Posté le: Mer Mar 05, 2008 12:41 pm Sujet du message:
plumedange a écrit:
Lola- a écrit:
Le système du monde a toujours été sphéroidal. On pourrait changer. Je propose torique.
Ah ça m'est revenu dans la nuit : LIMULE une limule ( beurk !).
Sais tu ce qu'est un joint torique Lola ?
Le seul joint qui permette à un axe traversant de rester étanche.
Torique ? Moi je vote pour d'accord, les panètes, leurs axes imaginaire, le torique quelque part, c'est presque de la pataphysique quantique.
Par où, dois-je commencer ou finir ?
Quel est l'objet de ce topic ?
Nous sommes partis du Zinc.... pour dériver vers Alliage. Cela aurait pu être un point de départ.
Un bref passage par Sphérule (berk car pour moi, renvoi direct à pustule et non pas limule... mais nos images mentales nous sont propres, lol)
Venons-en à Sphéroîdale. J'apprécie les rondeurs, les courbes, ces lignes qui évoquent pour moi arabesque, douceur, fluidité, eau.
J'aime arrondir les angles.
Mais non, nous ne nous arrêtons pas là... et nous voici dans le joint torique.... Oups... bloqué... hermétique, rien ne suinte, rien ne transparait.
Je ne peux pas m'écouler, je suis enfermée
Pataphysique.... ah ah pourquoi pas.....
Quantique.... oh oh... physique, il y a un hic.
Sans moi plus précisement.
Pataphysique me renvoie à phénoménologie .... encore un ?
Car là encore, nous sommes dans le flou... artistique, je ne sais pas.... j'aimerais bien qu'il soit artistique.
Bref, le zinc est-il un métal conducteur de délires.
Posté le: Mer Mar 05, 2008 1:06 pm Sujet du message:
Parfois on fait une pause.
Le zinc, le comptoir, on peut s'y appuyer et boire le coup du coup qui suit
le coup ( d'avant).
Ca flageolle de la tête et rend les guiboles en guimauves.
Sur le zinc, une pression bien frâiche, une sphérule bien sphérée, une limule au sang bleu, une pustule ( qui cloque ou pas?), des angles ouverts, fermés, des rondeurs bien anguleuses, un torique axé et un joint pour l'étanche, de la physique un peu pata et du quantique des cantiques.
Tel serait le problème de philosophie bazar du troquet, ce jour.
Posté le: Mer Mar 05, 2008 1:36 pm Sujet du message:
plumedange a écrit:
roussote a écrit:
J'ai peur des limules ,des clowns et des arrivées d'eau dans les plomberies vétustes.....
Je brase super bien .
Accesoirement je brasse aussi ( que je préfère au crawl).
Ah la peur n'évite pas les arrivées d'eau.
Laissons-les couler après-tout puisque nous sommes sur du zinc.
Et puis, Plumedange pense être capable d'assurer l'étancheîté ou le brassage !
Quant aux clowns, j'aime les clowns et je revendique d'ailleurs mon nez rouge.
Posté le: Mer Mar 05, 2008 6:11 pm Sujet du message:
Deux sirènes enzinguées...
Mon premier :
L'enfer c'est l'autre
Je soustrais un.
Il (me) reste.
La soustraction du paradis ?
Je ne peux plus le savoir : seul ne me le dis plus.
Je rajoute un.
Quel soulagement.
Ah mais non c'est l'enfer.
Mince, ça coince.
Posté le: Mer Mar 05, 2008 6:41 pm Sujet du message:
Je propose une soirée sérieuse autour de ce texte :
13-01-2007
Extraits d’un entretien de Jean Laplanche avec Alberto Luchettti (Lanzarote, juillet 2006) le texte complet est disponible en format pdf
AL : Le problème de la scientificité entraîne celui de la vérité possible, de pouvoir saisir la vérité des théories, des hypothèses, des modèles de la psychanalyse.
JL : Je crois que l’idée de vérité est toujours restée, pour tout le monde, en dehors des prises directes de l’intellect. Les plus grands épistémologues pensent que nous n’en n’avons qu’une approximation, mais il n’empêche pas que la vérité reste là comme un idéal. Nous n’avons pas à penser que nous détenons la vérité comme une chose, nous ne la détenons nullement : nous proposons des modèles qui essaient de s’approcher le plus possible de la vérité, mais ces modèles sont éminemment caducs, réfutables, c’est-à-dire qu’un jour ou l’autre il est certain qu’ils seront remplacés par d’autres, plus adéquats.
AL : Vous faites souvent référence aux travaux de Popper qui pourtant semblait mettre la psychanalyse dans un coin, en dehors de la science.
JL : Oui. Il y a deux Popper. Il y a le Popper qui a critiqué la psychanalyse, et je crois que malheureusement il ignorait à peu près tout de la psychanalyse. Il en connaissait seulement les aspects les plus divagants, par exemple Adler, ou les plus métaphysiques. Popper ignorait tout de la psychanalyse freudienne. Il connaissait la psychanalyse essentiellement par sa branche adlérienne. Il n’a jamais discuté Freud véritablement à partir de ses propres concepts.
AL : Et l’autre Popper ?
JL : En revanche l’autre Popper, tout à fait passionnant, c’est celui qui a dit finalement – je reprends cette formule, je ne sais pas si c’est de lui, je la connais depuis fort longtemps – « La nature ne dit jamais oui, elle dit toujours non ». C’est-à-dire que la nature n’affirme jamais une vérité mais qu’elle est toujours à notre disposition pour réfuter une assertion fausse. C’est évidemment quelque chose qui a l’air purement négatif, alors que c’est en réalité très positif, car cela ouvre la possibilité à toute une imagination créative de modèles. L’homme est créateur de modèles. Des modèles qui essaient de s’adapter le plus possible à la réalité qu’il étudie. Mais ces modèles ensuite sont soumis à «réfutation». Ils ne sont pas pour autant soumis à «vérification», en ce sens qu’on ne cherche pas à montrer que x fois cela sera réussi, mais on cherche le point où cela pourrait être faux. Evidemment, c’est ce point là qui peut tout mettre en l’air. Il est clair que le poppérisme que je décris là est un peu radical. Le poppérisme depuis Popper s’est beaucoup adouci. Popper ne dirait plus de nos jours, et les poppériens ne diront plus, que tout un système de pensée va s’effondrer sur la foi d’une seule expérience négative. Il y a des expériences qui ne touchent qu’à une partie périphérique d’un système, alors que le centre s’avère lui beaucoup plus dur, et résiste bien aux expériences négatives.
AL : Vous pensez que Freud lui-même était poppérien ante litteram ?
JL : Oui, je pense que souvent Freud était poppérien avant la lettre. Par exemple, il a écrit un article qui s’appelle « Une conception de la paranoïa contredisant la théorie psychanalytique de cette maladie ». Eh bien, cette description d’un cas négatif est typiquement poppérienne. Même si cette description d’un cas négatif aboutit au fait que ce cas n’est pas aussi négatif que cela, parce ce que Freud évidemment n’aimait pas beaucoup trouver des cas vraiment négatifs… Il n’empêche qu’il en a exploré un pour montrer qu’il n’est pas aussi négatif qu’il semblait au premier abord. La question était celle du fondement homosexuel de la paranoïa.
AL : Toutefois, si Freud adopte et choisit la vision du monde de la science, vous disiez aussi qu’il ne réfute pas les autres conceptions du monde. Est-ce qu’il y a donc place pour elles ?
JL : Je pense qu’il n’y a guère place pour les autres conceptions. Freud n’était pas aussi tolérant que vous le décrivez. Il était très négatif vis-à-vis de la vision religieuse notamment. Il l’a critiquée de façon extrêmement vive. Je pense que Freud était un scientiste relativement dur. Nous serions certainement beaucoup plus tolérants que lui, de nos jours.
AL : C’était la même chose pour la vision du monde de la philosophie ?
JL : Oui, tout à fait. La philosophie, pour lui, pose de vrais problèmes mais avec des solutions plus ou moins imaginaires.
AL : A propos de la scientificité de la psychanalyse, pensez-vous que votre «théorie de la séduction généralisée» puisse rediriger la psychanalyse vers sa vocation scientifique ?
JL : Je suis resté très rationaliste et très freudien, même si peut-être plus tolérant que lui par rapport aux autres visions du monde. Mais certainement, ma visée personnelle est scientifique : je pense que toute assertion qui n’est pas susceptible d’être réfutée dans un débat n’a pas de valeur. Ceci implique donc débat entre personnes, pas seulement entre idées.
AL : Dans ce sens, la théorie de la séduction généralisée peut soumettre des propositions à ce travail de falsification, de mise à l’épreuve ?
JL : Oui, mais il faut être très prudent parce que beaucoup des éléments de la théorie de la séduction généralisée sont difficiles à falsifier. En effet, ils ne sont pas des éléments de type expérimental. Ils ne sont pas même des éléments d’observation au sens classique du terme. Ils se retrouvent au cours de la cure psychanalytique, ce qui est très spécial par rapport à la situation d’observation dans le monde des objets externes.
( ... )
AL : Votre livre sur l’«après-coup», Problématiques VI, vient de sortir. Il touche à une question métapsychologique mais aussi, peut-on dire, à l’expérience subjective du temps, de son passage, et de la possibilité de lui donner de nouvelles significations, de revivifier le passé pour le traiter et le féconder. Ainsi, le passage du temps pourra-t-il élargir le champ de votre théorie ?
JL : Je suis persuadé que cette théorie se montrera féconde, que des champs immenses sont encore à explorer, et qu’il reste à d’autres à le faire. Notamment le champ des perversions, des psychoses, et des états-limites, qui restent à explorer de façon clinique et théorique en même temps.
AL : A ce propos, vous avez annoncé la création d’une fondation.
JL : Un de ses buts serait certainement celui-là : l’expansion de la pensée qui s’intitule «Nouveaux fondements pour la psychanalyse», essayer de refonder la psychanalyse sur de nouvelles bases plus simples. On a beaucoup insisté sur le fait que cette théorie s’avère finalement beaucoup plus simple que les théories de la psychanalyse classique - aussi bien la freudienne que la lacanienne - qui s’emmêlent dans leur développement. Prenez des textes comme celui de Freud sur Inhibition, symptôme et angoisse : vous vous rendez compte à quel point la pensée est embrouillée. Eh bien, chez Lacan c’est la même chose. Chez Mélanie Klein, c’est la même chose aussi. Je crois qu’il y a un besoin de simplification, et que si la théorie de la séduction généralisée apportait une base de simplification - quelque chose d’intelligible pour chacun et en même temps capable de rendre compte des faits - ce serait déjà un grand point, un bon départ.
AL : Ce serait aussi un cadre permettant d’intégrer les contributions venant, par exemple, des auteurs que vous venez de citer…
JL : Tout à fait…
AL : Et aussi d’autres… mais également des apports issus d’autres disciplines. Ainsi, vous avez souligné que critiquer le biologisme de Freud et d’autres courants de la psychanalyse ne signifie pas…
JL : …critiquer la biologie, ni la problématique de la biologie. La question des neurosciences, c’est beaucoup plus complexe. On n’a pas encore vraiment trouvé la clé de l’approche, mais je pense qu’il y en a forcément une.
Posté le: Mer Mar 05, 2008 9:14 pm Sujet du message:
plumedange a écrit:
Deux sirènes enzinguées...
Mon premier :
L'enfer c'est l'autre
Je soustrais un.
Il (me) reste.
La soustraction du paradis ?
Je ne peux plus le savoir : seul ne me le dis plus.
Je rajoute un.
Quel soulagement.
Ah mais non c'est l'enfer.
Mince, ça coince.
Citation:
Quoi que je sente de moi, le jugement d'autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d'autrui et alors, en effet, je suis en enfer. Et il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu ils dépendent trop du jugement d'autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres, ça marque simplement l'importance capitale de tous les autres pour chacun de nous.
c'est à celà que tu fais allusion ? _________________ per verbum per gladium
Posté le: Mer Mar 05, 2008 9:20 pm Sujet du message:
Pas exactement, lola fait un post quelque part sur le vrai ment.
Voilà.
Je croise les posts, les topics, j'embrouille et débrouille les cartes et je
repropose une partie.
Poker.
Menteur.
A poil.
Sexe: Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 1424 Localisation: la tête vers le ciel, les pieds sur terre...
Posté le: Mer Mar 05, 2008 9:29 pm Sujet du message:
Le vrai ment et le faux dit vrai... c'est bien connu ça pourtant, tout le monde en parle ... .. c'est une nouvelle version du "complot". _________________ Ensemble nous donnons un sens au monde, chacun apporte son langage, son histoire, sa liberté
Sexe: Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 1424 Localisation: la tête vers le ciel, les pieds sur terre...
Posté le: Mer Mar 05, 2008 9:40 pm Sujet du message:
Mais non Lola je sais bien que tu ne disais pas n'importe quoi... mais on ne peut pas en rester là. Ce ne peut être que vrai, parce que je veux que ce soit vrai... il n'en tient qu'à soi que ce soit vrai. _________________ Ensemble nous donnons un sens au monde, chacun apporte son langage, son histoire, sa liberté
Sexe: Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 1424 Localisation: la tête vers le ciel, les pieds sur terre...
Posté le: Mer Mar 05, 2008 9:44 pm Sujet du message:
fahrenheit21 a écrit:
plumedange a écrit:
Deux sirènes enzinguées...
Mon premier :
L'enfer c'est l'autre
Je soustrais un.
Il (me) reste.
La soustraction du paradis ?
Je ne peux plus le savoir : seul ne me le dis plus.
Je rajoute un.
Quel soulagement.
Ah mais non c'est l'enfer.
Mince, ça coince.
Citation:
Quoi que je sente de moi, le jugement d'autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d'autrui et alors, en effet, je suis en enfer. Et il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu ils dépendent trop du jugement d'autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres, ça marque simplement l'importance capitale de tous les autres pour chacun de nous.
c'est à celà que tu fais allusion ?
Il faisait allusion à rien de précis sans doute ... juste pour dire que quoi qu'il fasse, qu'il ajoute, qu'il soustrait, avec l'autre ce sera toujours l'enfer... ... heureusement il se fait analyser... _________________ Ensemble nous donnons un sens au monde, chacun apporte son langage, son histoire, sa liberté
Sexe: Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 1424 Localisation: la tête vers le ciel, les pieds sur terre...
Posté le: Mer Mar 05, 2008 9:55 pm Sujet du message:
Lola- a écrit:
Je parlais aussi de jouissance Prima, de celle qu'on a pas dans sa poche.
Non mais je te l'ai dit, moi de ce côté là j'ai pas de problème... je jouis pleinement de tous mes biens, je suis propriétaire.
A moins que tu ne fasse allusion à ce genre de truc de Bataille ... mais bon la théorie du maitre et de l'esclave c'est déjà en cours de traitement sur l'autre fil...
Citation:
.../.. De même que l'économie refoule, entrave, discrédite la liberté de jouissance, qu'elle la condamne à se défouler marginalement, dans la violence de la frustration, de même prive-t-elle le travailleur, tant manuel qu'intellectuel, du droit de s'appartenir, d'avoir l'usage et la jouissance de sa personne. Il n'est pas jusqu'à la possession des biens qu'il produit qui ne lui soit refusée de prime abord.
L'esclave, en effet, ne dispose pas des fruits de son travail.
Quant au maître, il doit non seulement arracher à l'esclave le blé qu'il récolte mais encore le vendre sur le marché. Il y a là, de la terreur aux impératifs de rentabilité, bien des frustrations de nature à gâter les plaisirs. La malédiction qui n'a jamais cessé d'entraver la jouissance au fil des religions, des idées philosophiques et morales, des lois et dispositions constitutionnelles n'a sans doute pas d'autre cause.
_________________ Ensemble nous donnons un sens au monde, chacun apporte son langage, son histoire, sa liberté
Posté le: Mer Mar 05, 2008 10:06 pm Sujet du message:
Ouais parce que la jouissance du coté de Lacan c'est plutot de l'odre de l'insupportable à vivre tu vois. Style le type qui jouis tellement qu'un beau jour il se balance par la fenêtre pour faire cesser ça. _________________ Tra la la lère