Posté le: Dim Juin 28, 2009 10:56 pm Sujet du message:
il y a des emotions qui sont appris: voici quelques-unes: l´empathie, l´envie, la vengeance, la solitude, l´amour _________________ je vais faire de toi ce que le printemps fait avec les cerisiers
Posté le: Dim Juin 28, 2009 11:06 pm Sujet du message:
mariajose a écrit:
il y a des emotions qui sont appris: voici quelques-unes: l´empathie, l´envie, la vengeance, la solitude, l´amour
-l'empathie se remarque chez les tout petits, on a longtemps cru qu'elle était une émotion "artificielle", "morale", alors qu'il apparaît qu'elle est "naturelle"...
-l'envie, je me demande comment on peux "l'apprendre"???vouloir posséder ce qu'a l'autre, ça me semble plutôt naturel, non? On apprend pas à avoir envie, on apprend à calme ses envies en revanche!
-la solitude ne s'apprend pas, là encore sinon j'aimerais bien savoir comment!
-l'amour? un enfant on lui apprend à aimer sa mère?
_________________ "The more I see, the more I know, the less I understand"
Sexe: Inscrit le: 19 Nov 2006 Messages: 6985 Localisation: sud/est
Posté le: Lun Juin 29, 2009 7:21 am Sujet du message:
lilula59 a écrit:
mariajose a écrit:
il y a des emotions qui sont appris: voici quelques-unes: l´empathie, l´envie, la vengeance, la solitude, l´amour
-l'empathie se remarque chez les tout petits, on a longtemps cru qu'elle était une émotion "artificielle", "morale", alors qu'il apparaît qu'elle est "naturelle"...
-l'envie, je me demande comment on peux "l'apprendre"???vouloir posséder ce qu'a l'autre, ça me semble plutôt naturel, non? On apprend pas à avoir envie, on apprend à calme ses envies en revanche!
-la solitude ne s'apprend pas, là encore sinon j'aimerais bien savoir comment!
-l'amour? un enfant on lui apprend à aimer sa mère?
Il est vrai que l'empathie serait plutôt instinctive (encore qu'il faille savoir associer douleur ou plaisir à une action adéquate : et cela s'apprend) : elle permettrait la prise de conscience. Toutefois, comme tout instinct, il demande alors un acte déclencheur de sa mise en oeuvre.
Cependant, pour le reste, je suis assez d'accord : beaucoup d'émotions ou de sentiments sont culturels, dans la mesure où il faille apprendre, comme je le disait plus haut entre parenthèses, à associer les actes au ressenti.
L'homme est un être culturel, où l'acquis prédomine sur l'inné : encore une différence majeure d'avec l'animalité, dont l'inverse se vérifie (histoire de rappeler à ceux qui croient que l'homme n'est qu'un animal comme un autre, qu'il n'en est rien...)
Posté le: Lun Juin 29, 2009 8:55 am Sujet du message: Re: Solitude.
paradox a écrit:
Je pique cette citation dans une réponse de Florine :
"Nous vivons ensemble, nous agissons et réagissons les uns sur les autres; mais toujours, et en toutes circonstances, nous sommes seuls.
Les martyrs entrent, la main dans la main, dans l'arène; ils sont crucifiés seuls.
Embrassés, les amants essayent désepérement de fondre leurs extases isolées en une transcendance unique; en vain.
Par sa nature même, chaque esprit incarné est condamné à soufrir et à jouir en solitude.
les sensations, les sentiments, les intuitions, les imaginations, tout cela est privé, et sauf au moyen de symboles, et de seconde-main, incommunicable"
Aldous Huxley.
Croyez-vous que nous sommes seuls ?
La solitude..... ça n'existe pas. Le désespoir et la refus de l'autre , ça par contre ça existe.
Sexe: Inscrit le: 19 Nov 2006 Messages: 6985 Localisation: sud/est
Posté le: Lun Juin 29, 2009 9:01 am Sujet du message: Re: Solitude.
poxy91 a écrit:
paradox a écrit:
Je pique cette citation dans une réponse de Florine :
"Nous vivons ensemble, nous agissons et réagissons les uns sur les autres; mais toujours, et en toutes circonstances, nous sommes seuls.
Les martyrs entrent, la main dans la main, dans l'arène; ils sont crucifiés seuls.
Embrassés, les amants essayent désepérement de fondre leurs extases isolées en une transcendance unique; en vain.
Par sa nature même, chaque esprit incarné est condamné à soufrir et à jouir en solitude.
les sensations, les sentiments, les intuitions, les imaginations, tout cela est privé, et sauf au moyen de symboles, et de seconde-main, incommunicable"
Aldous Huxley.
Croyez-vous que nous sommes seuls ?
La solitude..... ça n'existe pas. Le désespoir et la refus de l'autre , ça par contre ça existe.
Pourtant, seuls nous sommes, de la naissance à la mort; pour ce qui est de côtoyer les autres, je ne dis pas.
Nous avons la communication pour partager notre solitude. Et parfois, interaction illusoire, nous copulons.
Mais, dans mon esprit, je suis seul, avec moi-même.
Sexe: Inscrit le: 15 Oct 2008 Messages: 17951 Localisation: sur la joue sélénienne
Posté le: Lun Juin 29, 2009 9:27 am Sujet du message:
si, nous sommes seuls face à nous-mêmes... pourquoi est-il si difficile de l' admettre ? je suis face à moi-même et je me plaîs ou me déplaîs selon ce que je fais et ce que je pense... bien sûr que nous sommes entourés, mais cela n' empêche en rien la solitude de l' esprit... nous nous tenons compagnie, mon "moi" et moi-même et parfois, nous nous chamaillons lorsque nous sommes en désaccord... cela s' appelle : la conscience ! _________________ une larme opaline coule sur ma joue, s'évanouit sur mon sein et s'envole en un éclat de rire sur les ailes d'éole vers l'azur infini...
Posté le: Lun Juin 29, 2009 9:46 am Sujet du message:
Ne plus avoir besoin de la présence de l'autre pour continuer à se sentir bien. Et n'accepter l'autre à la seule condition qu'on soit mieux avec lui que tout seul (et réciproquement)
Se lover dans le bien être solitaire et choisir ses amis.
> Voila un challenge pour l'indépendance dans le bien être. _________________ "La vraie paresse, c'est de se lever à 6 heures du matin pour avoir plus longtemps à ne rien faire." Tristan Bernard
Posté le: Lun Juin 29, 2009 10:43 am Sujet du message:
Beaucoup de personnes confondent la solitude et l'isolement. Or, la solitude n'est pas un isolement.
Etre isolé c'est être coupé des autres, sans vraies relations, sans vrais amis, sans amour.
L'isolement est un état « anormal » pour l'homme, c'est un état pathologique, toujours douloureux et très mortifère. Ce sont les isolés qui se suicident pas les solitaires. Pourquoi?
Tout simplement parce que la solitude est notre condition ordinaire: non pas parce que nous n'avons pas de relations avec les autres, mais tout simplement parce que, aucune relation amicale ou même amoureuse ne saurait abolir notre solitude existentielle. En effet, quelque soit la quantité de nos relations, nous sommes et seront toujours seuls à être ce que nous sommes et à vivre ce que nous vivons.
Rilke pensait que « l'amour et la mort se rapprochent », non pas qu'il n'y ait pas d'amour ou que l'on soit seul à mourir mais, tout simplement, parce que personne ne peut ni aimer, ni mourir à notre place. Et même si le moribon est très entouré à l'heure de sa mort, il se retrouve quand même tout seul face à sa mort et que personne ne peut mourir à sa place.
Ainsi l'isolement est l'exception car pathologique, il se retrouve dans des lieux communs aux êtres souffrants qui n'ont pas la force psychique d'affronter le réel et qui fuient, comme ils peuvent, cette réalité qui leur fait si peur, mais qui, quoiqu'ils en pensent, peut seule les sauver, s'ils trouvent le courage et la force de l'affronter.
L'isolement doit être combattu, contrairement à la solitude qui doit être acceptée.
Une solitude bien vécue est un vrai bonheur, une vraie grâce, une vraie sérénité....
Celui qui accepte sa solitude devient plus sage, plus serein. Il ne se bat plus contre lui-même mais pour les autres....ce qui est différent et souvent incompris..par les égoïtes....souvent donneur de leçons.
La solitude c'est le prix à payer pour être soi..... _________________ "L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte" Confucius
Sexe: Inscrit le: 19 Nov 2006 Messages: 6985 Localisation: sud/est
Posté le: Lun Juin 29, 2009 6:07 pm Sujet du message:
numero19 a écrit:
Beaucoup de personnes confondent la solitude et l'isolement. Or, la solitude n'est pas un isolement.
Etre isolé c'est être coupé des autres, sans vraies relations, sans vrais amis, sans amour.
L'isolement est un état « anormal » pour l'homme, c'est un état pathologique, toujours douloureux et très mortifère. Ce sont les isolés qui se suicident pas les solitaires. Pourquoi?
Tout simplement parce que la solitude est notre condition ordinaire: non pas parce que nous n'avons pas de relations avec les autres, mais tout simplement parce que, aucune relation amicale ou même amoureuse ne saurait abolir notre solitude existentielle. En effet, quelque soit la quantité de nos relations, nous sommes et seront toujours seuls à être ce que nous sommes et à vivre ce que nous vivons.
Rilke pensait que « l'amour et la mort se rapprochent », non pas qu'il n'y ait pas d'amour ou que l'on soit seul à mourir mais, tout simplement, parce que personne ne peut ni aimer, ni mourir à notre place. Et même si le moribon est très entouré à l'heure de sa mort, il se retrouve quand même tout seul face à sa mort et que personne ne peut mourir à sa place.
Ainsi l'isolement est l'exception car pathologique, il se retrouve dans des lieux communs aux êtres souffrants qui n'ont pas la force psychique d'affronter le réel et qui fuient, comme ils peuvent, cette réalité qui leur fait si peur, mais qui, quoiqu'ils en pensent, peut seule les sauver, s'ils trouvent le courage et la force de l'affronter.
L'isolement doit être combattu, contrairement à la solitude qui doit être acceptée.
Une solitude bien vécue est un vrai bonheur, une vraie grâce, une vraie sérénité....
Celui qui accepte sa solitude devient plus sage, plus serein. Il ne se bat plus contre lui-même mais pour les autres....ce qui est différent et souvent incompris..par les égoïtes....souvent donneur de leçons.
La solitude c'est le prix à payer pour être soi.....
Cette distinction (solitude / isolement) donne l'exacte mesure de la solitude que chacun "supporte"; tu as parfaitement raison d'accorder de l'importance à cette acceptation afin de permettre, à chacun, la révélation à soi-même.
Sexe: Inscrit le: 26 Mai 2008 Messages: 12274 Localisation: A l'ouest.
Posté le: Lun Juin 29, 2009 6:16 pm Sujet du message:
Hegesias a écrit:
Ne plus avoir besoin de la présence de l'autre pour continuer à se sentir bien. Et n'accepter l'autre à la seule condition qu'on soit mieux avec lui que tout seul (et réciproquement)
Se lover dans le bien être solitaire et choisir ses amis.
> Voila un challenge pour l'indépendance dans le bien être.
Posté le: Lun Juin 29, 2009 6:16 pm Sujet du message:
paradox a écrit:
numero19 a écrit:
Beaucoup de personnes confondent la solitude et l'isolement. Or, la solitude n'est pas un isolement.
Etre isolé c'est être coupé des autres, sans vraies relations, sans vrais amis, sans amour.
L'isolement est un état « anormal » pour l'homme, c'est un état pathologique, toujours douloureux et très mortifère. Ce sont les isolés qui se suicident pas les solitaires. Pourquoi?
Tout simplement parce que la solitude est notre condition ordinaire: non pas parce que nous n'avons pas de relations avec les autres, mais tout simplement parce que, aucune relation amicale ou même amoureuse ne saurait abolir notre solitude existentielle. En effet, quelque soit la quantité de nos relations, nous sommes et seront toujours seuls à être ce que nous sommes et à vivre ce que nous vivons.
Rilke pensait que « l'amour et la mort se rapprochent », non pas qu'il n'y ait pas d'amour ou que l'on soit seul à mourir mais, tout simplement, parce que personne ne peut ni aimer, ni mourir à notre place. Et même si le moribon est très entouré à l'heure de sa mort, il se retrouve quand même tout seul face à sa mort et que personne ne peut mourir à sa place.
Ainsi l'isolement est l'exception car pathologique, il se retrouve dans des lieux communs aux êtres souffrants qui n'ont pas la force psychique d'affronter le réel et qui fuient, comme ils peuvent, cette réalité qui leur fait si peur, mais qui, quoiqu'ils en pensent, peut seule les sauver, s'ils trouvent le courage et la force de l'affronter.
L'isolement doit être combattu, contrairement à la solitude qui doit être acceptée.
Une solitude bien vécue est un vrai bonheur, une vraie grâce, une vraie sérénité....
Celui qui accepte sa solitude devient plus sage, plus serein. Il ne se bat plus contre lui-même mais pour les autres....ce qui est différent et souvent incompris..par les égoïtes....souvent donneur de leçons.
La solitude c'est le prix à payer pour être soi.....
Cette distinction (solitude / isolement) donne l'exacte mesure de la solitude que chacun "supporte"; tu as parfaitement raison d'accorder de l'importance à cette acceptation afin de permettre, à chacun, la révélation à soi-même.
+1, qu'il est bon de se retrouver!
en ce moment, ce qui me manque ce ne sont pas les autres, c'est plutot de ne pas pouvoir etre en compagnie des personnes avec qui j'ai vraiment envie d'etre. _________________ laissez moi partir sur la planète Pandora!!
la bas, sont les miens!!!
Posté le: Lun Juin 29, 2009 9:51 pm Sujet du message:
je ne conçois plus la solitude existentielle de cette façon. je crois qu'il y à erreur de se sentir seule en soi. Je me sens habité aujourd'hui par des "forces" ou des "esprits" qui ne sont pas moi.
je commence aujourd'hui à les reconnaitre et à les entendre.
J'ai beaucoup cru et vécu la solitude existentielle que vous décrivez. J'ai étudié au mieux de mes possibilités les auteurs de philosophie existentielle.
Aujourd'hui je change de cap, je me laisse habiter par les forces qui nous entourent et qui nous pénètrent inlassablement.
Être soi uniquement est un rêve de moderne désespéré.
Dernière édition par poxy91 le Lun Juin 29, 2009 10:05 pm; édité 1 fois
Sexe: Inscrit le: 12 Mar 2008 Messages: 652 Localisation: Belgique
Posté le: Lun Juin 29, 2009 9:55 pm Sujet du message:
Lucy Van Pelt a écrit:
Kawazu a écrit:
Pourquoi la solitude fait peur ? C'est ce que j'ai de plus cher, même elle n'a pas de prix.
J'"en sais rien, moi aussi elle n'est chère, je crois que beaucoup de gens ont besoin de s'étourdir.
La solitude fait peur ... pourquoi ? Peur de ne pas être utile , ne pas être aimé ? _________________ La connaissance parle , mais la sagesse écoute...