aile d'un impi zoulou (régiment) est en marche sur la mission. D'autres nouvelles parviennent sur place d'une note du capitaine Essex, mais aucune ne concerne la force zouloue en approche. Bien que l'origine de la décision consistant à rester sur place et à combattre reste inconnue, les trois officiers de l'endroit, les lieutenants Chard et Bromhead ainsi que l'Acting Assistant Commissary Dalton, décident que c'est la seule solution viable : toute colonne britannique, particulièrement si elle compte des chariots transportant des blessés et des malades comme ce serait le cas ici, serait rapidement rattrapée par les Zoulous et anéantie, tandis qu'un déplacement en terrain découvert est tout aussi désavantageux pour les Britanniques face à la mobilité et à la connaissance du terrain de leurs adversaires.


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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 3:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Après-midi du 22 janvier Au loin, les tirs avaient cessé. Le major Spalding était parti à Helpmakaar et tout était calme à Rorke’s Drift. Le lieutenant Chard rejoignit son camp près du gué et entreprit de s’occuper de sa correspondance. En milieu d’après-midi, il entendit des cris et vit 2 hommes à cheval apparemment très agités se jeter à l’eau. Il s’agissait des lieutenants Vane et Adendorff du Natal Native qui amenaient avec eux la terrible nouvelle du massacre de la colonne centrale à Isandlwana. Trois impis (régiments) zoulous s’étaient lancés à la poursuite des fugitifs jusqu’à quelques kilomètres en aval du gué. Ils avaient traversé la Buffalo et se dirigeaient maintenant vers la mission.

Chard était atterré. Rien n’avait été entrepris pour fortifier la position. Tenter de la défendre contre une attaque massive zouloue semblait sans espoir mais une tentative de fuite aurait sans doute été pire. Le temps d’atteler les bêtes et de charger les blessés, l’ennemi pouvait arriver. Et quand bien même, le convoi aurait probablement été intercepté bien avant d’avoir rejoint Hempelkaar. Il ordonna à son sergent de récupérer eau et matériel et de le rejoindre au camp de base.

Lorsqu’il arriva, il vit que Bromhead, mis au courant par un autre cavalier venu par un chemin différent, avait anticipé un ordre d’évacuation et commencé à charger quelques malades. Il s’était interrompu lorsque les 2 cavaliers du NCC lui avaient appris que Chard comptait se défendre sur place. Vane était reparti en direction d’Hempelkaar. Adendorff promit de rester, mais il semble qu’il se soit enfui un peu plus tard (1).

Chard doutait encore que sa décision fût la bonne mais l’assistant commissaire (Assistant Commissary) James Dalton, du Train, un sergent-major à la retraite d’une considérable expérience, le conforta dans son opinion que toute tentative de fuite équivalait à un suicide. Chard ordonna définitivement la défense du camp.


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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 3:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le seul périmètre incluant l’hôpital allait considérablement étendre la ligne des défenseurs mais aucune autre option ne semblait envisageable. L’entrepôt était rempli de boîtes de biscuits et de sacs de farine et Dalton suggéra qu’on les utilise pour former un mur défensif. Les boîtes de biscuits mesuraient une soixantaine de cm et pesaient 50kg. Les sacs de farine pesaient le double.
Les hommes se mirent immédiatement à entasser boîtes et sacs entre l’hôpital et l’entrepôt. Les 2 chariots que Bromhead avait fait atteler à la hâte furent intégrés dans la ligne, l’espace entre la caisse et le sol comblé par des boîtes et l’intérieur rempli de sacs.

De l’autre côté, la distance à parcourir était beaucoup plus importante, mais elle fut comblée, de l’hôpital au kraal. L’espace entre ce dernier et l’entrepôt fut lui aussi protégé. En définitive, le mur de protection ainsi construit mesurait près de 250m de long.

L’entrepôt n’avait ni portes ni fenêtres sur l’arrière mais une porte sur le côté Est, qui fut comblée par des sacs de farine.


Le périmètre défense

Malgré tous ces efforts, il demeurait beaucoup d’endroits d’où les Zoulous pouvaient s’approcher bien trop près des défenseurs. Le fossé de drainage situé derrière l’hôpital et l’ancien kraal de pierres situé à quelques mètres du nouveau leur permettait de se mettre à couvert. Mais le point faible de la défense était la zone arborée et broussailleuse qui s’étendait le long du replat rocailleux au nord du périmètre. Si cela ne suffisait pas, un mur de pierres d’1m50 se trouvait en parallèle au replat, à moins de 10m des remparts improvisés.

Soudain, une clameur s’éleva au moment où une centaine des Natal Native Horses du général Durnsford chevauchèrent jusqu’au lieutenant Vause pour lui demander quels étaient leurs ordres. Ils avaient attient Isandlwana après la bataille et s’étaient enfuis via « le sentier des fugitifs » (Fugitives’ Drif). Chard leur ordonna de surveiller le plateau qui s’étendait sous la colline Shiyane et de retenir les Zoulous aussi longtemps que possible avant de se retirer vers la mission. Chard avait désormais à sa disposition 350 hommes et il lui sembla que ses chances de tenir bon s’étaient améliorées.

L’inclusion de l’hôpital dans le périmètre défensif en était le point faible, avec ses 4 portes donnant sur l’extérieur, à l’ouest et sur l’arrière du bâtiment. Dans chacune des chambres occupées par des patients, 2 hommes furent postés. Ils barricadèrent les portes avec les meubles d’Otto Witt et des sacs de farine et bloquèrent les fenêtres-trop hautes pour tirer-avec des matelas. A contrario, ils creusèrent des meurtrières dans les murs à l’aide de leurs baïonnettes. Tout patient pouvant tirer se vit confier un fusil.


L'hôpital de Roke's Drift

Peu après le déjeuner, le chirurgien Reynolds, Otto Witt, le chapelain George Smith et le soldat Wall avaient grimpé la Shiyane pour tenter de comprendre ce qui motivait les coups de feu entendus au loin. S’ils pouvaient voir le sommet du mont Isandlwana, les 4 hommes ne pouvaient pas voir le camp lui-même. Lorsque Reynolds s’aperçut d’une agitation inhabituelle dans le campement, il redescendit, laissant ses 3 camarades au sommet de la colline. Peu après, Smith, qui avait une longue-vue, vit un large groupe de Zoulous à environ 6km en aval le long de la Buffalo. Ils coururent en hurlant prévenir la garnison qui était encore en train d’installer son système de barricade. Witt décida de quitter les lieux vers Hempelkaar, emmenant avec lui un blessé.

Le mur arrière était terminé, mais il manquait encore un rang à celui de l’avant. L’assistant commissaire Dalton se mit à faire distribuer les munitions.

Soudain, les Natal Native Horses s’enfuirent sans prévenir en direction d’Hempelkaar, suivis par le lt Vause qui cria que les hommes refusaient de lui obéir. Les Zoulous n’étaient pas encore en vue mais plusieurs coups de feu se dirent entendre plus loin sur la piste, alors que les fuyards entraient dans la zone de l’impi « régiment » qui tentait de contourner la mission par l ‘ouest de la Shiyane. Immédiatement après les hommes du Natal Native Contingent, officiers et sous-officiers britanniques inclus, abandonnèrent leurs postes à leur tour. Furieux d’un tel comportement, les soldats encore en place les agonirent d’injures, certains leur tirant même dessus, tuant le caporal Bill Anderson d’une balle dans le dos.
Quoi qu’il en soit, Chard venait de perdre près de 60% de ses effectifs en une poignée de minutes! Il ne lui restait plus qu’un peu plus de 150 hommes, dont 134 réguliers. Plus d’une trentaine étaient à l’hôpital et seuls 81 hommes de la Cie B constituaient une force sur laquelle il pouvait réellement s’appuyer. Le périmètre de défense tel que conçu n’était désormais plus tenable en l’état et l’hôpital devait être évacué.

Chard ordonna à quelques hommes d’ériger un nouveau mur partant du coin nord de l’hôpital vers le front du périmètre. Ce mur était à peine terminé qu’une sentinelle postée sur le toit avertit de l’arrivée des Zoulous. C’est à cet instant que le sergent Henry Gallagher aurait dit « Les voilà, autant que de brins d’herbes et aussi noirs que l’enfer ! » (« Here they come, thick as grass and as black as hell !»)

Trois impis Zoulous s’approchaient depuis l’arrière de la Shiyane : le uThulwana, le uDloko et le inDluyengwe. Ils avaient formé une des « cornes » de l’attaque à Isandlwana(2) et n’avaient pas participé au combat. Le troisième avait infligé plusieurs pertes à ceux qui tentaient de s’enfuir par « le sentier des fugitifs ». Les 3 régiments s’étaient rejoints le long de la Buffalo qu’ils eurent quelques difficultés à traverser et s’étaient mis en mouvement vers Rorke’s Drift, soit près de 3000 hommes. Ils se reposèrent un peu avant de reprendre leur route, ce qui leur coûta certainement la victoire. Sans cet arrêt, les Britanniques n’auraient jamais eu le temps de monter leur barricade improvisée.

Environ 500 à 700 hommes de l’impi inDluyengwe furent les premiers à engager la garnison, contournant la Shiyane et attaquant par le Sud. Ils se mirent en ligne à environ 600m des barricades hurlant leur cri de guerre « Usuthu ! Usuthu ! ».

Il était 16h30. La bataille de Rorke’s Drift venait de commencer


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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 3:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

4. La bataille de Roke’s Drift : 22-23 janvier

Les Zoulous chargèrent férocement jusqu’à ce que, à environ 400m de distance, une salve meurtrière se déclenche. Même ainsi, certains guerriers parvinrent à une cinquantaine de mètres de la barricade avant que la charge ne se dissolve. Les Zoulous comprirent vite que le manque de couvert allait leur coûter cher et entreprirent de virer sur la gauche, vers le devant de l’hôpital, ou arbres et buisson pourraient les protéger. De là, ils chargèrent en hurlant et un combat désespéré s’ensuivit. Les guerriers qui parvinrent à grimper les sacs de farines et boîtes de munitions en vinrent au corps à corps avec les soldats qui utilisèrent leurs baïonnettes (3) faute d’avoir eu le temps de recharger. Après qu’une vague eût été repoussée, une autre se lançait à l’assaut. Les Zoulous montaient sur les cadavres de leurs camarades pour franchir la barricade. Pendant près de 2 heures, les Britanniques repoussèrent les charges ennemies l’une après l’autre.


La défense de Rorke's Drift

Le replat rocheux situé devant le périmètre était autant un avantage qu’un inconvénient. S’il donnait aux défenseurs l’avantage de la hauteur sur la position, il donnait aux attaquants celui d’une couverture leur permettant de tirer quasiment à bout-portant.

A l’intérieur de l’hôpital, la situation était tout autant périlleuse. Les meurtrières percées à la hâte dans les murs ne permettant qu’un champ de tir limité, les Zoulous purent s’y adosser et se lancer dans la destruction des portes.
Cinq patients se trouvaient dans la chambre centrale du côté ouest, avec 2 soldats, John et Joseph Williams. John Williams se mit à percer un trou dans le mur qui les séparaient de la pièce d’à côté. Cette opération prit un certain temps et John Williams ne put sauver que 2 patients avant que la porte ne soit brisée et tous les occupants de la pièce massacrés. Les survivants rejoignirent le soldat Hook dans une autre pièce sans porte de sortie avec 9 autres patients. Williams se mit alors à percer à nouveau un mur de séparation. Lorsqu’il y parvient, une nouvelle menace s’était ajoutée : l’ennemi avait mis le feu au toit de chaume du bâtiment. Dans cette pièce, elle aussi sans porte de sortie, se trouvaient le soldat Waters et 2 patients. Hook protégeait le trou dans le mur pendant que Williams se chargeait d’en percer un troisième ( !). Lorsque l’issue fut percée, Waters refusa de quitter les lieux et se réfugia dans une armoire (4). Deux soldats nommés Jones se trouvaient dans la dernière pièce avant la sortie, sous la forme d’une fenêtre qui ouvrait sur ce qui était désormais un no man’s land.




Chard avait du en effet abandonner la défense du mur nord et s’était replié dans le « dernier carré », devant l’entrepôt. Vingt-cinq mètres séparaient l’hôpital en feu de Chard et ses hommes. Il faisait nuit maintenant. Les Zoulous se tenaient le long du périmètre extérieur mais ne pouvaient le franchir du fait des tirs en provenance du dernier carré.


"Le dernier carré
Lorsque les premiers patients franchirent la fenêtre pour atterrir dans la cour, le caporal William Allen et le soldat Frederick Hitch s’élancèrent courageusement à leur rescousse, couverts par leurs camarades qui tentèrent de leur mieux de faire baisser la tête aux Zoulous accrochés à la barricade. La plupart des hommes parvinrent à l’abri du dernier carré.



Après que la nouvelle du massacre d’Isandlwana ait atteint Helpmekaar, le major Spalding se mit en route avec 200 hommes. Menacés d’être encerclés à quelques km de la mission, Spalding se dit que Rorke’s Drift avait succombé et se retira pour préparer la ville à un assaut.

Le périmètre de défense s’était considérablement réduit. Bromhead et une douzaine d’hommes tentaient d’en défendre les arrières mais ils furent pris sous un feu intense. Le caporal Schiess, un Suisse servant dans le Natal Native Contingent, sauta par dessus la barricade et tua trois Zoulous qui les harcelaient (5).

Chard réunit quelques hommes pour construire à la hâte une redoute sur le flanc gauche du kraal à l’aide de sacs de farine. La redoute finit par atteindre 2 à 2m40 avec suffisamment de place pour les blessés et quelques hommes pour tirer sur les assaillants. Il fit aussi poster quelques hommes sur le toit de l’entrepôt qui se mirent à harceler l’ennemi qui tentaient de percer par le sud et incidemment à rejeter les sagaies enflammées qui menaçaient d’enflammer le bâtiment.

Plusieurs vagues d’assaut furent lancées par des Zoulous surgissant brusquement des ténèbres contre les hommes défendant le kraal, aux silhouettes parfaitement dessinées du fait de l’incendie de l’hôpital. Finalement, après plusieurs charges et contre-charges, les défenseurs durent abandonner le kraal et rejoindre le dernier carré.

A minuit, après près de 8h d’assaut, le carnage ne semblait pas vouloir prendre fin. Les hommes avaient tiré tellement de coups de feu que les pièces métalliques de leurs armes devenaient brûlantes. Les cas d’enrayement devinrent de plus en plus fréquents. Les yeux brûlaient, les gorges étaient asséchées.

Bien après 2h, les charges zouloues s’espacèrent mais coups feus et volées de sagaies continuèrent à être échangés dans les ténèbres.


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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 3:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le 23 janvier Aux premiers signes de l’aube, les survivants tentèrent de repérer l’ennemi. Celui-ci avait disparu. Chard envoya plusieurs hommes en patrouille. Quelques survivants de l’hôpital ou d’ailleurs, qui avaient réussi à profiter de l’obscurité pour rester à couvert purent être récupérés. Les Britanniques avaient perdu 15 tués, une dizaine de blessés sévères et plusieurs blessés légers.

Quatre cent cadavres entouraient le camp et plusieurs dizaines furent découverts plus tard dans le secteur.(6)

A 7h l’angoisse étreignit les défenseurs lorsqu’ils virent les Zoulous réapparaître à l’ouest de la Shiyane. Chard fit immédiatement revenir toutes les patrouilles. Les munitions allaient bientôt devenir rare, les survivants étaient épuisés. Un assaut de grande ampleur ne laisserait aucune chance aux Britanniques. Mais les Zoulous aussi étaient épuisés. Ils avaient quitté Ulundi à 130km 6 jours auparavant. Dans les dernières 24h, ils avaient parcouru plus de 20km pour rejoindre Rorke’s Drift où ils s’étaient battus pendant plus de 10h. Beaucoup n’avaient pas mangé depuis 2 jours. Après un moment, les guerriers se levèrent et firent un large détour pour redescendre en aval de la rivière.

Peu après 8h, une sentinelle fit savoir qu’une troupe d’importance se rapprochait en provenance de la vallée de la Bashee, au Zululand. Impossible de savoir de qui il s’agissait et la tension monta d’un cran chez les Britanniques. Les hommes hurlèrent de joie lorsque l’infanterie montée du major Francis Russell fut en vue. Peu après Lord Chelmsford et le reste de ses hommes arrivaient à leur tour.

Epuisés, plusieurs des défenseurs de la garnison s’adossèrent contre les barricades pour s’endormir sur le champ.


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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 3:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

aprés cette bataille,et malgré la vaillance des zoulous,les anglais reussirent tout de même à annexer l'affrique du sud,et ce pays devint celui de l'apartheid et du racisme.Mais ds ces deux batailles on ne peut que rendre hommage aux soldats de ces deux camps faisant preuve de vaillance et de courage,luttant pour leurs ideologies.
pourquoi ce topic me direz vous???peu de monde ne connait l'histoire de la conquête du sud qui s'est fait non sans mal par les anglais,la puissance des armées anglaises,modernes pour leur epoque s'est fait mise à mal par les zoulous qui au contraire de ce que vous croyez avaient une machine de guerre bien huilée.
et puis un peu de culture ça ne fait pas de mal non?????et c'est mieux que le cinema!!!
quoique je ne saurais vous conseillez les deux films.zoulouset l'ultime bataille des chefs d'oeuves,

à la semaine prochaine pour une nouvelle bataille inconnue de la plupart qui fit tomber un pays entier!!!!! Twisted Evil
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 3:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant



divers uniformes anglais de l'époque....
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 6:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Et le 1er juin 1879, le Prince-Impérial, fils de Napoléon III et d'Eugénie, devenu officier de la reine Victoria, tombait au Zoulouland.
Des massacres, et encore des massacres. La Colonisation ! Et aujourd'hui, les occidentaux s'étonnent d'avoir des millions d'immigrés sur leur sol ! On n'avait qu'à rester chez nous. Sad
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 6:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci encore Mirmillon - quel beau travail !
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 6:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, il connait son sujet!
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