Posté le: Sam Avr 12, 2008 12:24 pm Sujet du message: P'tit musée virtuel, mais avec de vrais pixels !!!
Voyez-vous, c'es trucs là c'est comme pour la musique (c'en est d'ailleurs !), je n'éprouve
pas particulièrement le besoin d'en parler... si ce n'est pour n'en rien dire !!!
Je n'ai pas non plus particulièrement le besoin de chercher le pourquoi du comment ni de
disséquer les choses...
Etant de nature sensitive, je ressens plus que je ne comprends...
Ceci dit, je ne suis pas non plus ennemi du colloque et de la discussion...
La peinture on n'en parle pas, on ne l'analyse pas, on la sent.
Bernard Buffet (1928 - 1999)
Dernière édition par finntroller le Dim Mai 11, 2008 11:54 am; édité 4 fois
Posté le: Sam Avr 12, 2008 12:25 pm Sujet du message:
Vous n'y etes pas allé ? Trop tard... c'est passé !
C'était au Musée du Luxembourg
15 rue Vaugirard
75006 Paris
Du 15 sept. 2007 au 13 jan. 2008
Giuseppe Arcimboldo (1526-1593)
Giuseppe Arcimboldo est probablement né à Milan en Italie en 1527. Il fut un peintre très
populaire à son époque pour ses portraits et pour l'organisation des fêtes princières de la
cour d'Autriche. Il fut également reconnu comme savant et technicien.
Il tomba peu à peu dans l'oubli après sa mort le 11 juillet 1593 à Milan. Au XVIIe et
XVIIIe siècle, plus personne ne se souvenait de lui. Il sera redécouvert au XIXe siècle
et sera admiré par les peintres du surréalisme, notamment par Salvador Dali.
Arcimboldo débute sa carrière comme cartonnier de vitraux et de tapisseries. Son nom n'a
jamais été établi avec certitude car il signait sous divers patronymes : Arcimboldo,
Arcimboldi ou même Arcimboldus. De même pour son prénom il y a plusieurs variantes :
Giuseppe, Joseph, Josephus ou Josepho. Il est couramment appelé en Europe, à l'exception
de l'Italie, Giuseppe Arcimboldo.
Ses portraits anthropomorphes, constitués de fleurs, de fruits et d'autres éléments de la
nature l'ont rendu célèbre.
Fils du peintre Biagio Arcimboldo, il était issu d'une illustre famille de Milan dont un
des membres a été archevêque, Guido Antonio Arcimboldo, le trisaïeul de Giuseppe. On ne
sait pas grand chose de son éducation de peintre. La première mention du peintre a été
retrouvé dans les archives de la Fabrique du Dôme de Milan où il est fait mention
d'honoraires qui lui ont été versé pour plusieurs cartons de vitraux, exécutés par Corrado
de Mochis, de Cologne.
Giuseppe Arcimboldo, autoportrait vers 1575 ; 23 x 15,7 cm ; Prague
Les 4 saisons :
Le printemps
L'été
L'été (02)
L'automne
L'hiver
Les 4 éléments :
La terre : huile sur bois, 72,2 x 48,7 cm ; Collection privée, Vienne
L'air : huile sur toile, 74,5 x 56 cm ; Collection privée
Le Feu, 1566 - Huile sur panneau - 67 x 51 cm
Signé et daté en bas à droite - Vienne, Kunsthistorisches Museum
Le feu (02)
L'eau : huile sur bois d'aulne, 66,5 x 50,5 cm ; Vienne, Kunsthistorisches Museum
L'eau (02)
Les Quatre saisons en une tête - Huile sur panneau - 68 x 56 cm
New York, collection particulière, courtesy of Pandora Old Masters, New York
Le Juriste (Ulrich Zasius) : 1566, huile sur toile ; 64 x 51 cm ; Stockholm, Statens Konstsamlingar
Le Bibliothéquaire (Wolfgang Lazius) : 1566, huile sur toile ; 97 x 71 cm ;
Skoklosters Slott, Bålsta, Stockholm
Flora - vers 1591, huile sur bois - Collection particulière
Le Vertumne, portrait de Rodolphe II - Huile sur panneau, vers 1590
68 x 56 cm - Stockholm, Skoklosters Slott
Tête d'homme - Collection particulière
Jouissif pour l'oeil tout ça, n'est ce pas ? Mais rien ne pourra remplacer l'exposition
ou vous n'êtes peut être pas allé...
Posté le: Sam Avr 12, 2008 12:29 pm Sujet du message:
Artur Desiro
Desiro Artur, pseudonyme de Jean-Pol Désirotte, est un peintre et dessinateur, lithographe
et graveur belge, né en 1959. Débuts figuratifs avec des images de rêves et d’évocations
qui s’enchevêtrent ou se superposent. Il les traduira après dans un art abstrait aux formes
géométriques, prises dans des mouvements tourbillonnants. Extrait du dictionnaire biographique
illustré, des Artistes en Belgique depuis 1830 édition 1987. 1974 à 1979, période dite
(noire). Des dessins réalisés sur papiers à l’encre et stylo-feutre, qui abordent la mort
spirituelle d’une société. 1990, Desiro installe à Paris une sculpture (Mobil Picture Cubes),
avec une première peinture téléguidée: structure allégée, recouverte de lais de toile collés
et peints sur un matériel autoporteur à quatre roues. Depuis les nouvelles tendances du
peintre s'inscrivent dans les déclinaisons comme (Art et Espace issus de codex) au départ
de concepts tracés au stylo noir dans de minuscules carnets. Les années quatre-vingt-dix
caractérisent l'apparition d'une forme de peinture de gestuelle, une nouvelle phase de
recherches picturales abordées en 1992 par exemple sur le thème de la Genèse. Depuis 1996
le peintre vit près de Montpellier dans le sud de la France.
Norge a dit de Desiro :
« Desiro ! Un peintre qui me tire enfin de toutes ces abstractions barbelées où mon sang se
glace. Et je reviens au royaume des fées, à celui des humains et de tout leur patrimoine de
passions et d'espérance. Je suis chez moi. Des couleurs se perchent à mon épaule et me
racontent comme l'Oiseau Bleu, des histoires de famille : le temps, le monde, l'infini. »
(Source Wikipédia)
Sexe: Inscrit le: 04 Fév 2008 Messages: 1713 Localisation: région Centre
Posté le: Sam Avr 12, 2008 12:46 pm Sujet du message:
Vous avez pris le relais d'une amie d'ici GAMINEDEPARIS. Elle a proposé ici bien des choses à goûter, à se souvenir ou découvrir pour certains.
Là vous classez, c'est fort bien aussi.
Le bibliothécaire une pure merveille (pas seulement certes), mais l'art, s'y exprime si "bellement" symbolisme et rituels confondus. "Des racines et des Ailes", lorsque Patrick de Carolis présidait encore à sa "conception, avait proposé à voir ces oeuvres magnifiques.
Merci, petit Troll......(er, très vendeur et pas si fin, en somme)... Rire immense.... _________________ <Ouvrez un livre, il vous ouvrira> Proverbe chinois....
Sexe: Inscrit le: 04 Fév 2008 Messages: 1713 Localisation: région Centre
Posté le: Sam Avr 12, 2008 1:19 pm Sujet du message:
Ne soyez surtout pas vexé, ça se voulait charmant, mais pas charmeur pour autant. Je lis, je m'amuse à l'analyse, comme le peintre cachant des mots sous son pinceau. Rien de - mais rien de +. _________________ <Ouvrez un livre, il vous ouvrira> Proverbe chinois....
Sexe: Inscrit le: 29 Juin 2007 Messages: 1534 Localisation: Ben, mon cadavre doit être abandonné quelque part dans un coin... Par là...
Posté le: Sam Avr 12, 2008 2:37 pm Sujet du message:
Prosodie a écrit:
Vous avez pris le relais d'une amie d'ici GAMINEDEPARIS. Elle a proposé ici bien des choses à goûter, à se souvenir ou découvrir pour certains.
Là vous classez, c'est fort bien aussi.
Oui... En esperant qu'il ait plus de chances que Gamine... Qu'on a - cela dit en passant - bien fait ch*er avec son musée et ses images "qui pourriraient le forum" et seraient la cause de l'erreur 500... Accusations démenties et non fondées qui ont participées a son départ...
Mais bon, je ne suis pas là pour bougonner et pleurer sur le passé!
Content qu'un nouveau musée ouvre ses portes, Finntroller!
Mets nous plein de belles choses
_________________ "just keep on trying, keep on flying
I will be the light"
"Would you remember, this green earth shinning?"
----
The story of a women of the morning of a war...
Sexe: Inscrit le: 16 Juin 2007 Messages: 5408 Localisation: au centre du problème...
Posté le: Sam Avr 12, 2008 2:59 pm Sujet du message:
HEU OUI mais moins grosses les images là hein ! Merci de réduire les dimensions parce que si c'est moi qui m'y colle va pas en rester grand chose ! _________________ Moi quand on m'en fait trop, j'correctione plus : j'dynamite, j'disperse, j'ventile ! "
Michel Audiard.
Posté le: Sam Avr 12, 2008 4:04 pm Sujet du message:
August Macke - [1887 -1914]
1887 : Le 3 janvier à Meschede / Sauerland, naissance d'August Robert Ludwig Macke de August
Friedrich Hermann Macke, son père, ingénieur des ponts et chaussées, et de Maria Florentine,
sa mère née Adolph. Peu après la naissance d'August, la famille s'installe à Cologne,
Brüsseler-Strabe, où August sera élève au Kreuzgymnasium. En 1900 : La famille emménage à
Bonn, où Macke poursuivra sa scolarité. Lors d'un voyage à Bâle August découvre la peinture
de Böcklin au Kunstmuseum.
Posté le: Dim Avr 13, 2008 10:00 am Sujet du message:
Coup de blues...
Y'a des tonnes de contraintes techniques et je vais pas vraiment pouvoir vous faire partager
ce que j'aime.
C'est quoi c'te m.... d'erreur 500 ? Je n'attends pas de réponse la-dessus et d'ailleurs je
n'y comprendrais rien, ce n'est pas mon domaine.
Quand même, il y a des outils et je sais (lambda, hein!) m'en servir, rien de plus mais rien
de moins non plus. Quand ces outils ne me donnent pas le résultat que j'en attends, en général
je trouve une solution alternative. Mais bon, je ne suis pas développeur et les lignes de
codes, ce n'est vraiment pas mon truc...
Y'a une pub célèbre qui dit "j'en ai rêvé, dugnou l'a fait". Je ne vais pas vous raconter le
fil de mes rêves mais juste mon envie du moment...
C'est quand que la technique s'efface... pour que l'on puisse passer à autre chose ???
Posté le: Dim Avr 13, 2008 4:25 pm Sujet du message:
Pour ses admirateurs, Bernard BUFFET, est le génie à l'état pur. Il est reçu à 15 ans à l'école
nationale des Beaux-Arts, introduit auprès de collectionneurs par le peintre Aujame et est
récompensé à 20 ans le Prix de la Critique. Bernard BUFFET est un maître du misérabilisme qui a
sa place dans les plus grands musées, le JAPON lui en a même intégralement consacré un à
Surugadaira avec près de mille oeuvres.
Bernard BUFFET peut servir d'illustration du divorce entre les Français et l'art contemporain.
Artiste populaire par excellence, Bernard BUFFET est aimé du public, détesté par les élites qui
lui reprochent d'être trop prolixe : 8000 toiles, aquarelles, dessins, lithographies ou gravures.
Il rejoint en celà RENOIR et PICASSO, peintres eux aussi très féconds.
La personnalité de Bernard BUFFET va se révéler en 1947 avec ses premiers personnages anguleux
qui le classeront dans la mouvance expressionniste misérabiliste de Francis GRUBER et de Georges
ROUAULT. Premiers contacts avec Emmanuel DAVID en 1948, lequel fut véritablement à l'origine de
sa carrière internationale avec une première exposition à la Galerie DROUANT-DAVID en 1949.
Parce que la peinture était chère, il l'économisait et en mettait peu sur ses toiles. Donc peu
de matière et peu de couleurs, seulement des gris, noirs, bistres et verts. Ses oeuvres sont
fortes, poignantes, le dessin déterminé s'allonge comme une supplique. Le style de Bernard
BUFFET est identifiable entre tous par les réseaux de lignes droites et sèches dont il avait
fait son système pictural. Visages gris, fronts ridés, cheveux raides ou rares, mains crispées,
ses personnages semblent crucifiés. On aime cette personnalité nouvelle: le style Bernard BUFFET
s'impose.
Bernard BUFFET a également été qualifié de peintre figuratif opposé aux abstraits d'une part,
mais aussi, et surtout, aux peintres qui pratiquaient le réalisme socialiste.
Suivront des thèmes forts différents : La Passion du Christ (1952), Horreur de la Guerre (1954),
Jeanne d'Arc (1958), Portraits d'Annabel (1961), la Chapelle de Château l'Arc (1962), Les
écorchés (1965), La corrida (1967) ou encore, Les Folles (1971), L'enfer de DANTE (1977) et La
Révolution Française (1978) et Le Japon (1981) puis, Vingt mille lieues sous les mers (1990),
Souvenirs d'Italie (1991), New York (1991) , Les Clowns Musiciens (1992), Saint-Pétersbourg
(1992), L'Empire ou les plaisirs de la guerre (1993), Promenade Provencale (1993), Sept péchés
capitaux (1995) Pékin (1996), La maison (1998), Mes Singes (1999).
La peinture on n'en parle pas, on ne l'analyse pas, on la sent.
Bernard Buffet (1928 - 1999)
Cette toile est l'une des toutes dernières peintes par Bernard Buffet, après la série
"La Mort"; elle porte le dernier numéro sur le registre de la Galerie Maurice Garnier.
Vous allez en prendre plein les yeux, allez y voir...
http://www.museebernardbuffet.com/index.html
-----------------------------------------------------------------------------------------------
Peinture sur Pavé de Paris d'après Bernard Buffet, Clown bleu, 1955 , c'est à
partir de cette époque que la critique le déclarait incapable d'évoluer, malgré
cela il devint très riche ayant de nombreux collectionneurs au Japon et ailleurs,
il se suicida en 1999, année où fut peint ce pavé. Ceci est d'ailleurs vraiment
une icone très "populaire", est-ce aussi cette popularité qui interdit l'accès
au rang d'artitse institutionnel à notre Bernard national ?
Dernière édition par finntroller le Jeu Mai 01, 2008 2:15 pm; édité 1 fois
Posté le: Sam Avr 19, 2008 11:40 pm Sujet du message:
Camille Pissarro (1830 - 1903) - le doyen et l'initiateur
Camille Pissarro voit le jour dans l'Ile de Saint-Thomas le 10 juillet 1830 d'un père
(Abraham) juif français d'origine portugaise émigré dans cette colonie danoise des
Antilles, commerçant en quincaillerie, et d'une mère créole des Antilles danoises du
nom de Rachel Manzano-Pomie.
Son père l'envoie suivre sa scolarité, de 1842 à 1847, dans un pensionnat d'un petit
village des environs de Paris, Passy. Dès cette époque, il dessine à la campagne et
visite les musées parisiens. Revenu à Saint-Thomas, il se lie d'amitié avec le peintre
danois Fritz Melbye, avec lequel il s'enfuit en 1852, afin d'échapper à l'entreprise de
son père, vers Caracas au Vénézuela où il restera deux ans.
En 1855 son père finit par céder à sa volonté de devenir peintre et l'envoie de nouveau,
afin de lui faire suivre une formation plus sérieuse, à Paris, où la branche française
de sa famille allait lui apporter son soutien financier.
Posté le: Dim Avr 20, 2008 9:34 am Sujet du message:
Claude Monet (1840 - 1926)
En quelques mots... et même un peu plus !
En dehors de quelques voyages, le grand représentant de l'impressionnisme n'a jamais vraiment
quitté les boucles de la Seine, depuis son enfance au Havre, sa jeunesse à Paris, puis la
fréquentation assidue de Bougival et d'Argenteuil, jusqu'à son installation à Giverny.
De la caricature à la peinture d'après nature
Le peintre de plein air Eugène Boudin ayant, vers 1858, remarqué les talents de caricaturiste
de Claude Monet, invite celui-ci à travailler «sur le motif». C'est une expérience décisive
pour le jeune homme. L'année suivante, Monet quitte Le Havre, où il a passé son enfance et sa
jeunesse, pour se rendre à Paris. Les encouragements du peintre animalier Constant Troyon
(1810-1865) décident Claude Monet à prolonger son séjour dans la capitale. Il refuse toutefois
de s'inscrire à l'atelier de Thomas Couture (1815-1879) et choisit l'enseignement de l'Académie
suisse, où il rencontre Camille Pissarro. Après deux années de service militaire accompli en
Algérie, Monet, de retour à Paris, entre en 1862 dans l'atelier du peintre Charles Gleyre.
Comme Boudin l'avait incité à peindre en plein air, il persuade à son tour ses condisciples
Frédéric Bazille (1841-1870), Renoir et Sisley de le suivre en forêt de Fontainebleau. Au mois
de mai 1864, Bazille se joint à lui pour travailler sur les côtes normandes, en compagnie de
Boudin et du Hollandais Jongkind (1819-1891).
L'aurore impressionniste
Pour Monet la peinture est une occupation obsessionnelle, à laquelle un artiste doit tout
sacrifier. Le travail de ses débuts, bien qu'en rupture avec la peinture d'atelier, laisse
apparaître un certain nombre d'influences: la manière de Corot est visible dans le Pavé de
Chailly (1865), la leçon de Boudin et Jongkind soigneusement mise à profit dans la Jetée de
Honfleur (1864) et l'exemple de Manet fidèlement suivi dans Camille Monet au petit chien
(1866). Monet opère avec Femmes au jardin (1867) une rupture avec la représentation «classique»
du paysage qui était traditionnellement attachée à la transposition d'un état d'âme; cette
peinture traduit immédiatement, c'est-à-dire sans la médiation d'intentions «romantiques», un
instant fugitif de l'éclat de la nature au printemps. Cette œuvre, qui relève encore de la
technique de Manet, fut refusée au Salon de 1867, et achetée par Bazille pour aider Monet
(en juin 1868, Monet, dans la misère, tentera de se suicider). On peut voir aussi dans cette
toile la recherche «impressionniste» d'une atmosphère directement saisissable.
L'apparence et la réalité
L'hiver 1868-1869, Monet, au cours d'un séjour à étretat, peint l'un de ses nombreux paysages
de neige, la Pie , où l'oiseau n'est qu'une ponctuation se détachant sur la toile envahie d'une
multitude de blancs» différents. Au cours d'un séjour à Bougival, l'été 1869, Monet travaille
en compagnie de Renoir . Les deux peintres, rendant systématique le principe de la division des
tons (Monet: la Grenouillère), inaugurent la vision nouvelle qui bientôt fait école. à la fin
de l'année 1870, Monet rejoint Pissarro à Londres, où le paysagiste Daubigny le présente au
marchand de tableaux Paul Durand-Ruel. Durant son séjour en Angleterre, il exécute d'admirables
paysages de brume, dont le Parlement de Londres (1871). Après un passage en Hollande, où il se
rend acquéreur d'estampes japonaises qui lui révèlent des procédés audacieux de cadrage, Monet
regagne la France en 1871, peu après la fin de la guerre. Dans les derniers jours de la même
année, il s'installe à Argenteuil, créant dans cette petite commune des bords de la Seine le
véritable foyer du mouvement impressionniste. Son tableau Impression, soleil levant, peint en
1872 au Havre, est la cible de l'exposition de groupe organisée le 15 avril 1874 chez le
photographe Nadar. Même dans ses paysages urbains (série des vues de la Gare Saint-Lazare ,
1876-1877), Monet exerce sa vision sur ce qu'il appelle un maximum d'apparences, en étroites
corrélations avec les réalités inconnues.
Giverny
En 1878, le peintre s'installe à Vétheuil avant de s'établir définitivement, cinq ans plus tard,
à Giverny, où il résidera jusqu'à la fin de sa vie. à l'issue d'un séjour dans le Midi, en 1888,
il expose à Paris Dix marines d'Antibes, pour lesquelles Mallarmé lui manifeste son admiration:
Il y a longtemps que je mets ce que vous faites au-dessus de tout, mais je vous crois dans votre
plus belle heure.» Après la série des Peupliers et des Meules exécutée en 1890-1891, Monet peint,
dans un souci de plus en plus marqué de la lumière et des apparences fugitives de l'instant, la
série des Cathédrales de Rouen (1892-1894).
Les séries
On ne saurait attacher trop d'attention à ce travail par séries dans la production de la maturité
de Claude Monet. D'une série à l'autre, une progression apparaît à la fois dans le principe (un
schéma de composition de plus en plus uniforme à l'intérieur de chaque série) et dans le choix du
sujet : aux motifs naturels (peupliers, meules), insignifiants et interchangeables que lui
fournissent les environs de Giverny, succède celui d'une architecture sacrée, unique, illustre
et immuable, la façade de la cathédrale de Rouen. En entreprenant ces séries, puis en les
sacralisant en quelque sorte par le choix d'une cathédrale célèbre, Monet confère une dignité
supérieure au principe impressionniste fondamental : l'analyse des variations de la lumière
n'est pas seulement bonne pour représenter des promeneurs à la campagne ou des pêcheurs au bord
de l'eau. Par une démarche qui annonce celle des peintres philosophes comme Kandinsky ou
Malévitch, une intention théorique, presque éthique, prend ici le pas sur l'exécution. Plus
encore que celle des Meules, la série des Cathédrales, puis celle, en très grand format, des
Nymphéas constituent un fait pictural nouveau : ce sont des œuvres où l'intention passe avant
le souci de la représentation. Un peu avant 1900, et jusqu'à la fin de sa vie, Monet s'attache
en effet à prendre comme seul motif le bassin aux nymphéas de son jardin de Giverny. Dans une
souveraine indifférence au sujet, les variations sur le thème du plan d'eau portent jusqu'aux
extrêmes limites de ses conséquences la manière impressionniste. Cette prodigieuse série de
Nymphéas , commencée en 1916 et achevée l'année même de la mort du peintre, est un don à l'état.
En 1927, les huit grandes compositions sont installées à l'Orangerie des Tuileries. Les grands
Nymphéas peuvent être aujourd'hui regardés comme l'une des plus étonnantes représentations
picturales du flux incessant des idées songeuses, sauvages, non retenues et à vrai dire non
pensables» (Francis Ponge).
Le chêne, forêt de Fontainebleau (1865) Huile sur toile 129,2 x 96,2 cm
The Metropolitan Museum of Art, New York
La Seine à Bourgival le soir (1869) Huile sur toile 73,5 x 60 cm
Smith College Museum of Art, Northampton, Massachussetts
Boulevard des Capucines (1873) Huile sur toile 59 x 79 cm
Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City
Gare Saint-Lazare (1877) Huile sur toile 74 x 54 cm
The National Gallery, Londres
Jardin de l'artiste à Vertheuil (1881) Huile sur toile 80 x 100 cm
Collection privée
L'arche d'Etretat (1883) Huile sur toile 81 x 65 cm
Metropolitan Museum of Art, New York
Cathédrale de Rouen (1890) Huile sur toile 73 x 107 cm
Musée d'Orsay, Paris
Nymphéas, harmonie verte (1899) Huile sur toile 89 x 92 cm
The National Gallery, Londres
Nymphéas (1903) Huile sur toile 105 x 75 cm
Collection privée
Les nénuphars (1905) Huile sur toile
Museum of Fine Arts, Boston, USA
Palais des Doges (1910) Huile sur toile
Kunsthaus, Zurich
Le pont japonais (1918) Huile sur toile 116 x 89 cm
The Minneapolis Institute of Art
Posté le: Dim Avr 20, 2008 6:08 pm Sujet du message:
Hola ! aubergiste, une absinthe...
Edgar Degas (1834 - 1917)
C'était un "bourge", quelle horreur !!! Enfin bon, bref, passons...
Peintre, sculpteur et graveur français, né et mort à Paris. Il était originaire
d'une famille de haute bourgeoisie - son père était un banquier originaire de
Naples - qui avait émigré à la Nouvelle-Orléans pendant la Révolution ; jusqu'en
1870, le peintre signera ses oeuvres : Edgard de Gas. Le jeune homme fit de solides
études au lycée Louis-le-Grand, à Paris, puis à la faculté de droit; bientôt, avec
l'assentiment de sa famille, il se consacra à sa véritable vocation : la peinture.
Il devint l'élève de Lamothe, ancien disciple d'Ingres, qui l'engagea à suivre
l'enseignement de ce maître. "Faites des lignes, jeune homme, disait l'auteur de
la Grande Baigneuse, beaucoup de lignes, de souvenir ou d'après nature, c'est ainsi
que vous deviendrez un bon artiste."
Degas exécuta de nombreuses copies des grands classiques du Musée du Louvre; devant
les maîtres, il se lie avec Manet. En 1856, on le trouve en Italie où il visite
méticuleusement palais et musées. Dans ses premières oeuvres dominent les thèmes
historiques : Sémiramis élevant les Murs d'une Ville (1860), Les malheurs de la
Ville d'Orléans (1865), etc.
L'absinthe
Regardez l'expression du visage, les yeux !!!
C'est dingue, comment il a su peindre un truc pareil ???