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La philosophiedemoncomptoirenzinc

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Lola-
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MessagePosté le: Mar Avr 08, 2008 11:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C'est plutôt mon tuteur de stage qui est une vrai garce. J'ai hate à jeudi voir comment je vais me sortir de cette situation...

Grâce à une belle rose des vents.
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chimel
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 6:37 am    Sujet du message: Répondre en citant

Et ta tutrice de stage un vrai gars ?
Si tu dois donner des coups de pieds, sache quelle partie viser.

Le vent nous en porte, des roses...
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A nos actes manqués //fr.youtube.com/watch?v=4XG9mkhIIHc
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chimel
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 7:07 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les topics sont envahis par les sujets sur le bien, le mal, l'honneur.

Le livre qui suit est une synthèse de l'ensemble de ces thèmes. Antje Krog, journaliste Boer, relate les débats des commissions réconciliations et vérité qui ont eu lieu en Afrique du sud après l'apartheid.

Elle amène une réflexion globale, depuis le recoupement de ces récits singuliers et parfois à peine soutenables dans la tensions des mots, sur le sens d'une culture de "l'honneur et de la honte" qui s'oppose à une culture de "la culpabilité et de la responsabilité".

Ce qui devrait pleinement satisfaire Laurent ( bisous au passage) car ici il est pleinement pris en considération la dimension du corps et de sa souffrance.

Mais comme le dit le titre de l'ouvrage, la transition se fait vers les mots.



Antje KROG
La Douleur des mots Imprimer l'extrait

I

LA GUERRE DES BOERS : LE RETOUR


Les journalistes qui s’apprêtent à couvrir la Commission Vérité et Réconciliation, tout comme leurs rédacteurs en chef, ont droit à un atelier introductif. Nous sommes entourés en majorité de collègues allemands, néerlandais et chiliens. Plus remarquable encore, seuls deux reporters noirs sont venus – l’un de la radio, l’autre du Sowetan. Comment faut-il comprendre l’absence de journalistes noirs à tout ce qui touche la Commission ?
Au cours de l’habituelle séance de présentation, un journaliste allemand dit : “Je pense que l’Afrique du Sud est encore trop traumatisée pour faire vraiment face à son passé – vous cherchez à comprendre comment vous en avez réchappé, à savoir si votre économie est intacte, si vous allez vous en sortir.” Au fil des débats, il apparaît clairement que les journalistes étrangers ne s’intéressent qu’aux demandeurs d’amnistie et à la présence éventuelle d’hommes politiques d’envergure parmi eux.
Divers aspects sont abordés : Comment prévenir l’épuisement émotionnel ? Comment impliquer les lecteurs, les auditeurs, les téléspectateurs ? La couverture de la Commission doit-elle être confinée à une page spéciale ? Les lecteurs ne vont-ils pas sauter cette rubrique ? Comment veiller à ce que le passé fasse les grands titres ? Aucun journal n’a l’intention d’employer un journaliste à temps plein pour couvrir la Commission – la télévision est-elle prête à retransmettre les auditions en cours de journée afin que certains puissent les suivre au bureau ?
Quel rôle pour la radio qui a accès à tous les groupes linguistiques et aux communautés défavorisées ? Quid des langues ? Les onze langues officielles disposent-elles des mots nécessaires pour rapporter les travaux de la Commission ? Un collègue zoulouphone perd son calme : “Mais bien sûr ! Et si les mots n’existent pas, on les inventera.” Les inventer ? Il fournit une liste.
Un commando de tueurs : abasocongi – les tordeurs de cou.
Un massacre : isibhicongo – un écrabouillage.
Un tueur en série : umbulali onequngu – un tueur invétéré.
La politique : ezombusazwe – la chose qui gère la terre.
Un homme de droite : untamo-lukhuni – une nuque raide.
La troisième force*1 : ingal’enoboya – un bras velu.
Une embuscade : lalela unyendale – allongé en attendant de faire le mal.
“Bras velu ? demandé-je.
— Au cours des expéditions de la troisième force, explique-t-il, les gens disaient que parfois une manche se relevait haut et que le bras dénudé était toujours poilu – cela signifie qu’il appartenait à un Blanc.”
Les discussions et les sessions de travail sont claires et nettes, bien cadrées.
En fin d’après-midi nous discutons de la façon de nous abstraire de notre propre passé dans nos reportages. Le journaliste du Sowetan se lève : “Mon journal a toujours sorti des papiers du genre Vérité et Réconciliation, il n’aura pas à faire d’effort particulier pour couvrir les travaux de la Commission.”
Willem Pretorius de Beeld, quotidien de langue afrikaans, se dresse sur ses pieds. “A l’armée on m’a envoyé couper les câbles de Radio Freedom afin de la réduire au silence. Cela me disqualifie ou pas ? Puis-je… ou ne puis-je pas rendre compte des travaux de la Commission ?”
Tout devient calme d’un coup. Au bout d’un jour de clichés journalistiques, nous abordons une vraie question.
“J’étais journaliste politique à la radio-télévision publique, la South African Broadcasting Corporation, la SABC ancienne mouture – c’est moi qui effaçais par exemple la voix de Mgr Tutu pour la remplacer par une musique de fond sinistre, dit un ancien Sud-Africain qui travaille aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai finalement été viré pour mes opinions gauchistes… cela me qualifie-t-il ?”
Un rédacteur en chef anglophone célèbre se redresse avec un soupir. “Vreyment. Ce déybat n’est vreyment pas néycessaire. Nous avons ramé pendant des annéyes pour faire monter les Afrikaners à bord. A présent nous cherchons des rédacteurs en chef noirs… L’expérience m’a appris que ce genre de parlotte ne mène à rien. Nyulle part.”
Quelqu’un s’agite derrière moi. C’est Hennie Serfontein, reporter afrikaner blanchi sous le harnais, saisissant le micro, la barbe et la main tremblant tellement que je crains une attaque cardiaque, il bafouille, halète : “Tout le monde ici étale son passé sur la table, mais toi… avec ta… ta montée à bord !” Il crie. “Grand Dieu, vous les Anglos… mais à bord de quoi ?” Serfontein se lance à l’assaut de la presse anglophone : les dates, les incidents, l’information tronquée par certains rédacteurs en chef, la manipulation des titres pour complaire à la politique des maîtres nationalistes. Il donne la date, les noms des directeurs de journaux et des hommes d’affaires, anglophones blancs, qui sont allés voir Pieter Botha* avec un chèque en blanc pour lui dire “exigez de nous ce que vous voulez, mais protégez nos intérêts”.
Certains journalistes sautent sur leurs pieds et lancent qu’ils n’étaient pas nés quand ces choses se sont passées, d’autres encouragent bruyamment Serfontein. Un journaliste noir s’en va : une fois de plus la guerre anglo-boer. L’atelier s’achève dans le chaos. Seule l’interruption de séance pour prendre un verre restaure un semblant de dignité.


Quand je quitte l’atelier mon esprit tourbillonne. Arrêtée à un feu rouge, je vois un groupe d’ouvriers qui protestent devant une maison de retraite. Leur grève a fait la une ce matin. L’un d’eux porte une pancarte : les juifs dehors.
Est-il possible que la Commission se retrouve assignée à des critères moraux qui ne sont respectés nulle part ailleurs dans le pays ?
Et cette idée de vérité. Même énoncée sans majuscule… Nadine Gordimer demanda jadis à un écrivain noir : “Pourquoi décrivez-vous toujours des Blanches se prélassant au bord d’une piscine ? Nous ne sommes pas toutes comme cela !” Il répondit : “Parce que nous vous percevons comme cela.” Gordimer admit qu’elle devait prendre cette vérité-là en considération.
Lorsque j’étais enseignante dans une école normale pour instituteurs noirs, un jeune comrade*, ces militants vaguement organisés des banlieues, débarqua un matin. Il refusa de suivre mes cours. Il traita l’afrikaans de langue coloniale. “Et l’anglais, alors ?” lui demandai-je. “L’anglais est né dans le centre de l’Afrique, dit-il avec forte conviction. Il fut implanté là-bas par Umkhonto we Sizwe*, la branche armée de la résistance.” C’était sa vérité. Et moi, son enseignante, il me fallait prendre en compte cette vérité qui façonnait sa vie, ses opinions, ses actions.
Une commission peut-elle être sensible au mot “vérité” ?
Si son intérêt pour la vérité est uniquement lié à l’amnistie et aux indemnisations, elle optera pour la justice, pas la vérité. Si elle considère la vérité comme la plus vaste compilation des perceptions, des histoires, des mythes et des expériences, elle choisira de restaurer la mémoire et de favoriser une humanité nouvelle, et c’est peut-être cela la justice au plus profond de son esprit.


La loi instaurant la Commission Vérité et Réconciliation est validée par le président Mandela le 19 juillet 1995 au soir. Mes deux frères viennent prendre le petit-déjeuner. Ils rient, parlent, mangent, et considèrent la nuit dernière comme n’importe quelle nuit. Ils penchent toujours, je le constate, du côté des modérés du Parti national.
“Qui a tiré ?” je demande, sachant qu’Andries est une des meilleures gâchettes du district.
Ils m’expliquent. La semaine d’avant la pleine lune et celle d’après, ils patrouillent dans le ranch. Depuis les élections de 1994, ils ont capturé plus de voleurs de bétail que toute l’unité de la police de Kroonstad. Andries conduit la camionnette. Hendrik se trouve à l’arrière avec le projecteur. Dès qu’ils aperçoivent les voleurs, ils allument le spot.
“Puis on crie : arrêtez ou nous tirons, ou quelque chose en sesotho, dit Andries. Mais à ce moment-là on est malade de trouille. La plus grande peur c’est que les voleurs soient armés ; qu’ils tirent au hasard ; qu’ils se dispersent l’un courant vers la ferme, l’autre allant piller. La plupart du temps ils ne s’arrêtent pas aux sommations.”
La salle à manger est tranquille. “Mais dès qu’ils se mettent à courir… je suis submergé par une rage froide, indescriptible… C’est eux qui enfreignent la loi, me forçant à leur tirer dessus… ils me forcent à pointer un fusil sur un être humain, à appuyer sur la gâchette… et pour cela je les hais.
D’abord j’essaie de viser le sol à côté du voleur. S’il est près d’un champ de maïs, où je n’ai aucune chance de l’avoir, j’essaie de le blesser aux jambes… pétrifié à l’idée que je pourrais le tuer et que j’aurais à vivre avec cela tout le restant de ma putain de vie…”
Hendrik ajoute : “Mais le pire c’est qu’ils ne croient pas qu’Andries les manque délibérément ; certains nous ont dit qu’Andries ne pouvait pas les toucher parce que leur muti* était trop fort !
— Que dit la police ?
— Ma vieille, dès que la police arrive, tout va bien pour eux… on les emmène au poste, le lendemain ils sont libérés sous caution… Dans la plupart des cas, ils écopent d’une peine avec sursis. On quitte le tribunal ensemble. Ou bien, en route pour la maison, on les dépasse sur le chemin. J’ai dit au magistrat que ce n’est pas la valeur des biens qui compte, mais la valeur de ma vie qu’ils volent, la valeur de mes plans pour l’avenir, la valeur de la paix de mon âme…”
Dans l’un des premiers romans en afrikaans écrit par un Noir, deux vagabonds noirs assassinent un commerçant juif. Les assassins sont dénoncés, le personnage principal condamne la balance. Je suis allée interviewer l’auteur, à des kilomètres dans la cambrousse.
“Pourquoi votre personnage principal condamne-t-il le dénonciateur et pas les meurtriers ?
— Parce que les Noirs doivent se tenir les coudes.
— Mais la femme qui a vu un Blanc s’éloigner en courant du cadavre de Chris Hani* n’a pas dit : Il est blanc, donc je vais me taire. Elle a dit : C’est un crime, je parlerai.”
Il me regarde. “Personne ne peut détruire les Blancs – ils ont la survie dans le sang. En ce qui nous concerne, si nous ne sommes pas solidaires en toute circonstance, nous serons liquidés.”
Hendrik se masse doucement les articulations de la main droite. Elles sont gonflées. “Tu les frappes ?” demandé-je incrédule.
Hendrik confirme de la tête. “Au bout d’un moment on s’est aperçus qu’on attrapait sans cesse les mêmes voleurs, on s’est dit que s’ils voulaient continuer à voler ils n’avaient qu’à le faire où bon leur semblait, mais pas chez nous.”
Mes frères me racontent qu’au ranch les vols de bétail ont quintuplé depuis les élections.
Plus tard dans la matinée arrive un policier noir pour acheter un mouton. Tandis qu’il épluche ses billets, mon père lui demande : “Tu paies pour ce mouton, mais d’autres dans le township* préfèrent venir les voler. Pourquoi veux-tu payer pour celui-ci ?
— Parce qu’il s’agit de funérailles, un mouton volé rendrait les ancêtres très malheureux.”
“Pendant combien de temps pourras-tu tenir ? je demande à Andries.
Mon frère hoche la tête. “Je ne sais pas. Je prends conscience que je porte en moi des choses que j’ignorais…
— Comme quoi ?
— Comme sentir au quotidien ma famille et moi de plus en plus menacés… comme me savoir capable de tuer un homme à mains nues… j’apprends à me battre, à tuer, à haïr. Vers qui me tourner ? Il y a quelques années on pouvait prendre son téléphone et parler aux plus hautes autorités du pays. Aujourd’hui ma ville natale est dirigée par un type dont je n’arrive même pas à prononcer le nom.
— Oui, mais avant c’était toujours comme ça pour des millions de Noirs.
— Exactement… Je pensais qu’une nouvelle distribution toucherait tout le monde… ce que je vois, c’est que la brutalité envers les gens ordinaires, jadis confinée aux townships, ne disparaît pas et se répand dans tout le pays.” Il s’arrête et puis lâche : “Quand Mandela parlait d’une morale pour Noirs et pour Blancs, ces Blancs qui ne s’indignent que lorsque des Blancs meurent, il aurait dû ajouter : ces Noirs qui se moquent de la mort des Blancs… et, pire encore, de la mort des Noirs.”


Mon dernier week-end avant le début des auditions de la Commission Vérité et Réconciliation. Mondli Shabalala en route vers Johannesburg vient me chercher à la ferme. Mondli est un de mes collègues à la SABC.
“Dis-moi, Mondli, le nom de Moshoeshoe, le roi qui a donné son indépendance au Lesotho, signifie : celui qui dérobe aussi vite et silencieusement qu’on se taille la barbe. Comment l’aptitude à voler peut-elle être une marque d’honneur ? Pourquoi en 1838 l’empereur zoulou Dingane a-t-il demandé à Piet Retief, le chef d’un convoi boer, de voler à son tour le bétail razzié par son ennemi Sekonyela ? Pourquoi dans son autobiographie Mandela parle-t-il du bœuf que son cousin et lui volèrent à leur oncle ? Est-ce que nous voulons bien dire la même chose quand nous parlons de vol ?”
Mondli reste silencieux un long moment. Il finit par répondre : “Je ne sais pas. Mais je sais de façon certaine que j’ai grandi avec l’idée que voler aux Blancs n’était pas vraiment du vol. Dans les temps anciens, les Africains n’avaient pas d’autre conception du vol que la capture du bétail pour contester un pouvoir. Mais vous les Blancs vous êtes arrivés et vous nous avez accusés de voler – alors qu’à la minute même vous vous mettiez à tout nous prendre !”
Je me souviens que mes parents et moi restions assis des dimanches entiers derrière des portes closes. Nous cessions de parler quand les chiens aboyaient. “Ils préfèrent s’amener le dimanche… quand ils nous croient à l’église”, disait ma mère.
Plus tard quand je suis partie pour Johannesburg, je me suis retournée pour faire signe et je les ai vus debout devant la maison en grès de mon enfance. Dès que la voiture s’est éloignée, mon père a fermé le portail et lâché les chiens.
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gataca
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 5:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Salut Chimel
P't'ain faudra penser à distribuer des copies sur papier la prochaine fois. J'me pète les yeux à déchiffrer.
Bon si c'est comme ça j'vais faire chauffer l'imprimante...
Ca fait plaisir de te lire.
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Et ces emmerdeurs de requins !!!
Faut pas leur en vouloir, ils vont dans le bon sens...
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 7:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ah mais c'est un extrait du livre, il faut aussi se le procurer.

Au plaisir de te voir passer dans le coin...
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 7:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Y'a une nana la haut à gauche qui a de très belles chaussettes de
rugby aux bras et une larme de sang à l'oeil gauche ( c'lui en face de mon
oeil droit), du rimmel comme on en fait même plus à Katmandou et un air de
fille des champs qui va explorer la ville.

Ca me rappelle quelqu'un rencontré y'a bien longtemps sur un pont, le vent
lançait ses cheveux comme un filet de pêcheur sur son visage, ses yeux
miroitaient et pétillaient comme des écailles de poissons argentés dans l'écume.
Je me suis jeté du pont, pour une fois je n'ai rencontré ni l'eau pour se noyer, ni le bitume pour se fracasser.
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Lola-
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 8:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tu l'as vu la fille sur le pont? J'adore ce film. J'ai tenté de trouver la bande annonce. Mais c'etait en russe. Faut le voir. Il me fait pétiller.

http://www.dailymotion.com/video/x36e75_la-fille-sur-le-pont-extrait_shortfilms
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Dernière édition par Lola- le Mer Avr 09, 2008 8:35 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 8:24 pm    Sujet du message: Re: La philosophiedemoncomptoirenzinc Répondre en citant

plumedange a écrit:
Un comptoir.
Du zinc.
Des têtes d'oeuf et des contenus en cocotte minute.

Enfin le voilà ce topic où on peut tout dire depuis la philosophie, debout
derrière le comptoir ou allongé dans les mégots et les soubressauts de fin
de soirée.

Au loin un accordéon poussif draine quelques notes éparses.

Ici tout est permis, même de se restreindre voire de se lacher la corde à suspendre les positions existentielles les plus déconnantes.

Entrée libre.


Hélas, tout n'est plus permis, l'on n'a même plus le droit de s'allonger dans les mégots. Pauvre zinc, pauvre comptoir.

- Y a-t-il encore une pissotière dans le bar ?
- Non hélas, le pilote a fermé. (Peur d'y être taxé) !

Puis il faut choisir : Fumer la pipe ou la faire !
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 8:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Même plus de crachoir en laiton!!!
Pourtant l'alliage donnait de cachet.
Maintenant faut trouver quelqu'un qui le tienne et ici rien de plus facile...
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 8:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'en connaissais un très particulier, en pilier de bar.
Un tête de bandit Corse, taillé comme un roc et qui éclusait des demis à
faire frémir un grand fleuve.
Ils restaient ainsi des soirées entières à tailler la bavette avec le comptoir et son directeur, assez provocateur.
Au bout d'un certain temps on sentait un malaise à son arrivée.

Quand il avait exploité toutes les provocations possibles et imaginables, la dernière, l'ultima, celle qui le propulsait au firmament de personna non grata consistait à discuter avec le gérant des lieux, tout en pissant contre le comptoir.
Provocation ou praticité ?
J'hésite car je connaissais bien ce type, il pouvait être l'un ou l'autre de façon très indéfinie.
Il s'est ainsi fait jeter de tous les bars de la ville, il a tout simplement deménagé et je crois que sa carrière d'arroseur de comptoir continue ( aux dernières nouvelles).

Oui Lola j'ai bien vu la fille sur le pont comme je le disais juste avant mais elle ne parlait pas Russe, mais elle aurait pu.
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 8:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ah d'ailleurs suis énervé ce soir, j'crois que je vais le tenir un moment.
Et vous gênez pas surtout pour balançer vos mollards. Le proprio est pas là, c'est moi qui nettoie; mais rien à côté SVP.
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 9:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

A faire frémir un grand fleuve. T'as d'ces mots pour qualifier l'ivrognerie, c'est remarquable. Le plus gros ecluseur que j'ai eu l'honneur de ramasser vient de claquer y a pas longtemps (et ds son lit, un comble). Lui aussi taillé dans le roc, mais à la longue c'est comme tout, ça devient friable.
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MessagePosté le: Jeu Avr 10, 2008 5:56 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne faisais pas une ode à l'alcool Gataca, loin de là.
Les plus grands malheurs s'y noient pourtant, parfois directement tragiquement.
parfois certains jouent d'un registre comico-tragique et vont comme
des clowns déglingués dont le public est friand...

http://fr.youtube.com/watch?v=PFUUvb7URKY&feature=related
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MessagePosté le: Jeu Avr 10, 2008 6:17 am    Sujet du message: Répondre en citant

La bande annonce du film Lola me fait penser à une parole de chanson : "C'est une vraie femelle qui va te faire flipper..."
Il a un sens de la métaphore ce gars là... ( Que tu connais bien de par ses
chansons).

Puis on finit un jour par traverser le mur du flip et ça fait un grand bang dans
le ciel de l'enfance ?
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MessagePosté le: Jeu Avr 10, 2008 11:31 am    Sujet du message: Répondre en citant

chimel a écrit:
Je ne faisais pas une ode à l'alcool Gataca, loin de là.
Les plus grands malheurs s'y noient pourtant, parfois directement tragiquement.
parfois certains jouent d'un registre comico-tragique et vont comme
des clowns déglingués dont le public est friand...

http://fr.youtube.com/watch?v=PFUUvb7URKY&feature=related


Oh oui, j'avais bien compris !
Tiens, en parlant d'ode, en voilà une plutôt bien tournée sur un sujet très délicat. Mais fallait-il que cela vienne d'un homme, toutefois c'est une position courageuse de sa part, car le sujet est tabou chez les hommes là-bas. [url] http://www.reggae.fr/lire-news/1822_200802_Tiken-Jah-dit-non-a-l-excision-en-clip-video.html [/url]
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MessagePosté le: Jeu Avr 10, 2008 12:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

No comment.
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MessagePosté le: Jeu Avr 10, 2008 8:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

la huitième, on ne la sert jamais assez, elle devrait trôner sur tous les
comptoirs, tous les soirs, comme on boit un verre, comme on boit deux
vers.


De tous ses yeux la créature
voit l'Ouvert. Seuls nos yeux
sont comme retournés et posés autour d'elle
tels des pièges pour encercler sa libre issue.
Ce qui est au-dehors nous ne le connaissons
que par les yeux de l'animal. Car dès l'enfance
on nous retourne et nous contraint à voir l'envers,
les apparences, non l'ouvert, qui dans la vue
de l'animal est si profond. Libre de mort.
Nous qui ne voyons qu'elle, alors que l'animal
libre est toujours au-delà de sa fin:
il va vers Dieu; et quand il marche,
c'est dans l'éternité, comme coule une source.
Mais nous autres, jamais nous n'avons un seul jour
le pur espace devant nous, où les fleurs s'ouvrent
à l'infini. Toujours le monde, jamais le
Nulle part sans le Non, la pureté
insurveillée que l'on respire,
que l'on sait infinie et jamais ne désire.
Il arrive qu'enfant l'on s'y perde en silence,
on vous secoue. Ou tel mourant devient cela.
Car tout près de la mort on ne voit plus la mort
mais au-delà, avec le grand regard de l'animal,
peut-être. Les amants, n'était l'autre qui masque
la vue, en sont tout proches et s'étonnent...
Il se fait comme par mégarde, pour chacun,
une ouverture derrière l'autre... Mais l'autre,
on ne peut le franchir, et il redevient monde.
Toujours tournés vers le créé nous ne voyons
en lui que le reflet de cette liberté
par nous-même assombri. A moins qu'un animal,
muet, levant les yeux, calmement nous transperce.
Ce qu'on nomme destin, c'est cela: être en face,
rien d'autre que cela, et à jamais en face.

S'il y avait chez l'animal plein d'assurance
qui vient à nous dans l'autre sens une conscience
analogue à la nôtre –, il nous ferait alors
rebrousser chemin et le suivre. Mais son être
est pour lui infini, sans frein, sans un regard
sur son état, pur, aussi pur que sa vision.
Car là où nous voyons l'avenir, il voit tout
et se voit dans le Tout, et guéri pour toujours.

Et pourtant dans l'animal chaud et vigilant
sont le poids, le souci d'une immense tristesse.
Car en lui comme en nous reste gravé sans cesse
ce qui souvent nous écrase, – le souvenir,
comme si une fois déjà ce vers quoi nous tendons
avait été plus proche, plus fidèle et son abord
d'une infinie douceur. Ici tout est distance,
qui là-bas était souffle. Après cette première
patrie, l'autre lui semble équivoque et venteuse.
Oh! bienheureuse la petite créature
qui toujours reste dans le sein dont elle est née;
bonheur du moucheron qui au-dedans de lui,
même à ses noces, saute encore: car le sein
est tout. Et vois l'oiseau, dans sa demi-sécurité:
d'origine il sait presque l'une et l'autre chose,
comme s'il était l'âme d'un Etrusque
issue d'un mort qui fut reçu dans un espace,
mais avec le gisant en guise de couvercle.
Et comme il est troublé, celui qui, né d'un sein,
doit se mettre à voler!. Comme effrayé de soi,
il sillonne le ciel ainsi que la fêlure
à travers une tasse, ou la chauve-souris
qui de sa trace raie le soir en porcelaine.

Et nous: spectateurs, en tous temps, en tous lieux,
tournés vers tout cela, jamais vers le large!
Débordés. Nous mettons le l'ordre. Tout s'écroule.
Nous remettons de l'ordre et nous-mêmes croulons.
Qui nous a bien retournés que de la sorte
nous soyons, quoi que nous fassions, dans l'attitude
du départ? Tel celui qui, s'en allant, fait halte
sur le dernier coteau d'où sa vallée entière
s'offre une fois encor, se retourne et s'attarde,
tels nous vivons en prenant congé sans cesse.
_________________
A nos actes manqués //fr.youtube.com/watch?v=4XG9mkhIIHc
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chimel
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MessagePosté le: Jeu Avr 10, 2008 9:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

9...

Après il faut composer les nombres, sacré système décimal va..
Les chiffres en nombre défini.
Les nombre en quantité indéfinie.
C'est très poupée Russe cette histoire, un
peu sensible sur le zéro, mais aucun obligation
de pointer sur de l'absurde ou du néant.

N'empêche que le zéro il faut se le coltiner.
_________________
A nos actes manqués //fr.youtube.com/watch?v=4XG9mkhIIHc
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NIL
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Messages: 147

MessagePosté le: Ven Avr 11, 2008 6:34 am    Sujet du message: Répondre en citant

Car tout près de la mort on ne voit plus la mort
On ne voit plus qu'un corps
Affaissé et meurtri
Plus que de petits pas
Par ici ou par là
Je n'y fais plus le tri !
Je demeure
En ma peur.
Et l'électricité me bouscule les yeux...
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gataca
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MessagePosté le: Ven Avr 11, 2008 8:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

0

Au début..Mon verre est vide !

Rien...

Pas un souffle, pas une lueur, rien ne trouble l'obscurité ambiante.
C'est le néant...Je me sens seul...J'ai froid... Ni haine, ni honte, ni courage, ni faiblesse, pas d'envie. Rien...

Neutre !

Vraiment rien ?

L'Energie est là, présente ds toute sa potentialité. Pas de sensations pour le ressentir, la décrire; poutant elle est là ! Puissante, latente.

Je rêve... Mon verre est plein !

Plein de cette énergie originelle, comprimée, condensée à l'infini. Porteuse de toutes les potentialités, de tous les espoirs.

Transcendante... Elle rayonne, me touche, fusionne, explose...
Plasma !
Le comptoir s'irise d'un bleu métallique, électrique.
Lumière... Tout s'éclaire !

L'énergie s'écoule. Fluide élémentaire, liant, édifiant les briques de la vie.
Tout se met en marche.

Du monde arrive... L'ambiance se réchauffe... La soirée s'annonce belle.

Mon verre est vide !!
_________________
Et ces emmerdeurs de requins !!!
Faut pas leur en vouloir, ils vont dans le bon sens...
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