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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 10:57 am    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing

Dernière édition par Invité le Mar Avr 08, 2008 12:52 am; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 3:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing

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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 3:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing

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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 8:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

ooooooo

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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 8:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing

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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 8:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

, Laughing

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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 10:31 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les femmes lèvent plus souvent le voile sur les violences conjugales

Publié le 26 mars 2008 - 09:04


En 2007, la police d'Orléans a répondu à 866 appels de femmes victimes de violences dans la cellule familiale. Au cours de cette même année, 503 femmes ont eu recours au soutien de l'association Avem. Enquête et témoignages dans La Rep' du mercredi 26 mars
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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 10:35 am    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing elle.

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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 10:54 am    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing






















le COURRIER INTERNATIONAL

accueil >> actualités : moyen-orient >> 26 mars 2008
LIBAN • Beyrouth censure "Persepolis"
Les autorités libanaises ont choisi d'interdire la sortie du film de Marjane Satrapi sur l'Iran des mollahs afin de ne pas irriter la communauté chiite, ni Téhéran. Une décision qui provoque la colère du quotidien L'Orient-Le Jour
.




La censure libanaise a refusé le visa d'entrée au Liban de Persepolis, le film de Marjane Satrapi, nommé aux Oscars et Grand Prix du jury au festival de Cannes 2007, où l'auteure, elle-même iranienne, raconte sous forme graphique, sans agressivité aucune, la transformation de l'Iran au quotidien depuis l'avènement du régime des mollahs. Le ridicule ne tue plus que ceux qui le voient. A l'heure d'Internet, des satellites, des autoroutes de l'information, de la mondialisation tous azimuts, la censure, au Liban, vit dans une bulle aseptisée contre le "microbe de la civilisation". Un monde à part régi par des religieux, généralement ses meilleurs conseillers. Pour éviter tout problème et toute polémique pouvant irriter leur intégrisme aveugle, elle cède sur tout.

Persepolis est un film destiné au grand écran et donc pour le grand public. La censure pratique alors la politique de l'autruche. Elle édicte des interdits pour imposer une "moralité" et des pratiques mesurées à l'aune d'une civilisation qui n'est pas la nôtre, avec pour seule raison de ne pas déplaire à des "pays amis"… A la même heure, les satellites, qui prolifèrent comme des champignons, permettent, pour 10 dollars par mois et à des familles entières, de voir tout ce que l'Occident, ce "grand Satan", produit de bon ou de mauvais sans aucune limite que celle de la conscience de chaque individu. Dame Anastasie, là, ferme les yeux. Allez comprendre !

Interdire Persepolis, un livre, un CD qui ne soient pas conformes à une certaine culture, comme elle le fait depuis une bonne décennie, la démarche n'a rien d'innocent. Il s'agit bien d'une politique de grignotage des libertés destinée à plonger le pays dans les ténèbres, à l'isoler de toute ouverture, à lui greffer une culture qu'il rejette. Le Liban serait-il devenu la petite banlieue de Téhéran ? Serait-il déjà à l'heure iranienne pour défendre les mollahs et autres pasdarans pointés du doigt dans ce film ? Il appartient aux Libanais de choisir. Et de réagir.


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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 11:01 am    Sujet du message: Répondre en citant

BIENSÉANCE • Leçon de savoir-vivre à l’usage du président français
Avant la visite officielle de Nicolas Sarkozy à Londres, John Walsh, chroniqueur au très sérieux The Independent, ironise sur les conséquences que pourrait avoir l'attitude cavalière du chef de l'Etat.

a visite officielle de Nicolas Sarkozy à Londres, John Walsh, chroniqueur au très sérieux The Independent, ironise sur les conséquences que pourrait avoir l'attitude cavalière du chef de l'Etat.



Lorsque le président Nicolas Sarkozy arrivera à Londres pour sa première visite officielle [les 26 et 27 mars], beaucoup l’attendront en se rongeant les ongles d’inquiétude. Au château de Windsor, les assistants de la reine se demanderont s’il viendra vraiment : il les a choqués en annonçant qu’il ne resterait qu’une nuit, alors qu’il était invité pour deux (non mais, franchement, lorsque la reine d’Angleterre vous propose de passer deux nuits dans son château, vous ne lui dites pas non au prétexte que “mardi c’est la soirée Quizz au pub du coin”).
Le ministère des Affaires étrangères craint pour sa part un incident footballistique. M. Sarkozy, un fan d’Arsenal [l’équipe la plus française du championnat d’Angleterre, avec dans ses rangs 6 joueurs tricolores et l’entraîneur Arsène Wenger], a en effet demandé à rencontrer Gordon Brown au stade du club [l’Emirates Stadium], dans le nord de Londres. On peut imaginer comment les conversations pourraient finir si les deux hommes entrent vraiment sur le terrain : il suffit d’un ballon abandonné dans un coin, d’une envie de voir qui est capable de jongler le plus longtemps avec, puis que le Français, en rigolant, mette l’Anglais au défi de lui prendre la balle, qu’un poing s’abatte avec un bruit sourd… Je n’ose même pas imaginer les répercussions internationales d’un tel geste.
A Westminster, on s’inquiète de l’insistance du président français à s’adresser dans sa propre langue à la Chambre des communes. Faudra-t-il assurer la traduction aux 630 députés ? Ceux-ci devront-ils écouter les paroles de M. Sarkozy dans un silence respectueux, ou pourront-ils l’interpeller en français (d’un “Où as-tu pris ce chapeau ?*” par exemple) ? Quant aux conseillers de M. Sarkozy, ils auront peur que leur patron oublie – ou décide d’ignorer – leurs conseils sur le décorum, l’élégance et la décence.
Il semble inimaginable de rappeler au chef de l’Etat français comment il doit se tenir, mais le fait est que ­Nicolas ­Sarkozy est devenu un tel petit monstre d’arrogance que ses principaux conseillers lui ont dit d’arrêter de faire l’imbécile et de se comporter comme un véritable homme d’Etat. Ils veulent qu’il enlève ses Ray Ban (lorsque Sa Majesté le saluera, elle ne veut pas y voir deux reflets de son visage grognon). Je suis presque sûr que ses conseillers remémoreront au président d’autres règles de l’étiquette, notamment sur :
1) Les baisers : le président ne doit pas embrasser Sa Majesté. Et encore moins sur la bouche. De plus, si la reine se dérobe, il ne doit pas faire comme il a fait à un homme qui refusait sa poignée de main et lui lancer un “Casse-toi, connasse”.
2) La tenue vestimentaire : le costume est de rigueur. Les cyclistes en Lycra, les shorts de jogging en coton et les maillots de bain ne feront pas l’affaire. Mme Sarkozy-Bruni est récemment apparue portant des cuissardes en cuir et une alliance pour tout vêtement. Ce n’est pas une toilette appropriée pour une visite d’Etat.
3) La façon de se conduire : le président Sarkozy ne devra pas tripoter son épouse en présence de la reine. Il est interdit de toucher autrui, de lui pincer les fesses, de lui mettre sa langue dans l’oreille, de courir partout et de sauter dans la piscine.
4) La musique : il est mal vu que les chefs d’Etat et leurs époux ou épouses s’adonnent à la musique pendant les visites officielles. Mme Sarkozy devra s’abstenir de susurrer ses chansons et/ou de jouer de la guitare en présence de la reine. Encourager Sa Majesté à se joindre à elle pour chanter le refrain de Sur le pont d’Avignon serait des plus futiles.
5) La conversation : la reine engagera toutes les conversations. Le rôle du président est de répondre aux questions dans un anglais hésitant. Il doit attendre qu’on lui demande s’il a fait un long voyage. Il ne dira pas que les Gallois lui ont “volé” la victoire au rugby. Et il ne se vantera pas de “faire grimper Carla aux rideaux”…

* En français dans le texte – Where Did You Get That Hat ? est une célèbre chanson de pub britannique.

Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing
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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 11:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

Où est passé le Birobidjan ?
mercredi 26 mars 2008, par Jean-Marie Chauvier


A part quelques initiés, tout le monde a ignoré, et ignore toujours, qu’il existe une « république autonome juive », installée il est vrai sur un territoire inhabité de l’URSS. En 1928 (donc vingt ans avant la création d’Israël), sur proposition du président Mikhaïl Kalinine, Staline décide de créer à 8 400 kilomètres de Moscou, au Birobidjan, région perdue, marécageuse et désertique de l’Extrême-Orient sibérien, près de la frontière avec la Chine, une « entité nationale juive », avec le statut de terre d’accueil pour les Juifs d’URSS. En 1934, le Birobidjan reçoit son statut officiel de région autonome juive. En 1937, on y compte 37 000 Juifs.




La comparaison avec Israël serait évidemment excessive : le Birobidjan n’est pas un « Etat juif », mais une « autonomie » plus ou moins relative selon les époques, où la population juive et la langue officielle yiddish — largement enseignée jusqu’en 1948 — sont peu à peu devenues quasiment fictives. Après l’implosion de l’URSS en 1991, un grand nombre de ses habitants a émigré en Israël, en Europe ou aux Etats-Unis. Aujourd’hui, la population serait d’environ 5 800 personnes d’origine ou de religion juive — sur un total de 200 000 — et un petit mouvement de retour semble s’esquisser (environ 150 personnes depuis ces dernières années).

Cérémonie pour le 70e anniversaire du Birobidjan (photo officielle). La Région (ex-république) autonome juive du Birobidjan, ainsi qu’on l’appelait jusqu’en 1996, était l’un des quatre-vingt neuf « sujets » de la Fédération de Russie, formée après la dislocation de l’URSS. Elle devait être intégrée le 1er mars 2008 à la région de Khabarovsk. Ce regroupement fait partie d’une réforme en cours, dont la caractéristique est de dissoudre des régions et districts de petites minorités ethniques dans des ensembles administratifs régionaux, ou encore de regrouper les villes de Moscou et Saint-Pétersbourg avec leurs régions environnantes de Moscou et Leningrad (l’ancien nom de la ville est resté pour la région). Cette réforme se fait au nom de la « rationalité » économique et administrative. A l’automne 2007, il n’y avait déjà plus que quatre-vingt cinq « sujets » (au lieu de quatre-vingt neuf).

Le Birobidjan avait été créé après des tentatives infructueuses en vue d’établir un territoire juif dans d’autres régions, notamment la Crimée (Ukraine) où des communes agricoles juives s’étaient formées, dont certaines ont d’ailleurs subsisté jusqu’au génocide nazi. Mais, dans ces régions, la création d’une république juive rencontrait de fortes oppositions locales. Au point que le projet criméen, relancé après 1945 et encouragé par les Juifs américains, fut l’un des prétextes de la répression antisémite déclenchée par Staline en 1948 et qui dura jusqu’à sa mort en 1953.

La création d’un territoire juif en URSS, dont l’idée remonte à 1917, a souvent étonné : elle apparaît comme une version soviétique du « sionisme », alors que celui-ci y était condamné. Il n’en est rien : le projet sioniste visait la terre historique de Palestine, alors qu’en URSS la politique officielle consistait à former des territoires à titulaires ethniques : il en fut de même pour les Allemands de la Volga, les Tatars de Crimée ou de Kazan, les Abkhazes et les Ossètes de Géorgie installés en « autonomies » sur la terre de leurs ancêtres. D’autres minorités sans territoire le sont restées : les Grecs par exemple, ou les Coréens.

La « curiosité » du Birobidjan est qu’il a été installé dans une région d’Extrême-Orient où ne vivaient pas de Juifs auparavant. S’il s’agissait, pour Staline, après l’émancipation des Juifs par la révolution bolchevique, de créer une république juive de nature à satisfaire l’aspiration nationale de certains d’entre eux [1], d’autres observateurs privilégient la volonté de les éloigner et d’en profiter pour peupler une région stratégique, aux frontières de la Mongolie et, au-delà, de la Chine. Cette opération s’explique aussi par le contexte des années 1920-1935, favorable à un certain fédéralisme et au développement des cultures nationales, avant que Staline n’impose centralisme et russification — ce qui n’a pas empêché l’URSS de conserver sa diversité linguistique.



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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 12:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

valise diplomatique
mercredi 19 mars 2008
La marchandisation de l’eau s’accélère
La communauté internationale célèbre le 20 mars 2008 (1), sous l’égide de l’ONU, la 15ème « Journée mondiale de l’eau ». L’absence d’accès à l’eau affecte 1,1 milliard d’êtres humains ; l’absence de moyens sanitaires de base touche 2,6 milliards de personnes. Paradoxalement, alors que les premières étapes de la marchandisation de ce bien commun ont suscité de fortes mobilisations populaires sur les cinq continents, le mouvement mondial de libéralisation des marchés de l’eau, initié dans les années 1980, semble s’accélérer.

La « libéralisation » des marchés de l’eau s’est au départ fortement inspirée du « modèle français » : le partenariat-public-privé (PPP). Un dogme s’affirmait avec force : la puissance publique est défaillante ; le recours au secteur privé est indispensable ; la bonne gouvernance repose sur le trépied de fer — dérégulation, décentralisation, privatisation ; les services de l’eau ont un coût, qui doit être payé intégralement par les usagers.

Dans ce cadre, les signatures de contrats avec des grandes métropoles du Sud se succèdent à un rythme impressionnant. Mais les conflits surgissent dès la moitié des années 1990, quand les opérateurs privés entendent faire payer des usagers fraîchement raccordés, qui n’ont ni la culture du paiement d’un bien jusqu’alors largement subsidié par la puissance publique, ni, le plus souvent, les moyens de payer. De nombreuses luttes se succèdent sur les cinq continents. La tenue des premiers grands forums altermondialistes publicise le thème du refus de la « marchandisation » de l’eau.

Le discours évolue à l’aube des années 2000, le sustainable cost recovery (recouvrement soutenable des coûts) succède au full cost recovery (recouvrement intégral). Place à l’ingénierie sociale et politique. Les engagements largement médiatisés de la communauté internationale se succèdent lors de la tenue de forums qui s’enchaînent à un rythme soutenu. Sommet du Millénaire pour le développement à New York en 2000, Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002 (« La maison brûle et nous regardons ailleurs », y proclamera le président de la République française, M. Jacques Chirac...), Troisième Forum mondial de l’eau à Kyoto en 2003. Le rapport du « panel » Camdessus publié en juin 2003 martèle que l’engagement financier pour fournir de l’eau à tous à l’horizon 2025 doit atteindre la somme phénoménale de 180 milliards de dollars par an. Il appelle à une plus grande implication des acteurs locaux : collectivités, communautés de base, ONG..., au nom de l’« empowerment ». Qui consiste à conférer un réel pouvoir de décision à la société civile. Conjointement, on envisage de nouveaux crédits consentis par les institutions financières internationales (IFI). De nouvelles normes d’organisation ou de gestion sont mises en avant, impliquant de façon croissante des acteurs extra-étatiques, privés ou associatifs, dans des dispositifs de plus en plus décentralisés.

Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Le PPP apparaît pour ce qu’il est en réalité : une branche industrielle prestataire de services dont la gestion échappe à la sanction du marché. Aujourd’hui 7 % à 8 % des marchés de l’eau et de l’assainissement ont été libéralisés dans le monde, avec des fortunes diverses. La cartographie mondiale du marché laisse apparaître une grande hétérogénéité. Globalement non solvable, l’Afrique n’enregistre que quelques contrats, dûment garantis par de l’argent public, dans quelques métropoles de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb. L’eldorado sud-américain a réservé de cinglantes déconvenues aux opérateurs privés qui l’abandonnent dans la confusion. Ils se recentrent sur l’Europe où émergent les marchés considérables de la dépollution d’une ressource sans cesse plus dégradée. Les contrats mirobolants signés en Chine par Veolia, souvent pour des durées de 50 ans, et des dizaines de milliards de dollars, le sont dans une configuration politique pour le moins hypothétique. Quid de la Chine en 2050 ?

Parmi les marchés en pleine expansion, on trouve l’externalisation du traitement des eaux usées industrielles. Suez-Ondeo détient un portefeuille de 50 000 contrats de ce type. Autre marché émergent, promis à un développement fulgurant, le dessalement de l’eau de mer. Ou encore, celui de la réutilisation des eaux usées pour l’industrie et l’agriculture. Et un nouveau Far-East, déjà à peu près totalement conquis : les ex-démocraties populaires de l’Europe de l’est. Un marché potentiel de 100 millions de clients, qui auront recouvré, à horizon de 20 ans, un niveau de vie équivalent à celui de l’Europe occidentale. Des infrastructures, certes anciennes, mais qui ont le mérite d’exister. Des financements communautaires pré et post adhésion, qui ont tout de la fontaine miraculeuse. Et — last but not least — un personnel politique majoritairement constitué d’ex-apparatchiks fermement résolus à céder aux sirènes de l’ultralibéralisme le plus débridé...

Mais, en dépit des engagements répétés de la communauté internationale, l’argent promis pour l’eau fait défaut. La manne n’est pas aussi importante que prévu. Rétrospectivement, nombre d’analystes stigmatisent l’ivresse de l’euphorie économique de la fin des années 1990, qui, à l’image de la bulle Internet, aurait précipité la course à la croissance mondiale des majors de l’eau. Plusieurs initiatives se sont révélées catastrophiques dans des pays confrontés à des crises monétaires, comme en Argentine, et ont conduit les majors à se retirer de nombreux projets trop risqués. Un paradoxe pour les apôtres de la liberté d’entreprendre et de la « prise de risques »... Les déclarations des apologistes de la libéralisation des "marchés" de l’eau lors du 4ème Forum mondial de l’eau, à Mexico, du 16 au 22 mars 2006, tranchaient dès lors singulièrement avec les discours martelés depuis une dizaine d’années. Ils y proclamaient unanimement que ce sont bien la puissance publique, et l’argent public, qui doivent procéder aux investissements qui doivent impérativement être déployés pour promouvoir l’eau et l’assainissement pour tous. Manière de garder la main, quand de nouvelles coalitions regroupant services publics et militants de l’eau s’organisent afin de promouvoir de nouveaux « partenariats-public-public », Nord-Sud et Sud-Sud dans le monde entier.

Changement climatique et crise écologique
Le changement climatique, qui affecte les modèles météorologiques, les précipitations et le cycle hydrologique, et par conséquence la disponibilité des eaux de surface, l’humidité des sols et l’alimentation des nappes souterraines, pourrait provoquer une augmentation de l’ampleur et de la fréquence des catastrophes naturelles liées aux précipitations : inondations, sécheresses, glissements de terrain, ouragans et cyclones. Et, en conséquence, provoquer de grandes vagues de « réfugiés environnementaux ». Si les prévisions actuelles se confirment, avec un climat plus irrégulier dans les années à venir, le rendement des cultures serait menacé tant dans les pays développés que dans les pays en développement, et près de 3 milliards de personnes seraient exposées à des pénuries d’eau.

Dans de vastes régions de l’Europe de l’Est, de la Russie occidentale, du centre du Canada et en Californie, les débits de pointe des cours d’eau sont désormais enregistrés en hiver, car la proportion des pluies par rapport à la neige y est plus importante, et les eaux de ruissellement atteignent les rivières plus rapidement. Dans les bassins du Niger, du lac Tchad et du Sénégal, qui font partie des bassins versants les plus grands d’Afrique, la quantité totale d’eau disponible a déjà baissé de 40 % à 60 %.

Si des changements radicaux du cycle de l’eau se généralisent, les tendances observées par le passé ne peuvent plus fournir de modèles fiables pour prévoir la gestion de la ressource en eau dans le futur. De nouveaux modèles devront être mis en œuvre pour anticiper les inondations et les sécheresses, déterminer la taille des réserves d’eau et décider de l’allocation de la ressource entre les usages domestiques, industriels et agricoles. Les implications en sont très lourdes, si l’on considère que l’investissement mondial annuel dans l’infrastructure de l’eau représente 500 milliards de dollars, et que celui-ci est réalisé en fonction de l’hypothèse, déjà dépassée, selon laquelle le cycle de l’eau oscillerait dans les limites relativement étroites constatées dans le passé.

Fuite en avant technologique
Pour répondre au défi de l’épuisement des ressources, à défaut de remettre en cause des modèles de développement générateurs de prélèvements excessifs, de gaspillage et de pollution, la tentation est grande d’une fuite en avant technologique lourde de risques, et génératrice de nouvelles inégalités.

Plus d’un tiers des terres du globe arides ou semi-arides manquent d’eau. Les perspectives d’évolution démographique permettent d’augurer qu’en 2050 près de 40 % de la population du globe souffrira de stress hydrique, entrave majeure à toute perspective de développement. Avec pour conséquences l’absence de sécurité alimentaire, des pertes économiques, une pollution sans cesse accrue et de possibles conflits.

Face à ces défis émerge depuis quelques années l’idée de déployer une nouvelle « gestion raisonnée » de la ressource, s’appuyant sur des réponses technologiques innovantes. Les projets de transferts d’eau massifs, à l’échelle d’un pays ou d’un sous-continent, en Libye, au Canada ou en Espagne, le dessalement de l’eau de mer, la réutilisation des eaux usées pour des usages agricoles, industriels, voire pour l’alimentation humaine, comme la mobilisation de nouvelles ressources par le biais de la réalimentation artificielle des nappes phréatiques, sont désormais fortement promus comme autant de réponses pertinentes à la crise de l’eau.

Le dessalement permettrait ainsi un accès illimité à la ressource. Sachant que 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 kilomètres de la mer et, que sur 70 villes de plus de 1 million d’habitants sans accès direct à des ressources supplémentaires en eau douce, 42 sont situées sur la côte, le dessalement par osmose inverse est ainsi présenté comme une solution compatible à l’avenir avec des énergies renouvelables, telles que les éoliennes.

Nécessitant un fort apport d’énergie, ces technologies ne sont aujourd’hui mobilisables que par les émirats du Golfe, l’Australie, l’Espagne, l’Algérie, la Chine, ou les Etats-Unis. Mais on compte déjà dans le monde près de 15 000 unités de dessalement, et la capacité de production pourrait être multipliée par deux dans les dix prochaines années. Reste la facture environnementale de cette nouvelle technologie : pour produire un litre d’eau dessalée, on rejette à la mer un litre de saumure, qui affecte l’équilibre des milieux aquatiques.

De même, le constat qu’aujourd’hui, dans le monde, 165 milliards de mètres cubes d’eaux usées sont collectées et traitées dans des stations d’épuration avant d’être rejetées dans le milieu naturel, conduit à la proposition d’utiliser cette eau comme ressource alternative. Le développement de technologies de pointe, notamment la mise en œuvre de procédés utilisant des membranes d’ultrafiltration, permettrait de mettre à disposition une eau traitée, dont la qualité rendrait possible leur réutilisation à des fins agricoles et industrielles, ou pour les loisirs, qui consomment de plus en plus d’eau dans les pays développés. Procédé qui réduirait d’autant les prélèvements directs dans la ressource, la réservant à la consommation humaine.

Les entreprises qui maîtrisent ces technologies affirment qu’on sait aujourd’hui produire une eau totalement potable à partir d’eaux usées et qu’il serait possible de fonctionner quasiment en circuit fermé pour faire face à une demande croissante. De plus, cette technologie est moins onéreuse que le dessalement. Les habitants de Singapour et la capitale de la Namibie boivent déjà en partie de l’eau recyclée. En Australie, les autorités ont été contraintes de demander l’avis de la population par referendum avant de recourir à l’eau recyclée.

Ce vertige technologique semble repousser toute limite. M. Mark Shannon, directeur du Centre de matériaux avancés pour la purification de l’eau à l’université de l’Illinois, aux Etats-Unis, déclarait ainsi à l’Agence France Presse le 18 mars 2008 que : « L’eau, même douce, doit encore être décontaminée, car il y a de nombreux composants toxiques dans l’eau en petites quantités, mais les traitements chimiques sont très coûteux et posent des problèmes. » Et d’indiquer que le recours à des matières nanostructurées, dont les particules ont une taille de quelques millionièmes de millimètre, ainsi qu’aux rayons ultra-violets pour transformer et lier les substances toxiques, permettraient à l’avenir d’améliorer les traitements de l’eau...

L’ensemble de ces innovations expriment aussi des choix politiques, environnementaux, qui devraient susciter un large débat, aujourd’hui inexistant. Car c’est bien la dégradation accélérée de la ressource qui légitime cette nouvelle approche de la question de l’eau. Avec pour perspective un risque croissant d’appropriation marchande de la ressource elle-même, et de tous les services qui garantissent son usage le plus efficient, pour les besoins énergétiques, industriels, agricoles, et bien sur humains.

Un nouveau facteur accroît les tensions sur la disponibilité de la ressource et sa qualité. Dans la perspective de l’« après-pétrole », les Etats-Unis, l’Europe et plusieurs pays émergents se fixent pour objectif l’utilisation croissante de carburants issus de produits agricoles pour les transports routiers. Redessinant la carte de l’agriculture mondiale, bouleversant le paysage des productions et des échanges commerciaux, agricoles et énergétiques, cette « nouvelle économie » va à son tour peser sur l’allocation des ressources en eau, et contribuer à la dégradation de leur qualité.

Nouvelles inégalités
La nouvelle régulation des besoins pourrait donc à l’avenir reposer sur le déploiement de ces nouvelles technologies, qui n’emportent malheureusement aucune remise en cause des pratiques énergétiques, agricoles, industrielles, économiques, qui sont au fondement de la dégradation accélérée, sur toute la planète, des ressources en eau.

Comment par ailleurs imaginer que les milliards d’êtres humains qui survivent avec moins d’un dollar par jour pourront demain bénéficier des bienfaits du dessalement de l’eau de mer ou de la réutilisation des eaux usées ? Déjà dans nombre de pays pauvres l’alimentation sous forme d’eaux embouteillées est ouvertement privilégiée, et bénéficie aux seules élites qui peuvent en faire l’acquisition, au détriment de l’accès à l’eau pour les populations défavorisées.

Le déploiement industriel de cette nouvelle « gestion raisonnée » à l’échelle planétaire repose sur l’imposition massive de nouveaux process et de nouvelles technologies, notamment les technologies « membranaires » (ultra et nano-filtration, osmose inverse), protégées par des normes et des brevets qui garantissent la captation de rente par les firmes transnationales. Lesquelles se substitueraient, avec l’appui des institutions financières internationales et des pays du Nord, aux pratiques traditionnelles de gestion de l’eau, héritage de l’histoire, que possèdent et maîtrisent les communautés humaines des pays pauvres.











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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 12:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 12:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Crise de l’eau : le laboratoire australien (1)
par Marc Laimé

La crise de l’eau qui affecte chaque année plus gravement l’Australie, sans équivalent dans aucun autre pays développé, trouve ses fondements dans l’irrigation et la déforestation qui ont provoqué une dramatique salinisation des terres arables de ce continent aux deux tiers désertique. Faute de remettre en cause un modèle de développement catastrophique, l’Australie se mue en laboratoire d’une gestion de la ressource qui fait appel à des projets colossaux de désalinisation, de construction de pipelines et de réutilisation des eaux usées. Une fuite en avant technologique à haut risque.


http://blog.mondediplo.net/2007-06-11-Crise-de-l-eau-le-laboratoire-australien-1

Les Etats-Unis ont soif de l’eau du Canada

par Marc Laimé

Confrontés à de graves risques de pénurie, découlant d’une surexploitation des ressources disponibles sur leur territoire, les USA tentent de convaincre le Canada et le Mexique de créer un partenariat stratégique pour instaurer une commercialisation massive de la ressource, à l’échelle du continent nord-américain




http://blog.mondediplo.net/2007-04-18-Les-Etats-unis-ont-soif-de-l-eau-du-Canada
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MessagePosté le: Ven Mar 28, 2008 9:28 am    Sujet du message: Répondre en citant

Horoscope Bélier
Vous aurez toutes les armes pour résoudre une situation difficile car vous avez la forme physique. La médiocrité de votre sort actuel ne vous satisfait pas et vous pensez mériter mieux. Vous aurez l'occasion de mettre en valeur vos qualités personnelles.



Taureau
Votre forme physique atteint de nouveaux sommets, cela signifie que le stress ne peut plus vous atteindre. Essayez de garder cette forme merveilleuse aujourd'hui et oubliez les soucis et contrariétés pour une fois. La vie est belle, que diable, profitez-en vous aussi.



Lion
L'évolution d'une situation compliquée vous empêche d'avoir des pensées précises sur ce sujet bien particulier. Les apparences sont trompeuses et vous le savez. Votre perspicacité habituelle vous permettra de résoudre cette énigme avec facilité.



Vierge
Vous allez entrer dans une période où rien ne pourra freiner votre enthousiasme et votre combativité. C'est le moment propice pour entreprendre le projet que vous avez derrière la tête depuis longtemps. Armez-vous de courage, de belles perspectives sont en vue.



Sagittaire
Vous vous sentirez bien dans votre peau et les efforts ne vous font pas peur, Vous vous sentirez en mal d'inspiration mais une aide inattendue vous permet de réaliser le but que vous cherchiez à atteindre, Faites preuve de tempérance car les kilos en trop,,,



Capricorne
Si vous sentez que vous allez perdre patience, essayez de ne pas le montrer. Reprenez et gardez le contrôle de vous-même en respirant profondément face à l'événement, et vous n'aurez plus ce sentiment de frustration et la chance vous sourira.




Gémeaux
Vous aurez la grande forme physique et vous aurez ainsi toutes les armes pour résoudre une situation difficile. La médiocrité ne vous satisfait pas. Vous méritez mieux que ça dans la vie. Mettez en valeur vos qualités personnelles qui sont uniques.



Cancer
On vous fera une importante proposition. Une opportunité comme celle-là est incongrue à vos yeux. Il serait bon d'y réfléchir. Vous considérez sans raison qu'il faille la repousser pour l'instant. N'attendez pas trop longtemps. Demain il sera peut-être trop tard.



Balance
Toutes sortes d'affaires de moindre importance risquent de retenir toute votre attention. La vigilance sera de rigueur si vous voulez ne pas vous laissez surprendre par une opportunité arrivant très à propos. A votre intelligence de tirer profit de cet événement inattendu !



Scorpion
Vous avez l'impression grisante que le monde entier vous appartient. Votre enthousiasme vous propulse vers des sommets inconnus. Rien ne semble vouloir vous arrêter sur le chemin du succès. Néanmoins restez très vigilant, vos finances paraissent encore fragiles.



Verseau
Vous prenez connaissance d'un nouveau projet où vous vous sentirez la première personne concernée, ce qui ne sera pas pour vous déplaire. Vous allez vous familiariser à cette idée surprenante. Vous saurez rondement mener à bien les opérations qui vous concernent.



Poissons
Une affaire très importante pourrait bien se présenter. Tout dépendra de la façon habile dont vous évaluerez la réalité des choses. Faites preuve de prudence. Votre jugement ne doit pas faillir. La prudence et le discernement sont recommandés en de semblables circonstances.
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MessagePosté le: Ven Mar 28, 2008 10:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

LE JUGEMENT FOURNIRET OUVERT LE 27 MARS 2008 : LIBERATION

Monique Olivier, épouse Fourniret, entre la première à 10 h 23 dans le box des accusés de la cour d’assises des Ardennes, amincie, transformée, posée. Elle a coupé court ses cheveux blancs, mis du fond de teint et du mascara, enfilé une tenue de sport, veste polaire couleur taupe, pantalon de velours beige et baskets bleues. La haute femme voûtée qui a appris à se courber pour tenter d’égaler son mari, plus petit, se prête à la séance photo sans peur apparente, ne soutient pas les regards mais les croise, lance des coups d’œil dans la salle, impassible. Elle veut rectifier son image. Elle en a marre de ces photos guère avantageuses sur lesquelles apparaissent les racines blanches de ses cheveux tombant sur ses yeux et son double menton reposant sur son gilet pare-balles. Elle en offre donc d’autres aux caméras et aux objectifs durant dix minutes.


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IN EXTENSO La lettre que Fourniret a remis au président du tribunal


Les familles et journalistes se demandent : «Où est-il ?» Le président Gilles Latapie explique : «Pour respecter la volonté de Michel Fourniret de ne pas être photographié, nous le ferons rentrer après les prises de vue.» Il apparaît enfin, à 10h34, de toute la hauteur de sa petite taille, droit comme un I, les cheveux en bataille et la barbe hirsute, vêtu d’un pull-over bleu électrique, l’air bougon de celui qu’on a dérangé. Il s’assied sans un regard pour sa coaccusée Monique Olivier, et sans un mot pour la cour.

Il reste muet, lèvres pincées, lorsque le président lui demande ses «nom, prénom, âge, domicile et qualité». Il plaque alors une feuille de papier A 4 contre la vitre du box en verre sur laquelle il a tracé en lettres majuscules : «SANS HUIS CLOS, BOUCHE COUSUE». Un peu désarçonné, le président Gilles Latapie remplace l’accusé : «Fourniret, Michel, né le 4 avril 1942 à Sedan, dernier domicile à Sart-Custinne en Belgique, profession enseignant. Etes-vous d’accord avec ce que je viens de répondre pour vous ?» L’homme hoche la tête. Le président lui demande des «précisions sur son système de défense» puisqu’il a éconduit ses trois avocats français, désormais commis d’office. Il se heurte à un refus signifié par un mouvement tête dénégateur de Fourniret, qui placarde son écriteau contre la vitre.

Ruban rose. L’accusé tend alors à l’un de ses trois avocats, Pierre Bloquaux, un rouleau de papier serré que celui-ci remet au président, intrigué. «Qu’est-ce que c’est ?» Dès la troisième question, Michel Fourniret, qui meurt d’envie de parler, rompt son silence : «Je vais prendre la parole pour répondre à cette question précise. Il s’agit d’un exposé sur les raisons de ma décision du boycott du procès que j’avais l’intention de lire. En l’absence de huis clos, je vous demande la permission monsieur le président de bien vouloir lire l’exposé aux parents des victimes de mes actes.» Gilles Latapie pose le rouleau attaché avec un ruban rose : «C’est très joliment fait. J’en prendrai connaissance, et le document sera versé aux débats.» Dans ce texte de sept pages, Michel Fourniret s’est notamment dépeint comme «un être mauvais et dénué de tout sentiment».

Stratégie. Les deux accusés, encore mariés, semblent s’ignorer. Elle a décidé de s’expliquer et tenter ainsi de ramener la peine de perpétuité qu’elle risque à trente années de réclusion. Il fait jeu à part, menace de ne plus venir ou alors par la force. Ils n’ont pas la même stratégie mais trahissent tout à coup une belle entente. Les avocats de Fourniret expliquent qu’ils se sont «mis d’accord avec ceux de Monique Olivier pour avoir le droit de récuser des jurés». Le président questionne les accusés : «Vous êtes d’accord?» L’homme et la femme baissent alors la tête, dans un même mouvement, à l’unisson. Ils ne réagissent pas de la même manière lors de la lecture de l’ordonnance de mise en accusation qui conduit Michel Fourniret devant les assises pour sept enlèvements, viols ou tentatives et homicides, Monique Olivier pour un meurtre comme coauteure et complicité dans quatre autres. Elle secoue la tête discrètement en signe de dénégation lorsque la greffière évoque sa manière de tester la virginité d’Isabelle Laville et de «rassurer son époux sur l’intégrité de l’hymen» de la jeune fille puis sur «l’introduction de son doigt dans le sexe de Fabienne Leroy» pour le vérifier, des viols qu’elle nie désormais. Il ferme parfois les yeux, paraît dormir.

Ils n’ont pas un regard pour les familles, même pour un très vieil homme en charentaises et pull-over noir assis sur un fauteuil roulant, qui les fixe de ses yeux embués lorsque la greffière aborde le cas de sa fille de 22 ans, Jeanne-Marie Desramault, que les Fourniret ont sorti en 1989 du couvent des Bernardines pour abuser d’elle, l’étrangler, avant de laisser son corps dans un congélateur puis de l’enterrer dans leur propriété. Lors d’une suspension d’audience, Henri Desramault, «87 ans et 3 mois», a dit à Libération tout son chagrin : «J’ai perdu deux êtres, ma fille, et ma femme est partie depuis. On a attendu pendant quinze ans et ma fille n’est pas revenue.» Le squelette de Jeanne-Marie n’a été découvert qu’en 2004. Le vieil homme tient à assister à ce procès : «C’est mon devoir. Je suis fatigué mais content de voir ces deux assassins qui ont tué des enfants et méritent la peine de mort.»

Michel Fourniret ne supporte pas l’exposé de ses crimes sur Elisabeth Brichet, 12 ans, enlevée à Namur en1989. Il bouillonne dans son box, s’agite, griffonne un mot sur un papier qu’il arrache de son bloc. Il ne se contient plus quand il est question de ses échecs à la pénétrer «en raison de l’étroitesse du sexe de l’enfant, de son état de peur et de crispation», selon ses aveux. Michel Fourniret frappe alors son crâne de son poing, rageur.
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MessagePosté le: Sam Mar 29, 2008 11:22 am    Sujet du message: Répondre en citant

CHIRURGIE PUBLIQUE : UNE PLAIE OUVERTE
Société

: samedi 29 mars 2008 LIBERATION

Hier triomphante, sûre d’elle-même et conquérante, la chirurgie publique est devenue le symptôme le plus déroutant de la crise de l’hôpital public. Cela va mal, de plus en plus mal. Au point qu’aujourd’hui, plus de 60 [b]% de la chirurgie se fait dans le privé[/b], alors que le rapport était inversé, il y a vingt ans. Plus grave, la qualité baisse. «Aujourd’hui, si vous avez besoin d’être opéré dans le public, vous êtes confronté à un double aléa : une incertitude sur la qualité et une autre sur le tarif, car bien souvent vous serez confrontés à des dépassements d’honoraires», dit avec consternation François Aubart, président de la Coordination médicale hospitalière et partisan acharné du public.





Activité déclinante. La faute à qui ? Comment a-t-on pu en arriver là ? Longue dérive, en fait. La chirurgie a connu une évolution sans précédent. D’un travail solitaire, elle est devenue une pratique collective, nécessitant des plateaux techniques performants. Mais depuis vingt ans, les pouvoirs publics ont regardé de loin ces changements de fond. Ils n’ont touché à rien, laissant vivoter un grand nombre de services chirurgicaux à l’activité déclinante. Alors que le privé, pendant ce temps, entamait sa mutation, et profitait des changements technologiques et organisationnels pour s’imposer.

Selon des études confidentielles de la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam), plus des deux tiers de la chirurgie ambulatoire se font aujourd’hui dans les cliniques privées. Or, la chirurgie ambulatoire est celle qui se pratique de plus en plus. Elle nécessite des organisations plus souples, avec moins de contraintes, des blocs opératoires qui fonctionnent de façon continue. L’hôpital public, engoncé dans des règles de fonctionnement, a laissé cette chirurgie partir dans le privé. «C’est devenu un quasi-monopole», lâche un responsable de la Cnam.

Cercle vicieux. Parallèlement, l’hôpital public a perdu de son attractivité. En France, les chirurgiens ne manquent pas (ils sont près de 15 000), mais ils sont mal répartis, géographiquement et entre public et privé. Et au final, il y a un manque cruel de chirurgiens dans le public : en 2006, 23 % des postes de chirurgie n’étaient pas utilisés dans les hôpitaux publics. De plus, un nombre important de postes - environ 6 000 - sont occupés par des médecins ou des chirurgiens à diplôme étranger. «S’ils ont, en majorité, un bon niveau, le problème est que souvent ils travaillent seuls ou à deux. Or, le travail en équipe permet de s’améliorer, mais cela sert aussi de filet de précaution», analyse François Aubart. Et l’avenir n’est pas rose. En dépit d’une légère reprise, il manque de candidats à l’internat.
En chirurgie digestive, il y a 25 inscrits pour 116 postes.

D’où le cercle vicieux actuel. Faute de chirurgiens, la qualité s’en ressent. L’activité aussi. Conséquence secondaire : l’hôpital public est aussi un lieu d’enseignement, essentiel pour le futur. Or, quand on s’attarde par exemple sur la chirurgie de la cataracte, seulement cinq CHU en France ont 10 % de «parts de marché» dans leur région. Difficile, dans ces conditions, d’enseigner cette technique.

Dans ce contexte, on comprend le coup de colère du professeur Henri Guidicelli (lire ci-contre). Le rapport du sénateur Larcher sur les missions de l’hôpital, attendu le 9 avril, sera décisif. Tout le monde le sait : il faut dessiner un nouveau paysage hospitalier. Et de nouvelles règles.
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MessagePosté le: Sam Mar 29, 2008 11:27 am    Sujet du message: Répondre en citant

«Le système est à bout de souffle» Henri Guidicelli préside le Conseil national de la chirurgie :
Recueilli par É. F.
samedi 29 mars 2008 LIBERATION

Le professeur Henri Guidicelli, ancien chef de service de chirurgie viscérale au CHU de Grenoble, préside le Conseil national de chirurgie. C’est un des meilleurs connaisseurs de l’état de la chirurgie publique et privée en France.





Y a-t-il vraiment une crise de la chirurgie dans les hôpitaux publics ?


Nous sommes aujourd’hui le dos au mur. Le système est totalement à bout de souffle et, depuis dix ans, cela ne fait qu’empirer. Si on ne change pas radicalement les règles du jeu, cela risque d’être catastrophique. Pour autant, et c’est le paradoxe de notre situation, les chirurgiens ne manquent pas. Jamais en effet il y en a eu autant. Mais voilà, ils sont mal répartis, aussi bien géographiquement que par spécialité. De plus, ils ont changé : la féminisation est un défi qui n’est pas pris au sérieux et dont les conséquences ne sont pas prises en compte.

Comment se traduit cette crise ?


Je ne suis pas sûr que le patient tombe toujours sur des chirurgiens de qualité. Moi, comme tous les autres médecins, je fais attention à qui va me prendre en charge. Aujourd’hui, s’il n’y a pas de difficultés dans l’accès aux soins, il y a des difficultés dans l’accès aux soins de qualité…

Pourquoi tous les chirurgiens vont-ils dans le privé ?

Ce serait une erreur de croire qu’ils y vont uniquement pour des raisons financières. Celles-ci peuvent être importantes, mais dans les faits, la différence de salaire n’est importante qu’en début de carrière. Ce qui les fait fuir, c’est la lourdeur administrative. A l’hôpital public, il est difficile de donner un coup de bistouri avant 8 h 30 et c’est souvent agaçant. L’hôpital public souffre d’une organisation qui n’attire plus les jeunes. Dans le secteur privé, il y a certes parfois des impératifs que l’on peut critiquer, mais cela marche. Enfin, revenons à la question du salaire : dans le secteur public, que vous opériez un ou vingt malades par semaine, votre salaire est le même. Cela n’est plus possible, en tout cas, cela n’est plus accepté.

En même temps, beaucoup de chirurgiens du public font du privé dans leur service…

Cela dépend des régions, des villes et même des hôpitaux. Mais la dérive est manifeste. Il y a des zones où tous les chirurgiens publics font du privé.

Et les directions des hôpitaux ne disent rien…

Le directeur de l’hôpital ne dit rien, car il ne peut rien faire. Le chirurgien lui dit : «Si vous m’ennuyez, je m’en vais dans le privé.» On est dans une situation si délicate pour la chirurgie dans les hôpitaux publics que les directeurs d’hôpitaux sont obligés de laisser faire et de tout accepter. Autre exemple : un chirurgien ne doit pas habiter à plus d’une demi-heure de l’établissement, en cas de garde. Or, on laisse encore faire. Dernier symptôme, l’apparition du «black», c’est-à-dire non pas des dépassements d’honoraires, mais des dessous-de-table. Et cela, à l’hôpital public, c’est un phénomène inédit. C’est pour cela que je dis que le système implose.

Les chirurgiens vont mal. En plus, leurs rapports se tendent avec les anesthésistes…


Les anesthésistes, qui sont très nombreux, ont pris beaucoup de poids à l’hôpital. La question du temps de travail compté en heures a tout bouleversé. On voit des anesthésistes publics qui vont, en toute illégalité, travailler, durant leurs journées de récupération, dans le privé, comme des mercenaires, à 1 500 ou 2 000 euros. Tout le monde le sait, les tutelles, le ministère, et tous laissent faire.

Quid de la chirurgie ambulatoire qui tend à devenir un monopole des cliniques privés ?


L’ambulatoire est à la traîne en France, en particulier dans le public, car cela implique de changer les habitudes. Le résultat est inquiétant : par exemple dans une ville moyenne du Sud-Est, 85 % de la chirurgie programmée est effectuée dans le privé. Pendant ce temps-là, l’hôpital public de cette ville est flambant neuf, avec 17 salles d’opération. A quoi vont-elles servir?

La chirurgie publique a-t-elle un avenir ?

Evidemment, mais je vous donne un exemple qui montre combien la situation est délicate. Dans les opérations de réorganisation sur lesquelles on travaille, on est confrontés à des petits hôpitaux publics avec une activité chirurgicale faible. A côté, il y a des cliniques et un peu plus loin des hôpitaux publics de taille plus importante. L’idée que l’on développe est donc de travailler en réseau, avec un service de référence. Dans le petit hôpital, on ferait les consultations préopératoires et le suivi postopératoire, le service de chirurgie pouvant également effectuer des opérations limitées. Mais voilà, les chirurgiens travaillant dans des grands centres publics n’ont pas très envie d’opérer dans ces petits hôpitaux. Et ce sont les chirurgiens des cliniques privées qui le font. Ces derniers font le déplacement et opèrent. Ils ont une nostalgie du public, ils retrouvent l’ambiance du public et aussi, au passage, ils récupèrent la grosse pathologie pour leur clinique. Les petits hôpitaux publics vont-ils être sauvés par des chirurgiens privés ?

Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), dont conduire ces changements est le rôle, font-elles leur travail ?

A l’exception de quelques-unes, elles marchent mal. La majorité d’entre elles sont dirigées par des sortes de préfets sanitaires, dont la carrière est politique. Pour eux, l’objectif est : pas de vagues, pas de changements. Par exemple, on parle de restructuration entre deux hôpitaux dans le Centre. Que va nous dire le directeur de l’ARH ? «On laisse pourrir, cela va tomber tout seul.» Cette lâcheté est devenue inacceptable.

Vous êtes bien pessimiste…

On pourrait le croire, mais non. Les chirurgiens, qui ont choisi cette voie, veulent faire leur métier avec des plateaux techniques adaptés. Ils ne veulent pas être isolés, veulent vivre dans une ville importante, avec un salaire à la hauteur de leur responsabilité. C’est possible. Encore faut-il que l’organisation et le système le permettent.
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MessagePosté le: Sam Mar 29, 2008 11:30 am    Sujet du message: Répondre en citant

Chez Dati, c’est pas ceinture
Chancellerie. A force de petits-fours, elle a grevé le budget réceptions de son ministère.
ALAIN AUFFRAY LIBERATION 28/3/08

Finalement, ça l’intéresse. Samedi matin, la ministre de la Justice, Rachida Dati, se fera élire maire du VIIe arrondissement de Paris. Une formalité, sauf peut-être pour le maire sortant, Michel Dumont, qui figurait en deuxième position sur la liste UMP : eu égard à la lourde charge ministérielle de la tête de liste, il pouvait espérer récupérer son fauteuil de maire. C’est aussi, d’ailleurs, ce qu’avaient aussi cru comprendre, pendant la campagne, de nombreux électeurs de l’arrondissement. Mais non. La mode est au cumul. Comme beaucoup de ses collègues ministres, Dati a donc choisi de cumuler. Désormais, promis, elle consacrera tous ses samedis au VIIe arrondissement de la capitale et à ses prospères habitants.

Entre le Champ de Mars et l’esplanade des Invalides, la protégée du Président espère se construire une légitimité politique, contre ceux qui guettent ses faux pas. Dans l’entourage de Dati, on n’a pas de mots assez durs pour dénoncer «les coups bas» et «les vacheries» de tous ceux que dérangeraient son parcours hors norme.

Dérapage. Selon un proche, la publication mercredi sur le site Mediapart d’informations relatives au train de vie de la chancellerie participe de cette conjuration. Le contrôleur financier du ministère de la Justice s’est inquiété du dérapage des frais de réception depuis juin. En décembre, le plafond des dépenses autorisées était dépassé de 30 %. Jeudi, Guillaume Didier, le porte-parole de la chancellerie, a confirmé qu’une rallonge de 100 000 euros avait été octroyée à l’automne, justifiée par l’organisation de réceptions telles que celle du 13 juillet, veille de la fête nationale. Une performance qui pourrait être dépassée en 2008 : plus de la moitié des 200 000 euros alloués avaient déjà été dépensés fin mars ! Mais la chancellerie a démenti qu’une seconde rallonge de 100 000 euros était dans les tuyaux. Démentie également, l’existence d’une «prise en charge de dépenses personnelles» évoquée par le site. «On ne peut pas qualifier le fait d’avoir un collant de rechange et un peu de maquillage pour faire un raccord avant une interview de dépense personnelle !» s’insurge Didier. Pour l’entourage de Dati, l’évocation médiatique des «affaires de toilette» de la ministre est la preuve d’intentions malveillantes. «Beaucoup disaient qu’elle allait quitter son ministère. Elle y est en fait confirmée et avec un bilan positif. Cela suscite fatalement des jalousies politiques», souffle un proche.

«Simplicité». Le 13 mars, des syndicats avaient accusé la ministre de travailler «au service de sa propre image». Pour fêter (avec retard) la Journée des femmes, Dati avait invité 230 femmes du monde judiciaire, avec billet aller-retour en première classe. «Comme tous les buffets de la chancellerie, c’était d’une très grande simplicité», avait relativisé le porte-parole du ministère. Dati ne conteste pas la très forte hausse des frais de réception depuis juin. Elle assure que c’est le prix à payer pour renforcer notamment «la présence de la justice française en Europe». Outre ses homologues de l’UE, la ministre fait savoir que si elle reçoit beaucoup, c’est parce qu’elle a choisi de «faire de la chancellerie une chancellerie ouverte». Ouverte et généreuse.
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MessagePosté le: Sam Mar 29, 2008 11:32 am    Sujet du message: Répondre en citant

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Les Français affichent leurs signes extérieurs de tristesse
Conjoncture. Au plus bas, le moral des ménages pourrait entraîner la consommation dans sa chute.
M. GR.
: samedi 29 mars 2008 LIBERATION

Une mauvaise conjonction astrale sans doute. Après les chiffres de la croissance plus bas que prévu, après le creusement des déficits, voici le moral des ménages. Un indice qui a continué de se dégrader en mars, chutant à son plus bas niveau historique depuis que l’enquête de l’Insee existe, c’est-à-dire 1987. Dit comme ça, l’affaire pourrait ne pas en être une. Sauf que la dégradation de cet indice peut laisser craindre un repli de la consommation dans les mois à venir. Autant dire un ralentissement de ce qui est aujourd’hui un des seuls moteurs de l’économie française.



L’Insee a annoncé vendredi que l’indicateur mesurant le moral des ménages a reculé d’un point à - 36 contre - 35 en février. Chiffre d’ailleurs assez étrange : le chômage est à un niveau historiquement bas, les industriels semblent rester confiants. Mais les ménages eux, s’enfoncent dans la sinistrose. Evidemment, les spécialistes prennent bien garde de tracer un lien direct entre le moral et croissance. La corrélation n’a pas toujours été directe dans le passé. Pourtant, cette fois-ci, certains économistes notent qu’il est difficile d’imaginer que les comportements de consommation ne soient pas affectés.

L’Insee note dans son enquête mensuelle que «les ménages ne sont plus optimistes sur les perspectives d’évolution de leur niveau de vie» et que «l’opportunité de faire des achats importants» s’éloigne. Sans compter que les Français considèrent que leur situation financière s’est dégradée. En cause, la perception des effets de la hausse des prix. «Les ménages estiment que le moment est désormais venu de se reconstituer une épargne de précaution, quitte à délaisser les rayons des magasins pendant quelque temps encore», note Alexander Law, économiste chez Xerfi.

La perspective d’une remontée du taux d’épargne est qualifiée de «danger», par Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès. Marc Touati, de Global Equities, joue même la carte du pessimisme sur la capacité de résistance de la consommation des ménages : «Cette dernière a jusqu’à présent été massivement soutenue par la forte augmentation de l’endettement des particuliers, dit-il. Maintenant que ces derniers ont épuisé toutes leurs cartouches en la matière et que les banques vont devenir plus parcimonieuses dans l’octroi de crédit, il est clair que le château de cartes ne tiendra plus.» Autant dire que le message diffusé par le gouvernement toute la semaine, sur le mode «la France résiste mieux que les autres pays à la crise», et «l’économie ne va pas si mal», pourrait aussi commencer à sonner un peu faux.
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