Posté le: Lun Juin 29, 2009 3:26 pm Sujet du message: Libéralisme contre Communautarisme
Bonjour à tous, voici une ptite synthèse de ce débat, en partant de ce qu'est la pensée communautariste, en quoi elle s'est constituée contre le libéralisme... si certains ont un point de vue sur la question ou des questions...
Communautarisme :
Ce courant de la philosophie politique nord-américaine s’est développée depuis les années 1980 à la fois en réaction contre les excès de l’individualisme des sociétés contemporaines et contre la refondation par Rawls d’un libéralisme politique faisant de l’individu un principe et une valeur.
Inauguré par Michael Sandel, le communautarisme rapporte le « malaise de la modernité » à un individualisme pour lequel il n’existe plus de références communes aux individus. Dénonciation du modèle contractuel de société. La discussion communautarienne a des enjeux vastes et diversifiés.
A la base, il y a un désaccord sur la conception même de la personne. Les Lumières ont fait de la subjectivité le fondement de toutes les évaluations en espérant que la raison permettrait de fournir méthode et critères pour évaluer les actions individuelles et collectives. Au contraire, pour les communautaristes, toute subjectivité est constituée par la tradition : Nulle rationalité n’est séparable d’une histoire dont elle hérite.
A partir de cette conception de la personne, le courant comm. Soutient que l’affirmation libérale de l’individu comme premier et seul sujet de droit dévalorise un lien social, qui plus originaire et plus consistant que tout lien contractuel, s’exprimerait en terme d’appartenance. La solidarité est ici plus organique, le comm. développant une analyse critique des coopérations basée sur le seul intérêt individuel. La critique du libéralisme est néanmoins sélective…
Discussion serrée de Sandel et Rawls. La société libérale de Rawls ne se caractérise par la définition d’aucun idéal commun. Par respect du pluralisme des valeurs, cette société ne veut imposer aucune conception partagée du bien, à chacun de choisir dans sa vie une ligne directrice. Sandel discute ce modèle. Pour lui il y a une incohérence dans le modèle rawlsien.
Pour Rawls, le premier principe du juste (qui prime sur le bien, subsidiaire, dépendant du choix des individus…) consiste dans l’existence de droits égaux aux mêmes libertés fondamentales. C’est sur le second principe que les communautariens attaquent. Ce second principe : « le droit à la différence » : n’est compatible avec la justice que celles des différences ou des inégalités qui, dans un système où serait garanti l’égalité des chances, apparaîtraient susceptibles d’être avantageuse pour tous, y compris pour les moins favorisés (teneur du principe virtuellement social-démocrate).
Mais pour Sandel, ce second principe exigerait une tout autre théorie du sujet. Ce principe du « droit à la différence » suppose chez les individus, pour leur apparaître justifié, une réactivation des valeurs de la fraternité. Ainsi Rawls dans son premier principe considérait le sujet comme choisissant seul, mais ce 2eme principe exige une ouverture à l’intersubjectivité, à l’autre, et donc accepte d’emblée certaines valeurs morales de la communauté.
Sandel conclut à l’inconsistance intrinsèque du libéralisme contemporain. Il ne peut retrouver sa cohérence que de 2 façons : soit en sacrifiant le 2eme principe (dc refus d’une justice redistributive, acceptation du néo-libéralisme) , la seconde en ne séparant plus le bien et le juste, en repensant la relation du sujet à la communauté, où ne serait plus bannis « ces attachements et ces engagements + ou – persistants qui, pris dans leur ensemble, définissent partiellement la personne que je suis » .
Dans cette seconde voie se joue le virage menant du libéralisme au communautarisme. => redonne au sujet ses définitions de soi plus « chaleureuses » dont l’a sevré l’éthique l’éthique du désengagement, en marginalisant les composantes collectives de son identité.
Contre le modèle d’une démocratie purement « procédurale » il s’agirait pour les comm. d’être attentif au « genre de communauté dont dépend, en fin de compte, la démocratie » et aux valeurs susceptibles d’y faire converger.
Le communautarisme entend ainsi réintégrer la question morale dans la question politique même. Gros projet au vue de la philosophie politique moderne qui depuis Kant sépare le droit de la morale.
Pour convaincre, la critique comm. veut montrer que les délibérations rationnelles des partenaires s’efforçant d’établir des principes de justice ne sauraient conduire au choix du principe de différence. L’intégration d’un ajout de fraternité ne peut venir d’un simple égoïsme éclairé.
La critique communautarienne s’est adossée à une lecture maximaliste du voile d’ignorance de Rawls.
Mais est-il indispensable, pour réintégrer dans la conscience individuelle le souci du collectif, de prendre le risque de faire de la communauté elle-même un sujet de droit, concurrent de l’individu ?
En fragilisant la valeur de l’individu au profit de celle du groupe d’appartenance, le communautarisme apporte sans doute une solutions douteuse à un problème sérieux : celui de savoir comment l’Etat démocratique peut répondre aux besoins de reconnaissance, de plus en plus forts au sein de sociétés/atomisées où chacun trouve dans les liens qui le solidarisent avec d’autres autour d’une identité distinctive une dimension de ce qu’il est.
Sexe: Inscrit le: 19 Nov 2006 Messages: 6981 Localisation: sud/est
Posté le: Lun Juin 29, 2009 6:15 pm Sujet du message:
Mais, l'idée même d'une société qui aurait comme centre d'intérêt l'individu est une forme de communautarisme, puisque centrée sur une idée commune : l'individu en l'occurence.
Le collectif au service de l'individu qui, en retour, entretient le collectif : de facto.
Posté le: Lun Juin 29, 2009 6:47 pm Sujet du message:
paradox a écrit:
Mais, l'idée même d'une société qui aurait comme centre d'intérêt l'individu est une forme de communautarisme, puisque centrée sur une idée commune : l'individu en l'occurence.
Le collectif au service de l'individu qui, en retour, entretient le collectif : de facto.
Je ne suis pas d'accord: tout système sociétaire, quel qu'il soit, consiste effectivement en un rapport quelconque entre l'individuel et le commun. Le communautarisme se veut donc une réponse à cette dualité en faisant pencher la balance du côté de la chose commune.
Il faut donc distinguer l'idée de sytème en soi de l'idée d'un système précis.
Mais tu as raison en ce que dès que l'on songe à un système quelconque, on reconnaît de facto l'existence de la chose commune, même dans le système extrémiste de l'anarchisme (puisqu'en affirmant la préséance totale de l'individu sur la chose commune, on reconnaît tout de même l'existence de celle-ci). _________________ 6 milliards de solitudes, ça fait beaucoup de seuls ensemble.
Sexe: Inscrit le: 19 Nov 2006 Messages: 6981 Localisation: sud/est
Posté le: Lun Juin 29, 2009 7:01 pm Sujet du message:
Olibrius a écrit:
paradox a écrit:
Mais, l'idée même d'une société qui aurait comme centre d'intérêt l'individu est une forme de communautarisme, puisque centrée sur une idée commune : l'individu en l'occurence.
Le collectif au service de l'individu qui, en retour, entretient le collectif : de facto.
Je ne suis pas d'accord: tout système sociétaire, quel qu'il soit, consiste effectivement en un rapport quelconque entre l'individuel et le commun. Le communautarisme se veut donc une réponse à cette dualité en faisant pencher la balance du côté de la chose commune.
Il faut donc distinguer l'idée de sytème en soi de l'idée d'un système précis.
Mais tu as raison en ce que dès que l'on songe à un système quelconque, on reconnaît de facto l'existence de la chose commune, même dans le système extrémiste de l'anarchisme (puisqu'en affirmant la préséance totale de l'individu sur la chose commune, on reconnaît tout de même l'existence de celle-ci).
Parce que ce n'est qu'une confrontation entre deux idées (libéralisme / communautarisme) de systèmes différents.
Sur le fond, il n'y a aucune différence, puisqu'il s'agit toujours d'une communauté.
Mais sur la forme, c'est ici qu'intervient la différence.
L'individu au service du collectif VS le collectif au service de l'individu.
Cependant, je tiens à ajouter que le libéralisme que nous connaissons, voire le néo-libéralisme, n'est pas le collectif pour l'individu, mais seulement le collectif pour QUELQUES individus et que cet état de fait est à combattre.
Posté le: Lun Juin 29, 2009 7:52 pm Sujet du message:
paradox a écrit:
L'individu au service du collectif VS le collectif au service de l'individu.
Cependant, je tiens à ajouter que le libéralisme que nous connaissons, voire le néo-libéralisme, n'est pas le collectif pour l'individu, mais seulement le collectif pour QUELQUES individus et que cet état de fait est à combattre.
Voilà le noeud du problème:
Si on passe dans le camp du collectif au service de l'individu, on entrave forcément l'individuation des citoyens: il y a uniformisation par la limitation des possibilités. On appauvrit ainsi le constituant de base du collectif: l'individu.
À l'inverse, si on passe au camp de l'individu au service du collectif, on se repose sur la bonne foi de l'individu: on suppose que celui-ci est conscient de son appartenance au collectif et même de sa dette envers le collectif. Mais voilà qu'évidemment, tous les individus ne sont pas conscient de cette dette. Par ailleurs, l'individualité étant plus affirmée, il en résulte que les disparités de la chose collective deviennent de plus en plus imposantes jusqu'à ce que les leviers du pouvoir tombent dans les mains de ceux qui sont en haut de la pyramide. On obtient donc un collectif élastique, i.e. le collectif au service de quelques individus, comme tu le dis.
Alors cette dualité vitale de l'homme est-elle conciliable ou sommes-nous au contraire condamnés à louvoyer entre les deux pôles ?
Peut-être que cette conciliation passe tout simplement par la prise de conscience de l'individu par rapport à sa dette au collectif ? _________________ 6 milliards de solitudes, ça fait beaucoup de seuls ensemble.
Posté le: Mar Juin 30, 2009 12:06 am Sujet du message:
paradox a écrit:
Mais, l'idée même d'une société qui aurait comme centre d'intérêt l'individu est une forme de communautarisme, puisque centrée sur une idée commune : l'individu en l'occurence.
Le collectif au service de l'individu qui, en retour, entretient le collectif : de facto.
oui ça me semble juste aussi. Si une société est définie par ses individus rationnels, qui s'entendent sur le fait qu'ils faillent avoir accès aux même droits fondamentaux, ceux-ci devant garantir la pluralité des points de vue, le "polythéisme moral", que dire face à des individus qui refuseront cet accord minimum sur l'égal accès de tous au droit, à ces individus qui au nom de leur fanatisme refuseront les droits égaux aux individus, le respect de la liberté individuelle, etc...
Pour que le systeme libéral présenté en intro (style Rawls) puisse fonctionner, il faut une intuition morale de base, commune à tous, qui ne peut être surtout présente que dans les démocraties modernes. Ainsi le systeme libéral promu par Rawls ne me semble pouvoir marcher qu'à un certain niveau de développement du contexte socio-économique, ce qui permet une "intuition moral" commune à tous suffisante...
Est-ce alors simplement une différence en degrés avec le communautarisme?
Sexe: Inscrit le: 19 Nov 2006 Messages: 6981 Localisation: sud/est
Posté le: Mar Juin 30, 2009 9:29 am Sujet du message:
Olibrius a écrit:
Alors cette dualité vitale de l'homme est-elle conciliable ou sommes-nous au contraire condamnés à louvoyer entre les deux pôles ?
Elle ne peut être conciliable que sur des valeurs sociétale satisfaisant les appétences sociales de chacun : les uns veulent dominer, les autres être dominés : chacun doit être reconnu selon ses compétences et ses besoins, voire ses envies. Ensuite, il faut pouvoir garantir un minimum vital suffisant (nourriture, éducation, santé, vieillesse).
En fait, le véritable noeud du problème se situe au niveau de l'argent en lui-même qui doit rester un moyen et ne jamais devenir une fin : pour cela, il faut le rendre accessible à tous. Par ex donner à chacun un minimum garanti afin de subvenir à ses besoins.
Et puis, l'argent d'aujourd'hui fonde sa valeur sur un arbitraire en fonction de plusieurs critères (rareté par ex, ou encore réserves), nous pouvons très bien le définir autrement que ce qu'il est aujourd'hui : selon nos besoins justement.
Olibrius a écrit:
Peut-être que cette conciliation passe tout simplement par la prise de conscience de l'individu par rapport à sa dette au collectif ?
Obligatoirement.
La clé réside dans l'éducation.
Freddo4 a écrit:
Est-ce alors simplement une différence en degrés avec le communautarisme?
De dégrès certes, mais surtout d'objectif.
Que voulons-nous de notre société ? Notre bien-être passe par quoi ?
Si certains veulent vivre en communauté, parfois même jusqu'à s'uniformiser (la notion de clan est encore bien ancrée dans nos exigences), pourquoi ne pas les laisser faire ? (Ex la burqua.)
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Posté le: Mar Juin 30, 2009 10:34 am Sujet du message:
Je ne comprends pas en quoi le communautarisme s'oppose au libéralisme... Tant que l'adhésion à la communauté est libre, je ne vois pas où est le problème.
Sexe: Inscrit le: 15 Nov 2007 Messages: 810 Localisation: perpi....
Posté le: Mar Juin 30, 2009 10:55 am Sujet du message:
Pandi a écrit:
Je ne comprends pas en quoi le communautarisme s'oppose au libéralisme... Tant que l'adhésion à la communauté est libre, je ne vois pas où est le problème.
De toutes facon nous vivons en communauté , et c'est librement que nos communautés se sont costruite
Maintenant il y a maniére et maniére de construire .
Au juste on oppose l'inopposable...histoire de mettre du pti lait dans l'alambic des temps modernes !
Faut bien se trouver de quoi s'opposer , sinon quels sens donner à nos libertés si au bout du compte elles ne s'opposent.
En fait c'est l'Alambic des "cons" dont je fais parties bien que je pose mon cul entre deux chaises optant pour un devoir communautaire en sachant trés bien que ma libertée s'assoit dessus !
C'est donc un problême de trône !
Le libéralisme , la liberté...enfin tout ce qui troune autour de cela est un trône sur lequel nous posons tous nos culs à plus ou moins grande échances et dépendant de la taille du trône évidement .
à petit trône petit cul , à gros cul gros trône...c'est sans partage évidement ! il n'y qu'un cul sur un trône mais deux paires de fesses ! _________________ "j'aime pas les humains"
Inscrit le: 15 Nov 2008 Messages: 7187 Localisation: DTC
Posté le: Mar Juin 30, 2009 10:57 am Sujet du message:
elbaid a écrit:
Pandi a écrit:
Je ne comprends pas en quoi le communautarisme s'oppose au libéralisme... Tant que l'adhésion à la communauté est libre, je ne vois pas où est le problème.
De toutes facon nous vivons en communauté , et c'est librement que nos communautés se sont costruite
Maintenant il y a maniére et maniére de construire .
Au juste on oppose l'inopposable...histoire de mettre du pti lait dans l'alambic des temps modernes !
Faut bien se trouver de quoi s'opposer , sinon quels sens donner à nos libertés si au bout du compte elles ne s'opposent.
En fait c'est l'Alambic des "cons" dont je fais parties bien que je pose mon cul entre deux chaises optant pour un devoir communautaire en sachant trés bien que ma libertée s'assoit dessus !
C'est donc un problême de trône !
Le libéralisme , la liberté...enfin tout ce qui troune autour de cela est un trône sur lequel nous posons tous nos culs à plus ou moins grande échances et dépendant de la taille du trône évidement .
à petit trône petit cul , à gros cul gros trône...c'est sans partage évidement ! il n'y qu'un cul sur un trône mais deux paires de fesses !
Historiquement, l'appartenance à une communauté était plutôt régler dès la naissance... Nos sociétés modernes permettent de quitter sa communauté, en cela, elles s'opposent peut-être au sectarisme, mais pas au communautarisme.
Sexe: Inscrit le: 15 Nov 2007 Messages: 810 Localisation: perpi....
Posté le: Mar Juin 30, 2009 11:18 am Sujet du message:
Ce qui indique que nos culs partagés entre deux fesses s'intronisent communautairement pour satisfaire se trône !
De toute facon nous sommes socialement en communauté , mais individuellement en liberté soumis à une condition sociale et communautaire....oui mais libre selon le libéralisme.
Libéralisme lui même s'auto s'identifiant à travers une communauté qui se veut liberté....oui mais communautaire !
C'est la parodie du "oui mais" , et plutôt un pamphlet à la gloire du politique qui se complet trés bien dans le jeux de l'union et de la désunion...
Alors que faire :
Vivre en communauté librement libéraliste ou bien
Vivre en libéraliste librement communautaire ?
Que faire de cet parodie politico immaginative :
Un pamphlet je ne voies rien d'autres que cela....
Toutes facon nous sommes indéniablement communautariste au sein même d'une communauté .
Il y a par exemple le club vtt de la "bouse sur var" et le club pétanquiste du patelin voisin....les uns voulant faire du terrain vague un chemin de cycliste , les autres un boulodrome convaincuent de leurs bon droits .
Le plus dificile étant communautairement parlant de satisfaire la liberté de chaque communauté , et même de satisfaire la liberté tout court puisque elle en passe par une exigence communautaire... _________________ "j'aime pas les humains"
Inscrit le: 15 Nov 2008 Messages: 7187 Localisation: DTC
Posté le: Mar Juin 30, 2009 11:19 am Sujet du message:
elbaid a écrit:
Ce qui indique que nos culs partagés entre deux fesses s'intronisent communautairement pour satisfaire se trône !
De toute facon nous sommes socialement en communauté , mais individuellement en liberté soumis à une condition sociale et communautaire....oui mais libre selon le libéralisme.
Libéralisme lui même s'auto s'identifiant à travers une communauté qui se veut liberté....oui mais communautaire !
C'est la parodie du "oui mais" , et plutôt un pamphlet à la gloire du politique qui se complet trés bien dans le jeux de l'union et de la désunion...
Alors que faire :
Vivre en communauté librement libéraliste ou bien
Vivre en libéraliste librement communautaire ?
Que faire de cet parodie politico immaginative :
Un pamphlet je ne voies rien d'autres que cela....
Toutes facon nous sommes indéniablement communautariste au sein même d'une communauté .
Il y a par exemple le club vtt de la "bouse sur var" et le club pétanquiste du patelin voisin....les uns voulant faire du terrain vague un chemin de cycliste , les autres un boulodrome convaincuent de leurs bon droits .
Le plus dificile étant communautairement parlant de satisfaire la liberté de chaque communauté , et même de satisfaire la liberté tout court puisque elle en passe par une exigence communautaire...
Pourquoi vouloir déterminer UN choix, alors que l'intérêt est justement que chacun peut faire ce qu'il veut?
Sexe: Inscrit le: 15 Nov 2007 Messages: 810 Localisation: perpi....
Posté le: Mar Juin 30, 2009 11:23 am Sujet du message:
Pandi a écrit:
elbaid a écrit:
Pandi a écrit:
Je ne comprends pas en quoi le communautarisme s'oppose au libéralisme... Tant que l'adhésion à la communauté est libre, je ne vois pas où est le problème.
De toutes facon nous vivons en communauté , et c'est librement que nos communautés se sont costruite
Maintenant il y a maniére et maniére de construire .
Au juste on oppose l'inopposable...histoire de mettre du pti lait dans l'alambic des temps modernes !
Faut bien se trouver de quoi s'opposer , sinon quels sens donner à nos libertés si au bout du compte elles ne s'opposent.
En fait c'est l'Alambic des "cons" dont je fais parties bien que je pose mon cul entre deux chaises optant pour un devoir communautaire en sachant trés bien que ma libertée s'assoit dessus !
C'est donc un problême de trône !
Le libéralisme , la liberté...enfin tout ce qui troune autour de cela est un trône sur lequel nous posons tous nos culs à plus ou moins grande échances et dépendant de la taille du trône évidement .
à petit trône petit cul , à gros cul gros trône...c'est sans partage évidement ! il n'y qu'un cul sur un trône mais deux paires de fesses !
Historiquement, l'appartenance à une communauté était plutôt régler dès la naissance... Nos sociétés modernes permettent de quitter sa communauté, en cela, elles s'opposent peut-être au sectarisme, mais pas au communautarisme.
Donc si je te suis bien...je peux librement quitté ma communauté sociaux cuturelle pour le cas et chéant construire une nouvelle communauté qui ne serait pas secte mais indéniablement déja communautariste donc non sectaire !
En somme je passe d'une communauté à l'autre .
Et si les communautés présentent ne m'intéresse pas...que suis je donc ? _________________ "j'aime pas les humains"
Inscrit le: 15 Nov 2008 Messages: 7187 Localisation: DTC
Posté le: Mar Juin 30, 2009 11:25 am Sujet du message:
elbaid a écrit:
Donc si je te suis bien...je peux librement quitté ma communauté sociaux cuturelle pour le cas et chéant construire une nouvelle communauté qui ne serait pas secte mais indéniablement déja communautariste donc non sectaire !
En somme je passe d'une communauté à l'autre .
Et si les communautés présentent ne m'intéresse pas...que suis je donc ?
Construire une nouvelle communauté, c'est plutôt ambitieux. Il y a déjà pas mal de choix sur le marché des communautés, je pense que chacun peut réussir à trouver la sienne.
Sexe: Inscrit le: 15 Nov 2007 Messages: 810 Localisation: perpi....
Posté le: Mar Juin 30, 2009 11:25 am Sujet du message:
Pandi a écrit:
elbaid a écrit:
Ce qui indique que nos culs partagés entre deux fesses s'intronisent communautairement pour satisfaire se trône !
De toute facon nous sommes socialement en communauté , mais individuellement en liberté soumis à une condition sociale et communautaire....oui mais libre selon le libéralisme.
Libéralisme lui même s'auto s'identifiant à travers une communauté qui se veut liberté....oui mais communautaire !
C'est la parodie du "oui mais" , et plutôt un pamphlet à la gloire du politique qui se complet trés bien dans le jeux de l'union et de la désunion...
Alors que faire :
Vivre en communauté librement libéraliste ou bien
Vivre en libéraliste librement communautaire ?
Que faire de cet parodie politico immaginative :
Un pamphlet je ne voies rien d'autres que cela....
Toutes facon nous sommes indéniablement communautariste au sein même d'une communauté .
Il y a par exemple le club vtt de la "bouse sur var" et le club pétanquiste du patelin voisin....les uns voulant faire du terrain vague un chemin de cycliste , les autres un boulodrome convaincuent de leurs bon droits .
Le plus dificile étant communautairement parlant de satisfaire la liberté de chaque communauté , et même de satisfaire la liberté tout court puisque elle en passe par une exigence communautaire...
Pourquoi vouloir déterminer UN choix, alors que l'intérêt est justement que chacun peut faire ce qu'il veut?
Ben oui , mais si je peux faire ce que je veux , je détermine un choix en tous cas le mien . _________________ "j'aime pas les humains"
Inscrit le: 15 Nov 2008 Messages: 7187 Localisation: DTC
Posté le: Mar Juin 30, 2009 11:29 am Sujet du message:
elbaid a écrit:
Ben oui , mais si je peux faire ce que je veux , je détermine un choix en tous cas le mien .
Oui, mais qui peut mieux le déterminer à part toi? En fait, on ne peut pas trop répondre à tes questions.
Si je comprends pas bien, tu trouves paradoxale d'être libre dans une communauté, du fait peut-être des règles inhérentes à chaque groupe? Moi je dirais qu'être libre c'est choisir les règles qui nous conviennent.
Sexe: Inscrit le: 15 Nov 2007 Messages: 810 Localisation: perpi....
Posté le: Mar Juin 30, 2009 11:30 am Sujet du message:
Pandi a écrit:
elbaid a écrit:
Donc si je te suis bien...je peux librement quitté ma communauté sociaux cuturelle pour le cas et chéant construire une nouvelle communauté qui ne serait pas secte mais indéniablement déja communautariste donc non sectaire !
En somme je passe d'une communauté à l'autre .
Et si les communautés présentent ne m'intéresse pas...que suis je donc ?
Construire une nouvelle communauté, c'est plutôt ambitieux. Il y a déjà pas mal de choix sur le marché des communautés, je pense que chacun peut réussir à trouver la sienne.
Ok mais si depuis que l'histoire existe , le genre humain n'avait que des choix communautaires existant....on serait encore entrain de choisir entre le clan de l'ours et celui du loups .
C'est quoi un paradigme ? _________________ "j'aime pas les humains"
Inscrit le: 15 Nov 2008 Messages: 7187 Localisation: DTC
Posté le: Mar Juin 30, 2009 11:33 am Sujet du message:
elbaid a écrit:
Pandi a écrit:
elbaid a écrit:
Donc si je te suis bien...je peux librement quitté ma communauté sociaux cuturelle pour le cas et chéant construire une nouvelle communauté qui ne serait pas secte mais indéniablement déja communautariste donc non sectaire !
En somme je passe d'une communauté à l'autre .
Et si les communautés présentent ne m'intéresse pas...que suis je donc ?
Construire une nouvelle communauté, c'est plutôt ambitieux. Il y a déjà pas mal de choix sur le marché des communautés, je pense que chacun peut réussir à trouver la sienne.
Ok mais si depuis que l'histoire existe , le genre humain n'avait que des choix communautaires existant....on serait encore entrain de choisir entre le clan de l'ours et celui du loups .
C'est quoi un paradigme ?
Oui, j'ai dit que c'était ambitieux, pas impossible. Des communautés se créent et se défont chaque jour.
Un paradigme, c'est en gros un système cohérent d'appréhension du monde.
Posté le: Mar Juin 30, 2009 1:26 pm Sujet du message:
Salut Pandi, j'essaie de te répondre sur la différence libéralisme/communautarisme :
Dans la plupart des philosophies politiques modernes on affirme l'importance de la souveraineté du peuple. Mais un 2eme choix de valeur est plus spécifique au modèle libéral: il consiste dans la valorisation de l'individu et des libertés. En effet, théoriquement un peuple souverain devrait être constitué d'hommes libres. Or le libéralisme depuis Locke n'a cessé de défendre qu'il n'y a pas de liberté pour un être s'il n'est pas capable de distinguer sa volonté de celle d'autrui. La capacité a faire preuve d'une volonté propre équivaudrait à s'affirmer comme une individualité. Pour le libéralisme politique, l'humanité de l'homme se trouve dans sa capacité à affirmer son individualité.
L'individualité est donc une condition (insuffisante) pour affirmer sa liberté. Et c'est là en partie, je crois, que les communautariens posent problème. Ils soutiennent que l'individu n'est pas si libre que cela, comme un atome qui se baladerait où il veut. L'individu appartiendrait à une communauté dès sa naissance, qui va influer sur sa rationalité, ses choix, bref qui va entacher cette belle volonté propre, chère au libéralisme. Il y aurait un primat d'une communauté de culture, de traditions sur des individus lui appartenant.
De là, le courant communautarien dénonce cette illusion du modèle contractuel de société où chacun échangerait librement des biens, des services, des arguments...
Sinon la pensée communautarienne s'est surtout attaquée à la vision Rawlsienne du libéralisme, dans son deuxième principe que j'ai expliqué en intro. Cette vision de Rawls est tout-de-même extremement importante, elle a animé de nombreux débats dans le monde intellectuel libéral et avec ses adversaires...