Sexe: Inscrit le: 28 Jan 2008 Messages: 142 Localisation: Ile-de-France
Posté le: Mar Mai 13, 2008 11:14 am Sujet du message:
"L'utopie est à l'horizon. Quand je fais deux pas vers elle, elle s'éloigne de deux pas. Je fais dix pas et elle est dix pas plus loin. A quoi sert l'utopie? Elle sert à avancer." Eduardo Galeano. _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Posté le: Mar Mai 13, 2008 11:29 am Sujet du message:
bysshe a écrit:
Goebbels, le ministre de la Propagande et de l'Information de Hitler, disait qu'à force de répéter un mensonge les gens finissent par le considérer comme une vérité. Lorsqu'il a fallu qu'elle justifie l'invasion de l'Irak, l'administration Bush s'est souvenu de cet axiome. Il me semble que son contraire est également vrai, puisque quand je dis la vérité en affirmant que l'argent est responsable de la destruction de l'environnement et du tissu social, les gens sont persuadés que c'est un mensonge.
Posté le: Mar Mai 13, 2008 11:29 am Sujet du message:
bysshe a écrit:
"L'utopie est à l'horizon. Quand je fais deux pas vers elle, elle s'éloigne de deux pas. Je fais dix pas et elle est dix pas plus loin. A quoi sert l'utopie? Elle sert à avancer." Eduardo Galeano.
L'utopie est le vecteur de TOUT...C'est le fameux "Lève-toi et marche" bibliothéco-biblique...... Sourire.
Utopie - vient du grec - topo (lieu) mais c'est Thomas More en 1516 sous la forme latine utopia..désignant le pays de nulle part - il dit aujourd'hui : ce qu'on pourrait y faire ! ! ! _________________ « Il ne neige que sur les sommets » - Lao Tseu -
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Posté le: Jeu Mai 15, 2008 11:35 am Sujet du message:
Fadoli, je te croyais parti pour un des nombreux bidonvilles de la planète. Mais j'imagine que tu as peur d'en revenir entre quatre planches. Ton inquiétude est légitime : les victimes du capitalisme n'apprécient guère les laudateurs et les profiteurs du capitalisme. _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Posté le: Jeu Mai 15, 2008 4:10 pm Sujet du message:
Mon petit ça me lasse de le répéter ,je suis né juste avant la guerre : alors la pauvreté ,la faim, l'insécurité etc etc ,j'ai déja donné !! tu ne parles que dans le vide de choses que tu ne connait pas ! si tu avait goutté le pain de seigle de l'époque(lorsqu'il y en avait)tu saurais le gout que ça as !!!
Sexe: Inscrit le: 28 Jan 2008 Messages: 142 Localisation: Ile-de-France
Posté le: Ven Mai 16, 2008 11:22 am Sujet du message:
Fadoli, tu ne comprends pas mon discours : je condamne le capitalisme parce qu'il perpétue les choses inadmissibles que tu cites, alors que toi tu le défends tout en sachant pertinemment que c'est une doctrine condamnable qui ne profite qu'à environ 20% de la population mondiale. _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Sexe: Inscrit le: 28 Jan 2008 Messages: 142 Localisation: Ile-de-France
Posté le: Ven Mai 16, 2008 11:31 am Sujet du message:
"Il n’est pas possible, me semble-t-il, de parler lucidement d’un problème économique sans aborder la question de la monnaie. Qu’est-ce que la monnaie ? Quel est son rôle économique et social ? La monnaie a toujours été un moyen d’échange : mesure de la valeur des choses et représentation de cette valeur. La monnaie n’est donc pas en soi une richesse, elle est seulement représentation d’une richesse à laquelle elle doit correspondre.
La création de monnaie, pour remplir son rôle économique doit donc :
- être fondée sur une richesse reconnue et réelle,
- être créée par consensus entre les acteurs économiques,
- ne pas pouvoir être utilisée indépendamment de sa présentation d’une richesse réelle;
Il est aisé de voir qu’actuellement la création ne répond plus du tout à ces critères : 95% de la monnaie créée est « scripturale », c’est à dire créée à partir de rien sous forme de « prêt » ou pour employer un mot encore plus trompeur, plus hypocrite de « crédit » que l’on doit rembourser avec intérêts (ceux-ci doublant - voire plus que doublant - la somme à rembourser dans le cas d’un emprunt pour la construction d’une maison individuelle) et ceci sans aucun souci de l’utilité de leur affectation mais uniquement de la capacité de rembourser. Fondé sur l’escroquerie, ce système encourage l’escroquerie dans tous les secteurs : il faut bien rembourser plus que ce qui a été emprunté et au niveau global plus que ce qui a été créé d’où l’endettement des citoyens et aussi des entreprises - sauf celles qui se mettent à participer à cette duperie qu’est la création d’argent à partir d’argent.
Les 3% de monnaie fiduciaire (billets de banque) fabriqués par la Banque de France et la monnaie divisionnaire (moins de 2% en pièces de monnaie) créée par l’Etat n’échappent guère à ce système car ils sont créés essentiellement en fonction des banques d’affaires.
Dans son opuscule « Pourquoi nous manquons de crédits ? » Jacques DUBOIN décrit avec clarté le mécanisme monétaire du capitalisme, critique tout à faut radicale faite avec un ton serein, modéré et plein d’humour (présentation de certaines déclarations du pape PIE XI comme plus « révolutionnaires que les siennes »). En moins de 80 pages il explique aussi comment ce système s’est peu à peu mis en place à partir du « droit régalien » du pouvoir de création monétaire qui appartenait à l’autorité publique - au Roi - en tant que qu’arbitre entre les intérêts divers des citoyens.
La création monétaire était alors fort coûteuse : exploitation des mines d’or et d’argent et fonte des pièces de monnaie. C’est pour subvenir à ce coût qu’ont été créés les impôts.
Aujourd’hui la création monétaire est essentiellement scripturale donc n’a plus aucun rôle et donc les impôts et autres cotisations sociales n’ont plus aucune raison économique d’être (bien au contraire). Leur fonction réelle est d’alimenter les profits financiers, d’accroître le pouvoir des financiers et de la faire accepter par la population en se servant des organismes publics et en redistribuant une partie de ce qui a été légalement volé.
Car en huit siècles de ruses, de tromperies, de chantages et de désinformation les banquiers ont peu à peu dépossédé l’autorité politique du droit régalien du pouvoir de création monétaire.
Nous vivons actuellement la dernière étape de ce processus, c’est ce qu’on appelle généralement par un euphémisme trompeur « la mondialisation de l’économie », en fait l’achèvement de l’asservissement des organismes publics aux escrocs de la finance (quelques centaines de familles) par le moyen de la monnaie et des multinationales."
François Thonier _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Sexe: Inscrit le: 28 Jan 2008 Messages: 142 Localisation: Ile-de-France
Posté le: Lun Mai 19, 2008 11:35 am Sujet du message:
"C'est par la pratique du troc, par le fait d'échanger un objet ou plusieurs contre un ou plusieurs autres objets, une quantité de quelque chose contre une quantité d'autre chose, par le fait d'établir des "équivalences" qu'apparut la notion de valeur marchande. Le troc repose donc sur ce que nous appelons Largent, c'est-à-dire la croyance que la valeur marchande est nécessaire pour échanger. Toutefois, en tant que mode d'échange ordinaire entre membres d'une même société, le troc n'a pas toujours existé. Avant de se mettre à troquer, avant d'avoir quelque chose à troquer, les hommes vivaient en communauté. Chacun remplissait sa tâche, soit seul, soit avec les autres, et le produit collectif était réparti entre les membres du corps social. On ne pratiquait pas le troc car nul ne possédant rien de remarquable, il n'y avait rien à troquer. Il a fallu que les arts (jusqu'au XVIIIème siècle les "arts" désignaient non seulement les arts proprement dits, mais aussi le savoir technique et médical) progressent, que voient le jour des produits sortis de mains d'hommes, uniques et indivisibles, pour que le troc apparaisse. Une fois la pratique du troc en vigueur, elle fut soumise comme toute chose à l'évolution. Or, ce que nous appelons "troc", c'est-à-dire l'échange direct d'un objet possédé contre un objet désiré, l'échange entre deux individus, est en fait purement théorique. Car en pratique il est rare qu'un individu possède exactement ce que l'autre désire. Il s'ensuit que pour qu'il y ait échange entre deux individus, il faut qu'au moins un des deux acquière par un échange avec un tiers ce qu'il pourra ensuite échanger avec l'autre. En somme, le troc, qui est en théorie un système d'échange direct, est en réalité un système où l'échange indirect est généralisé en pratique. Or, lorsqu'il y a échange indirect, les objets obtenus de la tierce personne par la première aboutissent dans les mains de la seconde et servent ainsi de moyen d'échange. Avec le temps, les hommes s'aperçurent que certains biens, initialement désirés pour eux-mêmes, jouaient fréquemment le rôle de moyen d'échange, puis que certains de ces moyens d'échange étaient plus pratiques que d'autres. Aussi n'effectuèrent-ils bientôt plus leurs échanges que par le biais de ces derniers. Le concept de moyen d'échange découle donc de la pratique du troc. Plusieurs moyens d'échange de différentes natures furent retenus par les échangistes. Les premiers biens ayant la fonction de moyen d'échange (pierres, coquillages, bijoux, etc.) étaient des monnaies dites primitives. La monnaie telle que nous la connaissons résulta de la standardisation par les états ou des particuliers puissants d'un ou plusieurs de ces moyens d'échange. Tantôt ils standardisèrent des monnaies primitives, tantôt ils adoptèrent un nouveau support monétaire (fer, cuivre, argent, or, etc.), mais ils n'inventèrent pas le concept de monnaie."
Philippe Landeux, in "Réquisitoire contre Largent ou Théorie de l'Egalité" _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Sexe: Inscrit le: 28 Jan 2008 Messages: 142 Localisation: Ile-de-France
Posté le: Mar Mai 20, 2008 11:46 am Sujet du message:
"Il n'y a de droits en société que parce que les individus qui en font partie, les citoyens, ont des devoirs les uns envers les autres, les mêmes devoirs, de sorte qu'ils se garantissent mutuellement les mêmes droits. Une société, une cité, une association politique, repose donc sur le principe fondamental d'égalité de ses citoyens en devoirs et en droits, en dépit du fait que chaque citoyen, en tant qu'individu, est naturellement, c'est-à-dire évidemment, différent des autres, ce que nul n'ignore, puisqu'il ne peut en être autrement. La remarque classique selon laquelle les différences naturelles rendent impossible l'égalité en droits prouve non seulement que vous ignorez ce qu'est un droit, mais, plus encore, que vous ne savez pas qu'il existe plusieurs niveaux de droits et de devoirs. Il y a en effet des devoirs et des droits fondamentaux, des devoirs et des droits indirects, et des devoirs et des droits particuliers. L'égalité n'a de sens, en ce qui concerne les devoirs, qu'au niveau des devoirs fondamentaux, tandis qu'elle ne prend tout son sens, pour ce qui est des droits, qu'au niveau des droits indirects. Or, invoquer les différences existant entre les individus, c'est faire allusion à leurs capacités ; c'est sous-entendre qu'ils n'exercent pas et ne peuvent exercer la même activité. C'est vrai. Mais cela n'a aucune importance, puisque les compétences particulières des citoyens n'interviennent qu'au niveau des devoirs indirects. En clair, le devoir des citoyens, leur devoir fondamental, est de participer à la vie de la Cité. La manière dont ils participent constitue un devoir indirect. Quoi qu'ils fassent, et pour quelque raison que ce soit, l'important, aux yeux de la Cité, est qu'ils participent selon ce qu'elle définit elle-même comme une participation et qu'ainsi ils s'acquittent tous de leur devoir fondamental. C'est le fait de participer, et non la manière de participer, qui assure aux individus la reconnaissance par la Cité de leur statut de citoyen et des droits afférents à la citoyenneté. Il est d'ailleurs dans l'intérêt de la Cité, et donc de l'ensemble des citoyens, que chacun remplisse son devoir fondamental d'une manière différente. Nous voyons donc que les différences naturelles entre les hommes ne sont pas un obstacle à l'égalité en droits entre les citoyens, que ces différences sont mêmes un bienfait, et nous sentons combien il est ridicule de sous-entendre que l'égalité exige l'uniformité des individus."
Philippe Landeux, in "Réquisitoire contre Largent ou Théorie de l'Egalité" _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Posté le: Mar Mai 20, 2008 1:10 pm Sujet du message:
il ne faut pas abolir l'argent, parce que :
aorum potestas est, si on supprime l'arget on supprime le pouvoir et si on supprime le pouvoir on supprime une liberté ce qui est anticonstitutionnel _________________ Deux possibilités s'offrent à nous:
soit vous engager un constructeur, soit vous engager un destructeur.
Sexe: Inscrit le: 28 Jan 2008 Messages: 142 Localisation: Ile-de-France
Posté le: Jeu Mai 22, 2008 11:44 am Sujet du message:
"Vous dites que pour réaliser l'Egalité "il suffirait que la Cité impose des revenus égaux". Il est donc nécessaire que nous vous informions des principes de fonctionnement de la monnaie, fruit de Largent. Ils sont au nombre de deux. Elle fonctionne tout d'abord selon le principe des vases communicants. Dans la mesure où elle est un moyen d'échange qui s'échange, elle circule de main en main, de sorte que pour qu'il y ait de la monnaie à tel endroit, il est nécessaire d'en prendre à tel autre. Ceci explique, par exemple, pourquoi l'état lève des impôts, pourquoi il est obligé de réduire les dépenses d'un ministère quand il désire en favoriser un autre et pourquoi l'annonce d'une baisse des impôts entraîne la réduction du budget de certains services publics et l'apparition d'autres formes de prélèvements. Ainsi les politiciens qui n'ont pas le courage de s'attaquer à Largent sont-ils obligés de gérer les inégalités sociales en ayant recours à des expédients et ne peuvent y mettre fin. Ils se qualifient pudiquement de gestionnaires, mais ils ne maîtrisent en réalité que l'art de jongler avec les sophismes. La monnaie fonctionne enfin selon le principe de l'attraction. Dans la mesure où chaque unité monétaire incarne un droit, plus un individu en possède, plus il a de droits, et, partant, de pouvoir. Or plus s'accroît le pouvoir qu'il exerce sur les choses et sur les hommes, plus il a l'occasion et les moyens de s'enrichir. Toutes les portes s'ouvrent devant les riches ; toutes, ou presque, restent fermées pour les pauvres. Voilà pourquoi "l'argent va à l'argent", pourquoi "la fracture sociale" s'aggrave de génération en génération."
Philippe Landeux, in "Réquisitoire contre Largent ou Théorie de l'Egalité" _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Sexe: Inscrit le: 28 Jan 2008 Messages: 142 Localisation: Ile-de-France
Posté le: Dim Mai 25, 2008 2:21 pm Sujet du message:
Hikari no Kage, tu as donc changé de camps. Pour le pouvoir, tu te trompes, le civisme ne le supprimera pas. Le pouvoir n'est pas mauvais en soi. Il est possible d'en faire bon usage. Dans la Cité, ceux qui le détiendront le mettront au service de la création d'emplois et de la protection de l'environnement. C'est l'argent qui pervertit l'usage du pouvoir. _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Sexe: Inscrit le: 28 Jan 2008 Messages: 142 Localisation: Ile-de-France
Posté le: Mar Mai 27, 2008 11:31 am Sujet du message:
"Il est des choses qui n'ont une valeur que pour nous. Aussi les prix ne reflètent-ils pas la valeur que nous leur accordons. C'est pourquoi la disparition de Largent, de la monnaie et des prix n'entraînerait pas celle de la valeur des choses. On parlerait alors de leur valeur subjective, non officielle, qui n'aurait rien à voir avec la valeur officielle, arbitraire, fixée par le marché. Mais que sont précisément les prix, ces valeurs soi-disant indispensables? Nous venons de dire qu'ils ne correspondent pas à la valeur personnelle et indéfinissable que les individus attribuent aux choses ou qu'ils leur attribueraient s'ils étaient libres de le faire. Il n'y a donc aucun lien qui les unit aux choses, dont ils déterminent pourtant la valeur. Tout le monde a dit un jour : "C'est (trop) cher pour ce que c'est!" ou "C'est donné!" Ces deux expressions qui concernent deux cas opposés, révèlent clairement ce que les cas intermédiaires permettent difficilement de réaliser, à savoir que les prix ne reflètent pas la valeur des marchandises. Pour s'en assurer, il importe de savoir comment se forment les prix. Selon la théorie économique classique, ils résultent de la loi de l'offre et de la demande, c'est-à-dire de la convergence entre l'intérêt de l'entreprise de vendre à un certain prix une certaine quantité d'un objet donné et l'intérêt des consommateurs de l'acheter à ce prix. Le fait que le prix d'un objet fluctue selon la quantité produite ou vendue prouve que ce prix ne détermine pas la valeur réelle du produit à l'unité, puisqu'il varie selon des critères qui sont sans rapport avec lui. Dans une variante de la loi de l'offre et de la demande, vendeur (ou producteur) et consommateur marchande et tombe d'accord sur le prix. Il est donc évident, là encore, que dans la mesure où le prix dépend, d'un côté, de l'envie ou du besoin d'acheter et du pouvoir d'achat du consommateur, de l'autre des besoins financiers, de la volonté de vendre et du caractère du vendeur, il est donc évident, disons-nous qu'un prix ne reflète pas la soi-disant valeur intrinsèque des objets, qu'un objet n'a tout simplement pas de valeur intrinsèque. L'objet ne génère pas un prix, car celui-ci est exposé à tous les aléas qui déterminent la valeur marchande momentanée de l'objet, valeur sans rapport avec l'objet lui-même. Cela dit, en règle générale, le prix est fixé à l'avance par le vendeur en fonction de ses intérêts et de son avidité. Il ne tient pas compte des désirs et de la situation des acheteurs : c'est à prendre ou à laisser. Le prix d'un même produit varie donc selon les vendeurs et leurs humeurs, ce qui prouve une fois de plus que les prix n'émanent pas des objets, qu'ils ne traduisent donc pas la valeur intrinsèque des choses. Ainsi, ce qui est cher aujourd'hui ne le sera pas forcément demain, et ce qui est bon marché en 2008 peut être hors de prix en 2010. En outre, ce qui est rare n'est pas nécessairement cher, et ce qui est cher n'est pas nécessairement rare."
Philippe Landeux, in "Réquisitoire contre Largent ou Théorie de l'Egalité" _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Posté le: Ven Mai 30, 2008 11:36 am Sujet du message:
"Le concept de double nationalité va à l'encontre du concept même de nationalité, puisque celle-ci est faite pour assurer la nation de la fidélité des individus. Le simple fait d'accepter de remplir des devoirs serait insuffisant de ce point de vue. Il faut que les individus disent clairement à qui va leur fidélité. Les gens qui ont aujourd'hui la double nationalité n'en ont dans le coeur qu'une seule, qui n'est pas forcément celle du pays dans lequel ils vivent. S'ils avaient à choisir, ils défendraient les intérêts de l'une aux dépens de l'autre. Or c'est aussi ce qu'ils feraient s'ils pouvaient contribuer à la formation des lois. Je reviens maintenant sur les notions de devoirs et droits fondamentaux, indirects et particuliers. Si tu prends le droit fondamental de profiter des bienfaits de la Cité, le droit indirect d'accéder au marché et le droit particulier de propriété, tu vois bien que chacun de ces droits découle du précédent et que l'égalité n'a de sens qu'appliquée aux deux premiers. La liberté d'exercer les droits indirects, qui doivent être égaux pour tous les citoyens, fait que les citoyens ne peuvent pas être égaux en droits particuliers. Cela dit, il existe aussi des droits particuliers qui découlent non de l'exercice d'un droit indirect mais de l'accomplissement d'un devoir particulier. Tous les citoyens ont le devoir fondamental de participer à la vie de la cité. Aussi certains travaillent (devoir indirect) et dans le cadre de leur travail ont des fonctions à remplir (devoirs particuliers). Tu peux déjà voir que l'Egalité, concernant les devoirs, ne s'applique plus qu'aux devoirs fondamentaux, car il est par nature impossible que les citoyens, bien qu'égaux en devoirs, les remplissent tous de la même manière. Maintenant, si les devoirs particuliers découlent, pour ainsi dire, des devoirs indirects, ils exigent, pour être remplis, que les citoyens jouissent de droits particuliers. Une fonction qui consiste à faire quelque chose nécessite les droits qui permettent de faire cette chose. Ainsi, dans les entreprises, certains endroits ou machines ne sont accessibles qu'à certaines personnes. Ces droits d'accès sont des droits particuliers. De la même manière les devoirs politiques liés à la nationalité et au choix des individus, sont des devoirs particuliers qui confèrent des droits particuliers. On pourrait aussi dire que ces devoirs découlent du devoir fondamental pour un citoyen de défendre la Cité. Il ne s'agirait donc plus de devoirs particuliers, mais de devoirs indirects (l'égalité ne s'appliquant d'ailleurs pas à eux). Le problème est qu'en temps de paix, aucun citoyen n'a à défendre la Cité, qu'aucun ne remplit donc ce devoir fondamental. On ne peut donc pas faire des droits politiques le pendant d'un devoir que les citoyens ne remplissent pas. Mais il faut pourtant que des citoyens jouissent de ces droits et donc les méritent. Puisqu'on ne peut pas considérer ces devoirs comme indirects, devoirs que tous les citoyens auraient à remplir à leur manière, il faut les considérer comme des devoirs particuliers qu'il appartient aux individus de remplir ou non. Comme tous ne les remplissent pas, tous ne peuvent pas jouir des droits (particuliers, auxquels ne s'applique pas le principe d'égalité) que la nationalité confère. Il n'en demeure pas moins que les citoyens français et les citoyens de France (les étrangers) sont égaux en devoirs et droits fondamentaux et que la Cité est bien fondée sur le principe d'égalité."
Philippe Landeux _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Posté le: Jeu Juin 05, 2008 11:23 am Sujet du message:
"Nous sommes tous inconsciemment influencés à un plus haut degré que nous ne voulons bien nous l'avouer : l'air du temps pénètre au plus profond de nos poumons et même de notre coeur, nos jugements et nos avis se frottent à une foule d'autres façons de voir coexistantes, s'épointent et s'émoussent imperceptiblement à leur contact ; les suggestions de l'opinion générale traversent invisiblement l'atmosphère à la façon des ondes hertziennes ; le réflexe naturel de l'homme n'est donc pas d'affirmer sa personnalité, mais de conformer son opinion à celle de l'époque, de capituler devant le sentiment du plus grand nombre. Si l'écrasante majorité de l'humanité n'était pas d'un conformisme aussi apathique, si des millions d'hommes ne renonçaient pas par instinct ou par paresse à leurs idées propres, personnelles, il y a longtemps que la gigantesque machine serait arrêtée. Il faut donc nécessairement être doué d'une énergie spéciale, d'un courage insurrectionnel - et combien peu de gens le possèdent! - pour opposer sa volonté isolée à cette pression morale de plusieurs millions d'atmosphères ; il faut même posséder une énergie supérieure. Un individu doit réunir en lui des forces exceptionnelles et bien trempées pour défendre son originalité : une connaissance sûre du monde, une prompte perspicacité de l'esprit, un souverain mépris des sectes et des partis, une insouciance hardie et amorale et avant tout de la bravoure, une triple cuirasse de bravoure, un courage inébranlable et ferme en selle, le courage de sa conviction."
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Sexe: Inscrit le: 28 Jan 2008 Messages: 142 Localisation: Ile-de-France
Posté le: Jeu Juin 12, 2008 11:11 am Sujet du message:
Puisque les prix sont arbitraires et ne reflètent donc pas la valeur des choses, la valeur d'échange se substituera à la valeur marchande quand le monde sera débarrassé de ce fléau suprême appelé argent. Ainsi, par exemple, la France pourra échanger une tonne de betteraves contre une tonne de bananes avec le Cameroun, et deux tonnes de betteraves contre une tonne de pétrole avec la Russie étant donné que le pétrole est un produit plus rare que la betterave et a donc une valeur d'échange supérieure à cette dernière. _________________ Lisez le "Manifeste des Patriciens" de Philippe Landeux à l'adresse suivante :
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Sexe: Inscrit le: 12 Mai 2007 Messages: 2247 Localisation: Montréal
Posté le: Ven Juin 13, 2008 5:43 am Sujet du message:
Citation:
bysshe a écrit:
Puisque les prix sont arbitraires et ne reflètent donc pas la valeur des choses, la valeur d'échange se substituera à la valeur marchande quand le monde sera débarrassé de ce fléau suprême appelé argent. Ainsi, par exemple, la France pourra échanger une tonne de betteraves contre une tonne de bananes avec le Cameroun, et deux tonnes de betteraves contre une tonne de pétrole avec la Russie étant donné que le pétrole est un produit plus rare que la betterave et a donc une valeur d'échange supérieure à cette dernière.
J'ai beau ne rien y connaitre et encore moins comprendre sur la finance et l'argent, je suis quelque peut perplexe dans se genre de troc.
Non pas que je ne sois pas d'accord avec toi bysshe, mais il me semble que si l'utilisation de l'argent était raisonnable et non pas entre les mains des spéculateurs comme l'explique Mariane cette semaine, cela irait mieux.